Un forum où le commencement de votre personnage est sa mort ! Venez nous rejoindre pour vivre des aventures inoubliables !
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Courtoisie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ayumi Kumiko

Douce mélodie du Chaos
Douce mélodie du Chaos
avatar

Messages : 52
Date d'inscription : 16/08/2014


Vos Infos
Race: La Guerre
Fonction : Maître d'armes
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 44
Magie18
Armes44

MessageSujet: Courtoisie   Lun 24 Nov - 23:20

« Je vous attendais »

Bien qu’adressés à une oreille démoniaque, les mots étaient à peine perceptibles. Le souffle qui les avait animé était froid, profond, sombre, digne de l’ambiance qui régnait en ces lieux. Ces derniers reposaient dans une obscurité totale ; les flambeaux qui autrefois brillaient ne laissaient de leur présence que l’effluve désagréable de leur fumée, celle-ci escortait un arôme plus prononcé, aux teintes sucrées et envoûtantes ; un parfum lourd qui pouvait soulever le cœur des âmes sensibles mais qui engourdissait ou éveillait telle la plus délectable des drogues les sens des créatures de la nuit. Cet effet n’épargnait nullement la source de ces quelques paroles qui installée sur le fauteuil, observait paisiblement l’étendue qui se présentait à elle.

Des corps jonchaient le sol à divers endroits, parfois entiers parfois à moitié et parfois il ne restait plus que l’imagination pour suggérer ce qu’avait pu être l’inidentifiable. Les gardes à l’entrée semblaient s’être mutuellement empalés, et bien qu’inertes, ils tenaient encore debout, formant une haie d’honneur. Dans un coin, contre un pilier un homme tenait la tête arraché d’une jeune femme un sourire aux lèvres tandis que son propre cœur était transpercé par la lance d’un tiers. Par terre, à gauche du fauteuil, une espèce de bête dévorait les restes de ce qui semblait être un enfant, son visage aux crocs monstrueux étaient relevés vers la porte, seul son regard trahissait une lueur d’incompréhension, probablement dû à l’épée bâtarde qui était plantée dans sa colonne vertébrale. A droite, un pot de terre avec une jeune pousse.
La salle respirait le chaos, et les visages des sinistrés abordaient des sourires sadiques, cruels et pourtant heureux. Il n’y avait pas eu un cri, il n’y avait pas eu un pleur, juste un assouvissement des désirs les plus profonds, juste l’entière satisfaction de se laisser porter par les noirceurs qui rongent toute âme qui vive et meurt.

Un léger son métallique brisait l’imposant silence. Le bruit était long, glacial, redondant et bien trop familier à l’oreille des guerriers et prisonniers. Il n’y avait rien de plus doux ni cruel que le tintement languissant du fer caressant sa pierre et Shieien émettait un chant des plus sublimes pour ceux qui savaient l’écouter, l’affutage de sa lame était tel qu’elle vibrait tel un cristal. Cette mélodie couplée à la délicate odeur du sang reposait son esprit comme le carillon au vent puis paisiblement elle fit glisser son sabre à l’intérieur du fourreau et son regard onyx jusqu’à présent fermé, s’éleva droit dans les rubis du visiteur.

Son visage neutre ne trahissait aucune émotion tandis qu’elle dévisageait la créature qui lui faisait face. Il était d’une beauté certaine, les teintes qui peignaient son faciès envoutaient avec une aisance déconcertante ; le noir de ses cheveux, le rouge de ses yeux et le blanc de sa peau formaient un mélange parfait des ténèbres, à la pureté en passant par le sang, elle nota par ailleurs les mêmes caractéristiques existantes sur Conquest pour lequel elle s’était brûlée les iris quelques heures auparavant.

C’était d’ailleurs pour cette raison que la guerrière se trouvait en ces lieux ; en quête d’obscurité et à moitié aveuglée, elle s’était laissée instinctivement porter vers le manoir, souhaitant retrouver l’asile de sa salle d’entraînement où Fangs se chargeait actuellement des plus jeunes recrues mais ses pas l’avaient menée à cette salle. Elle n’y était jamais venue cependant elle en connaissait les principes : quiconque désirait une audience auprès de Saytan se rendait en ces lieux et trouvant la pièce ouverte elle y découvrit une opportunité. En effet, les importuns patientaient pour leur seigneur, et ce dernier finirait bien par se montrer ; Ayumi n’étant pas du genre à convier qui que ce fut décida qu’il était bon de le laisser venir à elle au grand damne des créatures déjà présentes.

Le massacre ne dura qu’un instant, les gardes n’eurent nullement le temps de comprendre ce qui leur arrivait que l’envie d’embrocher celui qui leur faisait face leur pris. Quant aux autres ils succombèrent à la guerre comme l’homme à la peste : doucement mais douloureusement. Puis vint le calme, et enfin le repos. La Guerre se laissa bercée par les ténèbres et le sang durant quelques heures avant de s’occuper quelque peu de son arme, quelques instants avant l’entrée du convié.

La jeune fille sans quitter son interlocuteur du regard se redressa avec grâce du fauteuil. Sa main vint replacer le sabre à sa ceinture et y reposa délicatement sans hostilité. Elle s’écarta de quelques pas vers la droite, un peu plus en retrait comme le second l’aurait fait pour son général puis avec une légère inclinaison respectueuse elle susurra de cette même voix qui l’avait accueilli :

«Je vous rends votre place, monseigneur. »

Il n’y avait dans son ton ou sa gestuel aucune hypocrisie, ni menace. Pourtant, il était certain qu’elle lui vouait une rancœur et lui comme elle le savait parfaitement mais malgré tout, ne lui avait-elle pas proposé ses services lors de la cruelle punition ? Elle ne lui avait nullement tourné le dos, ni même juré d’avoir sa tête sur une pique pour lui arracher son trône, non pas que l’envie était absente mais la Guerre ne se déclarait qu’en temps et en heure voulue et pour le moment respect et courtoisie n’étaient nullement proscrits, après tout, elle ne l’avait pas vu depuis bien des années…


.
Embrassez la voie de la discorde,
Suivez-moi, guerriers,
Cette paix n'est qu'une guerre qui sommeille
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucifer 'Saytãn'

King Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
 King    Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
avatar

Messages : 1422
Date d'inscription : 04/12/2011
Age : 23


Vos Infos
Race: Créature Magique
Fonction : Chef du Manoir
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 35
Magie50
Armes42

MessageSujet: Re: Courtoisie   Lun 24 Nov - 23:57

On aurait pu appeler cela un début de soirée de repos. L’inquiétude était au plus haut dans le manoir, l’histoire avec les anges, les dukharistes. Il devrait encore réfléchir à ce qu’il allait faire : il fallait avertir le manoir sans non plus les effrayer. Quelques personnes demandaient à lui parler, et comme ils n’étaient que rares à rentrer dans ses appartements en douce il se trouvait obliger de leur accorder un moment. Bien choisi, il n’en pouvait plus de réfléchir en réalité. Ce poids était bien trop lourd. Peut-être devrait-il demander au Conseil quoi faire ? Alastryos, les cavaliers, les messagers, voilà les personnes qu’il devait informer en priorité.

Actuellement le chef du manoir se dirigeait vers le fauteuil là ou il pourrait écouter inquiétudes, demandes… Il avait déjà entendu de tout. Il descendait les marches du hall. Saytãn était surpris, la garde était présente, Alastryos, accompagnés d’autres bons guerriers, il s’était passé quelque chose ? Sans qu’il en soit informé ? Se dirigeant vers son second il lui demandait et celui-ci lui racontait donc ce qu’il s’était passé. Il soupira. Ayumi était présente. Non il n’avait rien contre elle mais si elle ne cachait pas son pouvoir c’était… agaçant.

« Hum. Restez là jusqu’à que j’en ai fini avec elle, au cas ou. Appelle moi si ça dégénère trop, Alastryos. »

Sait-on jamais. Cela pouvait vite dégénérer. Il lui fit un discret sourire lorsqu’il hocha la tête. Il entra donc dans la pièce. Directement, elle lui disait qu’elle l’attendait. Elle était sur son fauteuil. Il haussa un sourcil, mais bientôt elle se releva pour lui permettre de s’installer à nouveau. Il lui fit un signe de tête mais se mis simplement contre le fauteuil sans s’y installer. Agacé, il lui dit simplement.

« Bonjour, Ayumi. Fais attention avec ton aura. La garde est dehors, elle surveille. Cache-là veux-tu ? »

Il soupira. Le désordre ça ne lui plaisait pas. Il avait dit cela d’une manière… relativement neutre bien qu’il ait utilisé l’impératif ce n’était pas un ordre froid mais plutôt, accompagné d’un soupir, comme s’il en avait l’habitude. Il savait très bien qu’inconsciemment il était touché par cette aura. Il détestait être agacé. Il se montrait toujours trop froid, sans dévoiler ses sentiments et l’agacement en était un qu’il détestait montrer. Par chance elle n’était pas Death. Elle ne lui en voulait pas autant que lui.

« Que veux-tu au juste ? Tu es venu me parler de quelque chose de particulier ? »

Il passa doucement une main dans ses longs cheveux, se grattant légèrement, sa voix se faisait moins neutre. Pas forcément amicale non plus mais, agréable dans tous les cas.




awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hell.jdrforum.com
Ayumi Kumiko

Douce mélodie du Chaos
Douce mélodie du Chaos
avatar

Messages : 52
Date d'inscription : 16/08/2014


Vos Infos
Race: La Guerre
Fonction : Maître d'armes
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 44
Magie18
Armes44

MessageSujet: Re: Courtoisie   Mar 25 Nov - 18:44

La place resta libre. Saytan ne daigna pas s’asseoir sur le fauteuil qu’elle lui offrit et elle songea non sans un agacement certain qu’il avait de la chance qu’elle ne le prenne telle une offense. Après tout, elle s’était montrée courtoise et respectueuse en le lui rendant et pour la jeune fille cette situation n’était pas dénuée de tout sens : tout d’abord le fait qu’elle lui rende son espèce de trône disgracieux démontrait que bien qu’elle ne l’appréciait qu’à moitié elle le reconnaissait cependant tel un supérieur et lui vouait suffisamment de déférences pour accepter son autorité malgré les quelques travers qu’elle avait pu faire et ceux à venir. Enfin, bien que le seigneur n’en fût certainement guère conscient, son refus était une ouverture : s’il ne désirait nullement la place qu’elle lui concédait alors elle pouvait lui prendre ; un seigneur se doit d’affirmer ses positions et la moindre faille pouvait lui coûter la tête…. Alors que son pied effectua quelques millimètres trahissant un mouvement vers le fauteuil, la guerrière s’immobilisa aussi tôt, renonçant à la suite de son action lorsqu’elle fit une constatation qui jusqu’à présent lui avait échappé. Cette dernière la fit intérieurement sourire mais laissa cependant son visage de marbre.

Son regard dans celui de son hôte, elle écoutait ce qu’il avait à lui dire avec une attention partagée entre les mouvements qui se passaient à l’extérieur, et aurait-elle été plus expressive qu’elle lui aurait ri au nez, moqueuse et amusée par ce qu’elle ressentait s’émaner de lui. Décidemment chaque jour avait son lot de surprises et les dernières étaient on ne peut plus agréables, elle se devait de le reconnaitre. La rencontre avec Conquest, la découverte de ses origines, l’atmosphère qui régnait non loin du manoir et maintenant lui… Elle avait de l’influence sur sa personne malgré la restriction, aussi minime que cela puisse être elle y découvrait une fenêtre. Peut-être finalement était-elle parvenue à progresser sur la récupération de ses dons au fil des années ? Ou peut-être avait-elle tout simplement surpassée le traumatisme soudain de l’époque.
En effet pour un cavalier qui a vécu toute sa vie avec ses pleines capacités, l’affaiblissement de ces derniers avait été tel l’amoindrissement d’un sens mais pour Ayumi cela s’était avéré d’une ampleur un peu plus importante. Tel un enfant qui venait d’apprendre à marcher et apprends le lendemain même qu’il ne pourrait jamais plus le faire, l’handicap n’avait laissé de la joie éprouvée par la réussite que l’amertume de son souvenir. Oui, il ne fallait pas oublier que la guerrière n’avait acquis que récemment les dons de War avant de se les voir arracher… Peut-être était-ce là le plus cruel pour elle…

Le temps d’un soupir de Saytan, la jeune fille propagea son essence sur les environs, influençant jusqu’à la garde qui se tenait à l’extérieur juste pour le bon plaisir de le faire avant de calmement la recentrer sur son interlocuteur, puisqu’il tenait tant à ce qu’elle se concentre pour épargner son manoir chéri, il n’avait qu’à souffrir de son influence à la place d’autrui cependant lorsqu’elle se focalisait sur un seule et unique personne, elle avait la fâcheuse tendance à être quelque peu plus puissante et la curiosité était telle que bien évidemment elle ne se priva pas pour libérer un peu plus de son énergie juste pour voir les réactions que cela pouvait bien provoquer sur sa seigneurie.

Il lui demanda alors ce qu’elle désirait. Le ton qu’il abordait était à l’oreille d’Ayumi désagréable, presque trop familier. Cependant sans s’attarder trop sur ces détails, elle prit la peine de lui répondre, songeant qu’elle devait faire le sacrifice que de converser de manière à peu près normale, sans chercher à la provocation ce qui en soit s’avérait relativement difficile. Après tout, la puissance appelle à la puissance et Saytan -qu’importe le respect ou la haine qu’on pouvait lui vouer- avait le droit de vie ou de mort sur leur âme. Il était le premier, le fondateur, le père, le créateur de leurs dons, celui qui accordait et reprenait, et pour cela le sang de la Guerre bouillonnait. Elle voulait l’affronter, quitte à s’éteindre dans cet ultime duel mais il lui fallait résister et bien que cela lui fût douloureux, elle garda en elle cette pulsion guerrière, et renia l’appel de son sang ; ce n’était ni le lieu ni le moment, son esprit le savait.

« Le vent porte la douce exhalaison du trouble. »

Elle marqua une pause. Son regard glissa un instant sur la silhouette du démon qui lui faisait face, scrutant le moindre petit détail qui pouvait trahir les émotions qu’elle parvenait à détecter en sa personne, puis tout en allant paisiblement s’installer sur le fauteuil dans une démarche parfaite, et d’une voix presque dénotée de la provocation, elle poursuivit calmement :

« Ne serait-ce pas plutôt vous qui aviez à me parler ? »

Ayumi savoura le moment. Certes, Saytan n’avait probablement pas grand-chose à lui apprendre mais les connaissances qu’elle possédait étaient à l’égal de l’ignorance qu’il avait de ces dernières et pour cette raison il aurait forcément une information ou deux à lui remettre, notamment sur la situation actuelle. Bien évidemment, elle lui avait fait comprendre par les deux petites phrases précédentes qu’elle savait déjà, et qu’elle était là pour ça, pour en voir l’évolution. La Guerre était ainsi, elle laissait des indices, elle se laissait comprendre et interpréter et soit la personne avait un esprit assez affuté pour saisir le sens dans lequel elle avançait –comme les guerriers qui lui étaient proches y parvenaient- soit au contraire il y avait une incompréhension et cela pouvait se révéler tout aussi intéressant.

La jeune fille, aussi improbable que cela puisse être, était en position de force ; non pas par son âge, ni sa force ou encore sa puissance, loin de là elle savait Lucifer supérieur, mais tout bêtement par ce qu’elle était. La Guerre ressent ses disciples, elle reconnait ceux qui sont ralliés à sa cause et ceux qui se préparent à l’embrasser.


.
Embrassez la voie de la discorde,
Suivez-moi, guerriers,
Cette paix n'est qu'une guerre qui sommeille
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucifer 'Saytãn'

King Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
 King    Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
avatar

Messages : 1422
Date d'inscription : 04/12/2011
Age : 23


Vos Infos
Race: Créature Magique
Fonction : Chef du Manoir
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 35
Magie50
Armes42

MessageSujet: Re: Courtoisie   Mar 25 Nov - 21:34

Saytãn n’avait pas remarqué qu’il avait en quelque sorte vexé la cavalière. Il ne voulait juste pas s’asseoir, il n’appréciait pas spécialement les rituels ou autre sorte de cérémonie bien qu’elles aidaient à garder son égo en place. De base, il n’avait pas ressenti le besoin de s’asseoir et d’asseoir en même temps une certaine domination sur Ayumi. Avec Death il l’aurait peut-être fait. Il avait eu tort, peut-être devrait-il respecter cette cérémonie qui n’aurait que de lui rappeler la façade qu’il avait. Il ne l’aimait pas, il préférerait agir normalement.

Il la regardait dans les yeux, sans crainte, sans rien. Il venait de la saluer et de lui demander si elle pouvait enlever cette aura. Il haussa un sourcil lorsqu’il se rendit compte de ce qu’elle finissait par faire : elle la dirigeait vers lui. Etait-ce une sorte de punition ? « tu m’as scellée, alors maintient ce qu’il reste de mes pouvoirs » ou de la simple provocation ? Voire les deux ? elle augmentait même celle-ci.

« Si tu souhaites faire un concours, je peux participer aussi.  Tu devrais faire attention à tes adversaires. »

L’égo du démon avait été vexé, troublé par le fait qu’elle ne lui obéisse pas. Mais en même temps, pourquoi lui devoir obéissance ? Il ne mit pas longtemps à déployer soudainement son aura. Elle ne ressemblait pas à celle de la Guerre ni de la Conquête. Non, la sienne par sa puissance et sa noirceur était effrayante. Elle symbolisait la peur. La domination. Il souhaitait la remettre à sa place. D’autant qu’elle s’était posée sur son siège. Il lui balança un regard glacial, transperçant.  Pour qu’elle s’enlève.

Rares avaient été les fois ou le Seigneur avait dévoilé son aura. L’extrême majorité du manoir ne la connaissait pas. Parce que depuis ce jour maudit il y a plus de six millénaires, ou il avait détruit il s’était juré de toujours se contrôler. La colère le poussait à faire des choses qu’il regrettaient.  

« Je vois que tes sens sont toujours aussi affûtés. » On aurait presque dit une discussion entre deux vieilles connaissances, ce qu’ils étaient en fait. Difficile de ne pas remarquer cet état de trouble lorsqu’on l’appréciait. Elle ajouta, demandant, si ce n’était pas lui qui avait lui parler. Elle avait raison en effet. Il devait lui raconter. « Je devrais. Mais au vu de ton attitude, il serait peut-être plus sage de ne pas le faire. » Contredisant complètement ses paroles il continuait. « Cette discussion devra rester confidentielle. J’ai reçu des nouvelles de la Cité ce matin. Ce mouvement anti-démon s’est donné officiellement un nom. »  C’était tout ce qu’il dirait pour le moment, il attendait sa réaction.



awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hell.jdrforum.com
Ayumi Kumiko

Douce mélodie du Chaos
Douce mélodie du Chaos
avatar

Messages : 52
Date d'inscription : 16/08/2014


Vos Infos
Race: La Guerre
Fonction : Maître d'armes
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 44
Magie18
Armes44

MessageSujet: Re: Courtoisie   Mer 26 Nov - 0:17

La jeune fille écoutait ou plutôt entendait ce que Saytan avait à lui dire malheureusement aussi calme et posée qu’elle était d’apparence, son intérieur était fracturé. Son équilibre psychique si fragile ne tenait qu’au bout d’un fil bien effiloché et toute sa force aussi bien physique que mental était redirigée contre elle-même afin de la maintenir. Le seigneur attendait une réponse de sa part, il s’était tut, il ne comptait pas en dévoiler plus pour le moment, certainement car comme il l’avait annoncé juste auparavant, il doutait que cela ne soit prudent. Cependant la guerrière ne prononça aucun mot et le silence s’installa. Lentement les abysses de son regard se refermèrent tandis qu’elle prit une profonde inspiration. Ses doigts effleuraient paisiblement la garde de Shieien dont les douces et familières vibrations lui permettaient de reconstruire sa concentration.
Tout ceci était intolérable.

Quelques instants auparavant elle s’était amusée, de la manière la plus gentillette et amicale qu’elle était capable de faire à titiller les nerfs de Lucifer. Elle avait savouré les troubles qu’elle ressentait en lui alors que son influence se propageait tel un poison dans son esprit. Elle avait apprécié ressentir son agacement, ses sauts d’humeurs tandis qu’il essayait de se contenir face à elle et puis il avait parlé, elle avait été surprise. Faire un concours n’était nullement dans ses intentions, bien au contraire, de son point de vue elle n’avait fait que consentir à la demande de Saytan que de cacher sa puissance, mais il n’avait juste pas précisé de qui il voulait qu’elle la cache, et elle s’était donc contentée de la dérober au reste du monde pour seulement la partager avec son supérieur. En dehors de la provocation, c’était principalement la curiosité qui l’avait poussée à agir de la sorte, désireuse de savoir ses réactions, et puis elle était joueuse, à sa manière.

La vague de puissance qui avait déferlé ensuite du corps du seigneur plongea les ténèbres dans les ténèbres. La noirceur et la cruauté pure qui s’émanèrent de lui la frappèrent en plein cœur. Son souffle sous la pression écrasante cessa et pourtant elle ne bougea pas, elle le regardait droit dans les yeux, il voulait qu’elle se retire de sa place, il lui ordonnait de tout son être mais elle resta immobile, soutenant son regard alors qu’elle sentait la moindre parcelle de son esprit se détériorer au fur et à mesure. Un rictus presque imperceptible vint briser l’inexpressivité de son magnifique visage tandis que lentement une lueur de folie éclairait les ébènes de son regard. Son énergie répondait à celle de son adversaire –ou plutôt qui s’était auto proclamé tel quel- elle se dérobait, l’entourait, se développait, enrobait la pièce, et croissait encore et encore de manière incontrôlable, cherchant à égaler celle qui lui faisait affront ; l’essence de la Guerre contre attaquait mais plus celle-ci agissait sur Saytan, plus celui-ci devenait agressif cependant tout s’arrêta soudainement et il ne resta plus que le vide face à elle.
Un frisson avait alors parcourut son corps, telle l’électricité, et son essence se replia sur elle-même formant une barrière protectrice autours de sa personne, non influente.
Tout ceci était intolérable.

Cela n’avait duré que quelques instants et  le seigneur avait repris la conversation comme si de rien n’était –faisant disparaitre son énergie et démontrant ainsi une maitrise parfaite de celle-ci contrairement à Ayumi- et elle, elle était en train de lutter. Elle était incapable de bouger, non par peur mais plutôt par crainte. Sa volonté la retenait en place. Elle ne pouvait pas bouger, elle ne devait pas bouger. Elle concentrait tous ses efforts afin de maintenir son corps immobile. Ses yeux clos lui permettaient d’améliorer son attention tandis qu’elle rassemblait le peu de raison qui se trouvait encore en elle.
Comment avait-il pu oser faire cela ? Pour quel tort méritait-elle un tel traitement ? Elle avait été correcte, elle avait pris sur elle pour ne pas le provoquer en duel ni même le contraindre. Elle avait essayé de faire cela comme une personne normale … Pourquoi lui rendait-il la tâche plus difficile ?

Ayumi serra les dents et prit une autre profonde inspiration. Tout ceci était intolérable. Elle ne pouvait plus le supporter. Elle avait besoin que cela cesse. D’un bond la jeune fille resserra son étreinte sur Saytan, debout sur le fauteuil, sa main englobant la gorge de sa seigneurie. Son regard s’ouvrit alors, trouvant immédiatement celui de sa proie et sa voix aussi tranchante et froide que la lame d’un sabre souffla :
« Ne recommencez pas. »

Aussi rare que cela puisse être, une vibration se percevait dans la respiration de la guerrière, trahissant un léger essoufflement. Celle-ci resserra un peu plus son étreinte autours de la gorge du maître des enfers qu’elle n’avait nullement l’intention de blesser à cet instant mais son corps semblait animé d’une volonté propre. Son regard ne quittait pas une seule seconde celui de l’homme qui lui faisait face.

Debout, elle sentait tout son corps être parcouru d’un tremblement alors que ce dernier cherchait désespérément à se jeter sur l’être qu’il voulait réduire à néant tandis que son esprit lui faisait tout son possible pour l’en empêcher. Seule la main restait enserrée sur le cou, tantôt se décontractant quelque peu tantôt se refermant un peu plus.

Saytan ne pouvait probablement pas imaginer l’influence que sa puissance exerçait sur la Guerre. Une telle démonstration de force était une invitation au duel et il fallait pour Ayumi une volonté ascendant à de la torture pour pouvoir résister à cette offre. Preuve étant, elle n’y parvenait que difficilement et elle ne savait nullement si le fil qui la maintenait consciente n’allait pas se briser pour laisser resurgir le véritable démon supérieur qui gisait en elle, celui que War avait été ; un monstre assoiffé de sang et de chaos sans esprit ni contrôle.

Ayumi ferma les yeux. Bien qu’elle ne fût sous aucune influence si ce n’est la sienne propre, elle ne parvenait pas à retrouver son calme. Elle détestait cela. Elle avait mis des années, elle n’allait pas tout gâcher maintenant. Elle n’allait pas céder aux pulsions barbares de son sang, pas aujourd’hui. Il était trop tôt mais moins elle parvenait à retrouver son équilibre, plus il lui était difficile de contrôler son geste et ses désirs. Elle se retrouvait bêtement dans une impasse. Tout ce qu’elle avait voulu, c’était une conversation en toute courtoisie, n’était-elle plus apte à faire cela ?
Tout ceci était intolérable.


.
Embrassez la voie de la discorde,
Suivez-moi, guerriers,
Cette paix n'est qu'une guerre qui sommeille
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucifer 'Saytãn'

King Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
 King    Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
avatar

Messages : 1422
Date d'inscription : 04/12/2011
Age : 23


Vos Infos
Race: Créature Magique
Fonction : Chef du Manoir
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 35
Magie50
Armes42

MessageSujet: Re: Courtoisie   Mer 26 Nov - 21:20

Dire que cette rencontre aurait pu bien se passer. Mais il n’en était rien. Pour le moment du moins. Saytãn avait dévoilé son aura. Chose qu’il faisait plus que rarement. Pour commencer elle tentait de lui résister. Il aurait pu se montrer sympathique et ne pas y aller trop fort mais il n’était pas d’humeur… Pourtant il savait bien qu’il faisait un faux pas. En vrai il n’aurait jamais voulu l’effrayer, il détestait faire cela. Elle s’était sentie attaquée, c’était normal, et elle répliquait. Cependant il s’en était sentit obligé. Toute son attitude avait été provoquante. Il ne savait pas pourquoi il avait fait cela, mais maintenant qu’il était parti il ne pouvait que contre-attaquer.

Elle n’avait pas bougé au départ. Il n’avait pas à craindre qu’il aurait le dernier mot et au plus profond de son être c’était quelque chose qui lui faisait peur : d’avoir le dernier mot. Il s’arrêtait ensuite. Il parlait même. Mais aucune réponse ne sortait de la bouche de la Guerre qui n’avait toujours pas bougé de sa place.

Soudainement la jeune femme se leva et le pris à la gorge, elle lui ordonnait de ne plus recommencer. Sa voix trahissait un état d’essoufflement sans doute à cause de son aura. Il la regardait droit dans les yeux sans faillir. Sa main se desserrait et se serrait de façon irrégulière. L’hésitation. Il était rare qu’il laisse quelqu’un le toucher de cette manière. Décidément la rareté se faisait fréquente avec Ayumi… Sans lui faire mal en quoi que ce soit, Saytãn pris le poignet de la jeune femme sans vraiment l’emprisonner au départ, juste l’ôter de son cou… Lorsqu’hâtivement la porte s’ouvrit.

« Saytãn ! Tu vas bien ?! » Telle était la voix d’Alastryos qui venait de résonner dans la pièce. Deux gardes entrèrent aussi. Le Roi avait légèrement attiré la Guerre vers lui pour on ne sait qu’elle raison.
« Tout va bien, ne t’en fais pas. » il fit signe aux deux autres gardes de se retirer, ils obéirent.
« Mais ton aura … ! » Il se fit couper et Saytãn continua.
« Une regrettable erreur, ne t’en fais pas. Tout va bien. »

On voyait l’inquiétude de son ami dans ses yeux, mais celui-ci finissait par abdiquer et sortir de la pièce, refermant la porte derrière lui. Laissant les deux protagonistes seuls. Doucement, Saytãn lâchait la main de la Guerre avant de s’asseoir sur son fauteuil, soupirant longuement. Il préférait oublier ce qu’il venait de se passer et montrer qu’il pouvait écouter malgré tout.

« Soit. Tu ne m’as toujours pas dis ce que tu voulais. »



awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hell.jdrforum.com
Ayumi Kumiko

Douce mélodie du Chaos
Douce mélodie du Chaos
avatar

Messages : 52
Date d'inscription : 16/08/2014


Vos Infos
Race: La Guerre
Fonction : Maître d'armes
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 44
Magie18
Armes44

MessageSujet: Re: Courtoisie   Jeu 27 Nov - 21:12

Noyée dans un chaos interne, la jeune fille oublia lors d’un bref instant son corps afin de se focaliser entièrement sur la source même du conflit qui la rongeait. Elle chercha dans les méandres de sa mémoire embrouillée par sa soif de sang, une seule et bonne raison de ne pas succomber à la tentation. Juste un petit duel, un jeu, un échange, une simple passe même la contenterait… du moins c’est ce qu’elle essayait de se faire croire car la vérité elle la connaissait ; elle n’était pas assez équilibrée mentalement pour se contrôler dans toutes les situations et lorsqu’elle se retrouvait face à un adversaire intéressant, elle en avait la preuve. Ayumi avait perdu sa puissance, elle avait été bridée, et tel un oiseau à qui l’on aurait brisé une aile, elle devait réapprendre à voler ; autant dire que ce qu’elle était contrainte à être actuellement ne lui permettait pas d’embrasser pleinement sa nature et de faire qu’un entre son corps, son sang, son essence même car cette dernière l’engloutirait pour ne faire d’elle qu’une bombe nucléaire. En effet si la guerrière perdait le contrôle sur elle-même, elle pourrait probablement par son aura chaotique causer la destruction du manoir et de ses habitants, en influençant sur des faibles esprits qui étaient légion en ces lieux, cependant tout aurait lieu malgré elle qui serait alors comme prisonnière de sa puissance, outil de cette dernière, simple spectateur. Cela elle ne pouvait pas se le permettre et le jour où elle répandrait sa pleine puissance serait de sa propre volonté, en parfaite maitrise, tel War l’avait été… vers la fin.

Elle devait donc se faire violence, aussi ardent fusse le désir, mais à l’heure où la puissance supérieure l’invite, elle ne trouvait pas d’excuses acceptables pour refuser… et lorsqu’elle sentit la poigne délicate du démon se refermer sur son membre, elle crut les festivités ouvertes et s’apprêta à riposter ; un fracas la coupa dans son élan qui d’ailleurs permit à Saytan de l’attirer un peu plus vers lui, la faisant descendre de son perchoir. Alors qu’elle était sur le point de se dégager violemment afin de tirer hors de son fourreau Shieien, son ouïe perçut quelques parts dans le lointain une mélodie familière. Elle prit une profonde inspiration, et toute la tension qui avait alors parcouru son corps s’évapora, lui permettant enfin de retrouver tranquillement ses esprits et de garder le dessus sur ses actions.

Son regard se posa sur Alastryos qu’elle dévisagea un instant tandis qu’elle reprenait conscience du moment présent. Saytan était entouré d’alliés fidèles qui se souciaient de sa personne, elle l’avait toujours su mais la preuve incontestable qu’elle avait sous les yeux lui laissait une désagréable sensation puis le garde s’en alla, réticent mais obéissant et ils furent à nouveau deux.

Le seigneur s’installa. Ayumi avait fini par retrouver son calme, celui qui lui était propre, celui qui nourrit par le sang, bercé par le chaos se laissait border par la raison. Elle s’inclina légèrement aux paroles de son aîné, peut-être était-ce là sa chance de s’entretenir normalement avec lui malgré une entrée en jeu tout à fait inattendue ? Lentement, d’un pas agile, elle reprit sa place à droite du fauteuil, quelque peu en retrait puis d’une voix égale à la bise hivernale elle souffla :

« Vous m’informiez sur les dernières nouvelles… » Rappela-t-elle à la seigneurie, esquivant à nouveau l’attente qu’il avait à son égard : l’heure n’était pas à cette réponse d’autres devaient d’abord s’écouler. Ayumi se tut, son esprit calculant la vitesse à laquelle Shieien devait fondre sur le maître des ténèbres afin de parvenir à lui trancher la gorge sans qu’il n’ait le temps de le comprendre. Bien sûr cela n’était qu’une pensée parmi d’autres pour la Guerre, une pensée sans action, sans animosité aucune, tout comme elle se demandait combien Saytan souffrirait si elle venait à tuer le précédent garde sous ses yeux, ou encore comment elle pouvait se rendre à la cité pour semer les graines du chaos dans quelques esprits supplémentaires, ou si Fangs ne trimait pas trop avec ses disciples actuels, oui des pensées parmi d’autres comme d’autres penseraient à quelle paire de chaussures porter pour sortir ce soir.

Ayumi patientait, allait-il lui dire la suite finalement ou resterait-il sur le fait que tout ceci n’était pas une bonne idée ?


.
Embrassez la voie de la discorde,
Suivez-moi, guerriers,
Cette paix n'est qu'une guerre qui sommeille
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucifer 'Saytãn'

King Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
 King    Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
avatar

Messages : 1422
Date d'inscription : 04/12/2011
Age : 23


Vos Infos
Race: Créature Magique
Fonction : Chef du Manoir
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 35
Magie50
Armes42

MessageSujet: Re: Courtoisie   Ven 28 Nov - 21:24

Le Roi des démons se sentait à présent calmé. Du moins beaucoup plus que précédemment. L’intervention de son ami avait eu raison de ses pensées négatives. Peut-être que maintenant ils pourraient parler un peu plus tranquillement ensemble ? Parce qu’elle était tout de même venue le voir et il était bien curieux, elle n’avait rien dit d’autre que « ne serait-ce pas plutôt vous qui aviez à me parler ? » Elle avait bien raison mais elle n’était pas que venue pour cela n’est-ce pas ? Du moins il l’espérait sinon la discussion serait assez… Ecourtée. Il ne savait pas s’il pouvait réellement lui faire confiance pour ne pas ébruiter la chose et c’était un problème. Bientôt il devrait refaire une annonce. Il hésitait.

Le doute était vraiment son pire ennemi. Couplée avec la nostalgie du passé, quand il vivait encore à la Cité en compagnie de son Frère. Finalement il décida.

« Oui. Des affiches ont été postées dans la Cité cette nuit. Elles prônent notre éradication et ces individus dont certains doutaient encore de l’existence il y a quelques semaines se sont donnés un nom : les dukharistes. Tiens. » Le démon fouilla dans la poche de sa veste pour lui tendre ladite affiche. Qu’elle lise pour se faire sa propre idée. Il soupira. « Le conseil ne pas sans doute pas tarder à se réunir. Puis-je compter sur toi ou bien tu me détestes de la même manière que Death ? »

Il avait décidé de jouer la carte de la sincérité. Qui aurait pu lui jouer des tours, certes mais il avait besoin de savoir. Soupirant une deuxième fois un corbeau vint se poser sur son épaule, sentant peut-être qu’il était triste de voir que les anges ne les acceptaient toujours pas. Il lui gratouillait le cou avant de regarder a nouveau Ayumi attendant ses réponses.




awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hell.jdrforum.com
Ayumi Kumiko

Douce mélodie du Chaos
Douce mélodie du Chaos
avatar

Messages : 52
Date d'inscription : 16/08/2014


Vos Infos
Race: La Guerre
Fonction : Maître d'armes
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 44
Magie18
Armes44

MessageSujet: Re: Courtoisie   Sam 29 Nov - 2:14

La guerrière s’empara avec nonchalance  du morceau de papier qui lui était tendu, son regard parcourut rapidement les quelques lignes présentes ; Dukharistes, ainsi donc était le nom que ces rebelles aux ailes claires avaient choisi pour leur petite association… Stupides créatures qui placardaient leurs intentions aux yeux de tous, même de leurs ennemis, que comptaient-ils parvenir à faire de la sorte ? Ayumi replia la feuille après un dernier regard, songeant que ces êtres avaient une réflexion particulièrement limitée ; les démons n’ayant aucunement l’accès –en dehors de quelques rares missionnaires- à la cité ne pouvaient nullement les importuner et rompre cette paix niaiseuse dans laquelle ils se complaisaient tant, le seul contact possible entre anges et démons se trouvaient dans l’entre-deux, et la cité était bien assez grande pour que ces misérables puissent aisément l’éviter et pourtant cela ne leur suffisait pas, ils désiraient les éradiquer… Cela fit silencieusement rire la jeune fille qui ne pouvait s’empêcher de constater l’ironie certaine, une citation lui revient en mémoire : Igitur qui desiderat pacem, praeparet bellum cependant cela restait à ses yeux qu’une belle excuse pour se déculpabiliser de céder volontairement à la violence. Après tout, celui qui veut la paix, ne devrait-il pas être apte à la propager en son sein, évinçant la haine et le mépris de son âme ? La paix n’était-elle pas juste le calme, l’harmonie, le bonheur d’être et de vivre qu’importe les aléas de la vie ? Elle savait que la paix avait bien des formes, et que chacun portait une définition qui lui était propre mais pour des êtres qui voulaient vivre sans souffrance, sans  malheur, sans guerre… Ils oubliaient bien vite l’histoire….
Combien d’âmes se sont éteintes au nom de la paix ? Combien ont fait prendre les armes en son nom ? Combien ne l’ont finalement jamais connue ?

La paix n’est que l’instrument du chaos. Pantophobe, elle est créatrice de doutes ; proie idéale à la Guerre qui se nourrissant de ses troubles, s’accroit et se répand et alors que les âmes s’évertuent à hurler son nom, et à se persuader qu’elles font le bien, elles se laissent dévorer par le mal naissant, aveuglées par leurs désirs fantasmagoriques pour ne devenir que des monstres, aussi sanguinaires et cruels que ceux qu’ils avaient voulu détruire ; et qui sait si ces derniers n’avaient pas eu la même quête ? Ayumi posa tranquillement le papier sur l’accoudoir du fauteuil. Son visage inexpressif ne laissa point entrevoir la satisfaction qui régnait en son esprit. Il lui aurait fallu des années de patience mais la première graine commençait à percer la surface de la terre pour y laisser une jeune pousse prometteuse : quelle bonne nouvelle cela était. Bien sur Saytan ne lui avait pas réellement appris quoi que ce soit si ce n’est le nom de cette organisation mais cela elle le garderait sous silence, comme bien des choses : la Guerre recelait des surprises.  

« Vous avez fait de votre force votre faiblesse. » Fut sa simple réponse tandis qu’elle poursuivit pour elle-même.
*Et elle sera votre perte*  

La jeune fille posa son regard ébène sur le corbeau. Elle permit quelques micros secondes de silence, juste assez pour que Saytan ait le temps de douter de sa signification. Que voulait-elle dire par là ? Qu’il était responsable de la haine que Death lui portait ? Qu’elle le détestait effectivement autant que la Mort ? Ou n’était-ce qu’une simple constatation des faits ?

« Vous pouvez compter sur moi » Prononça-t-elle paisiblement de sa voix égale à elle-même avant de légèrement courber l’échine pour marquer ses paroles tandis qu’elle termina en silence.
*Pour m’en assurer*
« Monseigneur. »

Ayumi songea alors qu’il était bon de développer sur le pourquoi de cet échange. La vérité était qu’elle avait simplement saisi l’opportunité de le rencontrer facilement après tant d’années, et surtout à l’aube des festivités. Elle avait bien des choses qu’elle attendait de lui, mais formuler une demande était bien moins divertissante que de préparer une guerre, et bien plus désagréable. Alors parmi toutes les raisons qui pouvaient la pousser à être face à lui, elle choisit la suivante :

« A ce propos, quelques disciples souhaiteraient rejoindre la garde, et il me semble que certains postes se sont récemment libérés. »
A ces mots son regard se posa sur la haie de cadavres empalés qui se tenait à l’entrée, une partie seulement était visible, l’autre se trouvant derrière la porte.


.
Embrassez la voie de la discorde,
Suivez-moi, guerriers,
Cette paix n'est qu'une guerre qui sommeille
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucifer 'Saytãn'

King Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
 King    Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
avatar

Messages : 1422
Date d'inscription : 04/12/2011
Age : 23


Vos Infos
Race: Créature Magique
Fonction : Chef du Manoir
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 35
Magie50
Armes42

MessageSujet: Re: Courtoisie   Mer 3 Déc - 6:05

Saytan regardait nonchalamment la cavalière prendre le papier.  Il se contentait ensuite de caresser son corbeau adoré. Il n’avait qu’à très peu se contenir devant la jeune femme, juste emettre assez de prestance pour ne pas avoir l’air d’un faible, mais c’était peut-être à cause de son propre égo. Enfin, c’était l’attitude qu’il avait habituellement donc ce n’était pas dérangeant. Jamais il ne relâchait toute la pression, jamais. Le démon haussa un sourcil lorsqu’elle lui parlait de faiblesse. Lui faible ? Il la regardait avant de lui demander.

«  Une faiblesse ? Quelle faiblesse ? »  

Oh bien évidemment il savait très bien qu’il en avait des faiblesses, mais devant tout le monde il fallait faire comme s’il n’en avait pas. Sale habitude. Et puis il fallait dire qu’il n’avait pas compris ce qu’elle venait de dire. Il attendant simplement sa réponse a sa question : était-elle avec lui ou contre lui ?  Elle sortait les mots qu’il attendait. «  Vous pouvez compter sur moi ». Faire confiance était cependant difficile. Mais il allait y croire même si la réponse était ambiguë. Elle disait qu’il pouvait compter sur elle et non pas qu’elle ne le détestait pas. Il ferait avec. Il était ambigu lui aussi.

« Je te le ferai savoir lorsque la cité aura décide de quand nous nous réuniront. Nous seront plusieurs démons je pense. Enfin je l’espère tout du moins. »

Il eut un sourire en coin à son appellation plus que… Noble. C’était amusant en un sens. Il avait parfois l’impression d’être dans un théâtre, mais c’était lui qui avait instauré cette… théâtralisait en un sens… Quelques secondes s’écoulaient et elle changeait complètement de sujet. Ce n’était pas si mal. Il s’en sentait… soulagé en un sens ? Déjà il avait des alliés parmi les cavaliers c’était quelque chose qu’il ne pensait jamais avoir.

« La garde ?  Oui en effet, nous recherchons du monde, des guerriers aguerris. Mais s’ils sont tes disciples je ne doute pas de leurs performances. S’ils sont proches tu peux toujours me les amener… Ca tombe bien Alastryos n’est pas loin, si jamais j’ai un doute. Mais je ne pense pas en avoir. »



awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hell.jdrforum.com
Ayumi Kumiko

Douce mélodie du Chaos
Douce mélodie du Chaos
avatar

Messages : 52
Date d'inscription : 16/08/2014


Vos Infos
Race: La Guerre
Fonction : Maître d'armes
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 44
Magie18
Armes44

MessageSujet: Re: Courtoisie   Jeu 4 Déc - 0:16

La jeune fille se contenta de garder le silence lorsque le seigneur des ténèbres tenta de prouver qu’il était grand, beau, fort, sans peur ni faille ; quoi que sa bouche puisse prononcer, son attitude transpirait le contraire, et elle le savait. Son œil observateur était apte à détecter la moindre tension qui pouvait contracter un muscle, la moindre lueur qui traversait un regard, le moindre geste déplacé. Son ouïe sensible percevait dans les vibrations des cordes la moindre hésitation, le moindre doute… et puis ses sens, son instinct, sa nature même était faite pour lire en autrui, qu’elle le veuille ou non. Cependant elle éprouvait une certaine difficulté à rendre totalement transparent Saytan, il y avait quelque chose en lui qui faisait barrière, et tel un store baissé, elle ne parvenait qu’à espionner à travers les lattes, cela était plutôt agaçant pour elle qui ne savait dire non aux caprices de sa curiosité malheureusement pour cette fois-ci il lui fallait étouffer cette dernière, tant bien que mal.

Son interlocuteur lui informa qu’il la tiendrait avertie des évènements futurs et elle n’effectua qu’un léger hochement de tête en signe d’approbation. Elle n’avait à ce sujet rien à ajouter et la vérité était qu’en réalité cela n’avait que très peu d’importance car qu’il lui porte ou non les nouvelles, elle serait alertée et, si le destin le voulait, peut-être même avant lui. Néanmoins elle notait que cela était appréciable, tout se déroulait tranquillement, sans anicroche. En effet, aussi surprenant que cela pouvait être la Guerre ne souhaitait pas créer de conflit à cet instant présent, elle ne cherchait pas à créer de tension aussi difficile que cela lui était, elle se devait de se tenir, juste pour le bien de ses projets et vous ne pouvez même pas imaginer à quel point elle désirait y renoncer parfois, juste pour sombrer au plus profond de son côté démoniaque et embrasser pleinement sa nature, si seulement elle pouvait remonter sur terre…. Les souvenirs de ses exploits passés étaient la source d’énergie qui lui était nécessaire pour supporter tout cela, pour supporter la présence de celui qui lui avait fait cela, à elle, à ces confrères et aux autres véritables démons qui dans l’ombre attendaient leur heure, se réunissant, certains n’étaient bien évidemment que des beaux parleurs d’autres en revanche….

«Ils sont actuellement à l’extérieur du manoir, sur l’arène »

Ayumi ne chercha pas à en dire plus, en réalité pour elle cela était suffisamment clair et précis.
Ces disciples s’entrainaient à l’extérieur, probablement en duel ou peut-être même en duo, cela dépendaient de leurs envies, certains peut-être se contentaient-ils d’observer les autres, avec ou sans pouvoir, avec ou sans arme ; ce qu’elle savait c’est qu’ils étaient tous les quatre là-bas, cela faisait une semaine qu’ils passaient la majeur partie de leur temps en ces lieux, ils s’amusaient.
Ainsi si Saytan ou Alastryos désiraient les voir, ils savaient parfaitement où ils devaient se rendre. Les disciples étaient bien formés, très fidèles à leur maître, leur enthousiasme lors des entraînements leur avaient permis de gagner le respect de leur aînée qui, après bien des mois, avait fini par les prendre à part afin de leur permettre d’évoluer plus rapidement ; ce qui au fils des décennies était relativement rare et présentait donc un honneur certain. La guerrière ne doutait nullement qu’ils accompliraient à merveille le rôle qu’elle leur attribuait, s’ils parvenaient à percer les ‘tests’ d’entrée de la garde.

«Sur ce, je vais vous laisser» Prononça-t-elle tout en ramassant le pot de terre qui trainait à ses pieds puis en se plaçant face à Saytan, « Monseigneur » le saluant avec grâce avant de se tourner vers la porte.

Les sages disent qu’il ne faut jamais tourner le dos à ses ennemis, de peur d’être poignardé lâchement, cependant Ayumi n’avait d’une part peur de personne, d’autre part elle ne considérait pas réellement le démon suprême comme un ennemi, mais plutôt comme une espèce de gêne qu’elle ne pouvait atteindre pour la soulager, comme un individu agaçant, comme un autre démon tout simplement. La Guerre n’avait pas réellement d’ennemi, certains se juraient de l’être mais ils étaient en général bien trop faibles pour qu’elle ne leur accorde de l’intention, d’autres plus puissants ne représentaient qu’un divertissement. Et puis que voulez-vous que Say lui fasse ? L’attaquer ? Elle en doutait. Ordonner qu’on ne l’arrête ? Peut-être s’il le voulait. La laisser partir tout bêtement ? Sûrement.
Cependant, bien qu’elle ne s’en inquiétât pas, elle s’attendait à toutes les situations, analysant les éventualités possibles et leurs conséquences. Elle était la Guerre après tout, la stratégie faisait partie de son sang bien que –du peu qu’elle en sache - War ne fut pas des plus fins stratèges, trop fougueux.

Alors d’un pas lent mais assuré, elle se dirigeait paisiblement vers la porte, sa main gauche reposant sur Shieien et l’autre portant l’objet.


.
Embrassez la voie de la discorde,
Suivez-moi, guerriers,
Cette paix n'est qu'une guerre qui sommeille
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lucifer 'Saytãn'

King Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
 King    Papa Vice ▬ MES CORBEAUX ♥
avatar

Messages : 1422
Date d'inscription : 04/12/2011
Age : 23


Vos Infos
Race: Créature Magique
Fonction : Chef du Manoir
Puissance:
PuissanceX/50
CAC 35
Magie50
Armes42

MessageSujet: Re: Courtoisie   Ven 5 Déc - 19:04

Ayumi parlait de quelque chose d’intéressant, qui aurait pu distraire Saytan, le sortir de ses activités de tous les jours, et pourquoi pas combattre un peu ces personnes, mais il en fut tout de suite dans l’impossibilité car les combattants proposés par la Guerre se trouvaient sur l’arène. Il soupira. Il lui aurait bien demandé de les chercher, mais il n’aurai pas eu le temps de faire cela plus tard. Ce n’était pas bien grave, il reporterait, après tout s’ils voulaient devenir membre de la Garde c’était aussi bien possible d’aller parler directement a Alastryos.

« Je vois. Je les verrai un autre jour dans ce cas. J’en toucherai un mot à Alastryos. »

Et la conversation avait l’air de se terminer là, il ne savait pas rajouter, et pourtant il était doué pour la conversation, autant fausse pouvait elle etre, plus il était doué, là elle était simple et vraie et donc… Il ne savait plus quoi dire. Chose qui ne dérangeait pas finalement, vu qu’Ayumi lui disait qu’elle allait le laisser. C’était la bonne

« A une prochaine fois, Ayumi. »

Il avait eu du mal à comprendre cette salutation mais bon, ce n’était rien, il avait l’habitude de cela. Lorsqu’elle sortait de la pièce il s’avachit sur son fauteuil. Il était peut-être sortit un peu grandit de cette rencontre. Il avait appris un peu. Sur elle. Sur lui. Mais aussi sur ses intentions. Peut-être qu’un jour il serait capable de faire confiance à quelqu’un sans problème. Mais il faudrait peut-être encore compter un millier d’années pour cela.





awards:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://the-hell.jdrforum.com
Contenu sponsorisé






MessageSujet: Re: Courtoisie   

Revenir en haut Aller en bas
 

Courtoisie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Notre Consul sur Radio Courtoisie
» Haiti en image (courtoisie de lcn.canoe.qc.ca)
» Courtoisie au volant
» Entretien sur Radio Courtoisie le 21 janvier 2009
» Une simple visite de courtoisie ? [Jia Li]
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hell :: Le Fauteuil-