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 Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]

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MessageSujet: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Mer 20 Fév - 1:22



    La route du retour s'était passée dans la plus grande des tranquillités. Ils avaient marché côte à côte, de la même manière qu'ils avaient cheminé pour se rendre dans le monde angélico-démoniaque. Le soleil était cependant bien plus haut dans le ciel, l'air était doux et une fine bise permettait que la chaleur ne soit pas trop pesante. Mais cela n'empêchait pas l'atmosphère d'être tout de même un peu différente par rapport à l'aller. Il était clair que tout ce qui s'était passé un peu plus tôt des les jardins avait modifié le lien invisible qui les unissait. Ce dernier s'était trouvé renforcé, au point que la demoiselle ne savait même plus où ils en étaient. Si cela avait été un roman, elle aurait sans problème pu dire que c'était de l'amour, ou une passion du même acabit. Mais là, pour le coup, elle était un peu perdue. Toutefois, elle ne laissait rien transparaître et marchait d'un pas léger et joyeux. Elle tenait toujours à la main la jolie tulipe rouge qu'elle avait cueillie un peu plus tôt, même si la fleur perdait déjà de sa beauté et de son intensité. Ce n'était pas bien grave, après tout, dès qu'une plante était privée de ses racines, sa vie était immédiatement chronométrée. Pourtant, il n'avait pas lieu d'être triste : une autre fleur verrait le jour à sa suite, en un cycle éternel. Il en était de même pour les humains après tout, leur existence se relayait sur Terre, inlassablement. Et quand on y regardait de loin, on se rendait compte qu'il y avait toujours les forts d'un côté, les faibles de l'autre.

    Elysabeth jeta un bref coup d’œil au japonais. Il appartenait sans conteste à la catégorie des forts. Contrairement à elle, qui stagnait au bas de l'échelle. Mais elle s'en fichait pas mal, elle n'avait jamais désiré la puissance. La seule chose dont elle avait toujours eu envie, c'était des jambes qui puissent la soutenir ainsi qu'une santé de fer. Même si ce souhait ne s'était exaucé que dans la mort, elle était comblée. Et encore plus à cet instant. La présence de Kazuki était un plus qu'elle n'aurait jamais pu imaginer, mais en aucun cas elle ne rechignerait pour s'en débarrasser. Bien qu'elle allait sans doute devoir un jour ou l'autre lui demander quelques explications à propos d'un ou deux sujets. Principalement, à propos de ces baisers. Certes ils étaient réconfortants, mais ils cachaient une notion encore inconnue de la jeune femme. D'ailleurs, en parlant de baiser... Elle avait encore l'impression que les lèvres de l'épéiste étaient encore posées sur les siennes. C'était étrange, et pourtant incroyablement agréable. Allons donc ! C'était quoi ces pensées ? Un peu de retenue que diable. Il était indécent de penser à tout cela, surtout qu'elle en ressentait encore une légère gêne. C'était bien la première fois qu'elle s'était ainsi lancée au cou d'un homme, autre que son frère bien sûr. Il était donc normal qu'elle y pense et qu'elle analyse ce qu'elle avait ressenti sur le coup. Mais bon, cela s'avérait difficile puisqu'elle n'avait aucun vocabulaire à employer.

    Au bout de plusieurs minutes de marche silencieuse, le duo finit par revenir sur les terres du Manoir. La lave qui brûlait en contrebas n'avait rien de très engageante, pourtant, c'est d'un pas assuré que la hongrois traversa le pont qui les séparait de l'immense bâtisse. Une fois de l'autre côté, elle prit le chemin de la bibliothèque, repassant par la sortie de secours. Elle savait qu'à cette heure, il y avait de fortes chances de croiser des tas de démons à l'intérieur du bâtiment, et elle voulait éviter le plus longtemps possible d'être dérangée. Comme la veille, elle prit le bras du bretteur et l'entraîna à sa suite. Après tout, ils avaient marché dans le noir, il n'avait sans doute pas pu retenir le chemin. Il aurait simplement pu la suivre, c'est vrai, mais quelque chose l'avait poussée à agir ainsi. Quelque chose qui lui soufflait qu'elle en avait le droit, même si cela risquait d'alimenter certaines rumeurs. La démone se fichait bien des ragots, on pouvait raconter ce qu'on voulait à son sujet, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Elle gravit rapidement les escaliers de métal, déverrouilla la porte et entra à la suite de Kazuki.

    " Installe toi quelque part, je vais tout préparer. " dit-elle avec un sourire.

    Recouvrant une bonne dose d'énergie, la demoiselle s'activa pour mettre en place le cadre de la petite réunion. Elle sortit des chaises de la remise où elles étaient entreposées, mit de l'ordre sur son bureau, prépara le thé et les gâteaux et finit par arriver à son plus gros souci : la table. Celle-ci était en ébène noire, très classieuse, mais surtout très lourde. Elle se trouvait dans un coin de la bibliothèque, et il était toujours difficile de la pousser. Pourtant, Elysabeth prit son courage à demain et essaya tout de même. Au prix d'un dur effort, elle parvint tout de même à la déplacer de quelques centimètres. Allez, du nerf !
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Kazuki Valandil

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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Mer 20 Fév - 2:20

Durant le chemin, ils ne s'étaient pas adressé la moindre parole. Sans doute encore un peu perturbé par tout ce qui c'était produit depuis ce matin. D'autant plus qu'il n'avait rien à lui dire, il ne savait pas quel sujet abordé et elle aussi avait préférait le silence. Ils s'échangèrent tout de même quelques regard souriant qui en disait bien assez. Inutile d'employer des mots lorsque les gestes suffisaient. Durant le trajet, il avait plutôt fait attention à eux, les protégeant d'une quelconque nuisance. Heureusement pour eux, tout c'était bien déroulé. Le chemin avait été parcourut en moins de temps qu'à l'aller, sans doute était-ce parce qu'ils étaient plus pressé ? En tous cas, il arrivèrent enfin devant la zone ou était situé le manoir. C'était bien la première fois qu'il "revenait" ainsi. Cela lui rappelait même le premier jour ou il avait débarqué. Le conseil qui avait d'abord hésité à l'envoyé à la cité dû notamment à la pureté de son coeur avait finalement choisit de l'envoyé ici à cause de toutes les personnes qu'il avait tué. C'était normale après tout, même si l'on tué pour les personnes que l'on chérissaient, on finissait par devenir un meurtrier. Il n'avait aucun regret d'autant plus qu'il avait trouvé une personne vraiment magnifique. La perle rare qu'il n'aurait sans doute jamais pu croiser sur "terre".

La lave qu'était en contrebas n'allait pas les aider à se rafraichir ! Déjà que la chaleur était assez forte dû au soleil... ils n'avaient pas besoin de ça. En même temps, c'était l'enfer, il était donc normale d'être entouré d'un lac de feu. La Hongroise était plutôt confiante et traversa le pont avec une grande légèreté. Mieux valait ne pas tomber. D'ailleurs, puisqu'il ne pouvait pas mourir, il se demandait ce qui se passerait 'il venait à être en contact avec ce liquide en fusion. Une idée qui ne lui était jamais venu à l'esprit jusqu'à maintenant et heureusement. Se connaissant, il se serait déjà jeté pour essayé de périr, mais ça, c'était avant. Dorénavant Elysabeth était là, et il devait tenir ses engagement, à savoir rester près d'elle. La jeune femme avait prit le chemin de la bibliothèque, ils étaient en avance mais tant mieux, cela allait leurs permettre de tout préparer. Enfin... lui, il n'allait rien faire puisqu'il ne savait rien faire ! Et avant de faire une bêtise comme l'autre nuit, il allait sans doute se tenir à carreaux et la laisser gérer. Encore une fois, il passèrent par la sortie de secours, drôle de façon d'entrer à l'intérieur, pourquoi ne pas prendre la porte principale cette fois ? Il faisait jour et cela ne risquait pas de déranger les démons. Peut-être qu'elle voulait tout justement éviter ça.

Il sentit la main de la jeune femme attraper la sienne pour l'entrainer avec elle. Théoriquement, elle n'avait pas besoin de le guider de la sorte, il savait très bien marcher et pouvait se contenter de la suivre. On avait l'impression qu'elle avait peur qu'il se perde en chemin et qu'il ne puisse pas assister à cette réunion de lecture. Elle avait l'air vraiment impatiente d'y être. Quelques regard aux alentour semblait se concentrer sur eux. Voir leur ravissante bibliothécaire avec un homme que bons nombres de démons détestaient ne devaient pas les enchanter. Après être entré dans la pièce, elle lui demanda de s'installer pendant qu'elle s'occuper de la salle. Il devait y avoir des préparatifs, c'était comme n'importe quelle réception, enfin, ce n'était qu'une hypothèse. Prenant "l'ordre" en compte, il se mit à marcher à travers le couloirs principales pour chercher un endroit ou s'asseoir. Toutefois, il n'était pas très correcte de rester là à attendre que tout ne se fasse. Il pouvait sans doute lui être utile et l'aider. Il se dirigea donc vers l'endroit ou Elysabeth c'était dirigé. Il pouvait entendre des bruits de chaises non loin d'ici. Il se laissa guider par le bruit qu'elle faisait et qui résonnait dans la salle. Lorsqu'il l'aperçu à quelques mètres de lui, il pouvait la voir essayé de déplacer une table qui semblait vraiment lourde. Pour preuve, elle n'arrivait même pas à la bouger...

" Je vais t'aider, à deux on devrait pouvoir y arriver non ? "

Oui ! Kazuki était comme ça, il ne voulait pas laisser Elysabeth sur le coté en lui disant de s'écarter et de laisser les hommes s'occuper de ça. Il voulait participer à l'effort et l'aider. Après tout, l'union faisait la force. Et puis, il fallait être honnête, il ne voulait pas lui donner l'impression d'être indispensable, et qu'elle n'était pas inférieur à lui. Évidement, il aurait certainement pu la déplacer tout seul. Mais de toute façon, il lui aurait réclamer son aide pour savoir ou il devait placer cette table. Kazuki se contenter donc de pousser tandis qu'il laissa la jeune femme guider l'objet là ou elle le souhaitait. Une fois tout mis dans l'ordre, il n'y avait plus qu'à attendre le reste du groupe.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Jeu 21 Fév - 1:51

    Affichant un grand sourire, la demoiselle accepta volontiers l'aide que lui offrait le japonais. Loin de s'offusquer, elle avait pleinement conscience qu'elle n'y serait pas parvenue seule, ou alors au prix de très lourds efforts et après plusieurs longues minutes. Le problème, c'était qu'elle n'avait que très peu de temps devant elle. La réunion débutait vers les quatorze heures, certes il y aurait des retards, il y en avait toujours, mais certains démons savaient se montrer ponctuels. Bien que Kazuki semblait prêt à pousser seule, elle l'aida tout de même, bien que ses maigres forces ne servaient quasiment à rien. Innocente qu'elle était, et pas féministe pour deux sous, elle ne sentait pas rabaissée, contrairement à ce que certaines femmes pourraient penser, seulement, elle savait qu'elle n'était pas très utile pour le coup. Aussi, une fois que la lourde table noire fut installée, Elysabeth redoubla d'efforts pour mettre à leur place les sièges, disposer les plats, les sucreries et autres gourmandises qui allaient rythmée la séance autour du thé. Après quoi elle disposa plusieurs coussins autour du canapé, des fauteuils et de la table basse. Généralement, c'était là qu'ils s'installaient pour le moment de la lecture commune, c'était bien plus convivial et surtout, cela permettait de calmer les auditeurs. Ils avaient déjà essayé avec de simples chaises, et aussi confortables soient-elles, la séance avait tournée à la catastrophe : les personnes présentes gesticulaient sans arrêt, ne parvenant à trouver une bonne position. Et finalement, ils avaient dû écourter.

    Mais cela n'allait plus se reproduire ! Maintenant qu'ils avaient trouvé l'astuce des coussins, plus aucune réunion ne tournerait mal. C'était ce que s'était dit la hongroise, jusqu'à ce jour. Effectivement, elle craignait toujours une nouvelle confrontation entre Ashford et l'épéiste, même si ce dernier lui avait fait une promesse qu'il semblait prêt à tenir. Le vicomte pouvait se montrer extrêmement horripilant par moments, il avait même réussi à rendre la demoiselle violente, elle qui était contre cela ! Bon, il n'avait s'agit que d'une petite gifle, ce qui n'est pas grand chose en soi, mais pourtant, en y réfléchissant, cela lui apparaissait comme pire qu'un coup de pelle. En effet, elle n'utilisait son 'arme' que lorsqu'elle se sentait elle-même en grand danger : quand on l'approchait de trop près ou qu'elle ressentait des mauvaises ondes lubriques ; mais pour le coup, elle avait simplement pris la défense de son ami. Ça aussi c'était une première, une première folie qui paraissait juste et qui en même temps l'avait forcée à désobéir à ses propres règles de vie. Néanmoins, une partie d'elle était persuadée que le vampire aux airs angéliques n'avait eu que ce qu'il méritait. Et bien qu'elle ne se permettrait pas de lever à nouveau la main sur lui en public, elle n'hésiterait pas à lui tirer les oreilles après la réunion s'il venait à mal se comporter envers le sabreur. Il était son invité, et même si elle avait cru comprendre qu'il n'était pas apprécié de tous, il méritait qu'on le respecte un minimum.

    Tandis qu'elle disposait de petits gâteaux fruités, des tartelettes, et autres gourmandises, on toqua à la porte principale. Elysabeth se souvint alors qu'elle avait oublié de la débloquer, elle prit donc ses clés et alla ouvrir. La porte révéla une sublime créature au teint pâle et dont les deux yeux d'un vert profond semblaient vous étudier et vous mettre à nu sans problème. Sa longue et opulente chevelure corbeau retombait en un brushing glamour et travaillé, et ses formes étaient mises en valeur par la robe à écailles vertes qui se fendait et dévoilait la jonction d'une poitrine généreuse et ferme. Oui, Miss McGarvey était l'une des plus belles femmes qui assistaient aux réunions, et son charme s'en trouvait rehaussé du fait de son appartenance à la race des succubes. Cependant, le faible sourire hautain qu'elle affichait ne déconcerta point la bibliothécaire, depuis le temps qu'elle la connaissait, elle n'avait jamais vu Abiageal sourire autrement. La succube lui déposa un gros bécot sur chacune de ses joues, lui donnant du "ma chérie" guindé et bourgeois. Après quoi, la délicieuse créature promena son regard aux alentours et, remarquant la présence de Kazuki, se coula jusqu'à lui d'une démarche souple et chaloupée.

    " Ah, ma chérie, tu as réussi à convaincre ce cœur guerrier à nous rejoindre, c'est fascinant ! Enchantée, monsieur Valandil, je me nomme Abiageal McGarvey, mais vous pouvez m'appeler Abbie ♥ "

    Battant des cils, la séductrice planta son regard envoûteur dans celui du japonais. Elle s'était adressée à lui d'une voix charmante et mélodieuse, sur le ton qu'elle employait avec ses victimes. De son côté, la démone inférieure s'apprêtait à intervenir. Elle se sentait mal à l'aise de voir une succube s'approcher d'aussi près de son ami, quelque chose lui soufflait qu'il y avait danger. Mais avant qu'elle ait pu dire quoique ce soit, elle remarqua qu'une autre personne s'était tenue jusque là au pas de la porte, une personne discrète et effacée. Après l'avoir salué, l'homme entra et, exposé en plein jour, sa ressemblance avec la créature de luxure était plus que flagrante. Normal, après tout, Wyatt et Abiageal étaient jumeaux, mais se trouvaient être aussi différents que le jour et la nuit. Enfin, là n'était pas le sujet. Elysabeth laissa la porte grande ouverte pour les prochains arrivants et, étrangement embarrassée, vint se tenir aux côtés de Kazuki dans le but de signaler sa présence.
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Kazuki Valandil

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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Jeu 21 Fév - 12:05

La table était lourde ! Son poids était bien plus important qu'il ne le pensait. Bien sûr, il arrivait à la déplacer, mais il se rendait compte qu'elle ne serait sans doute jamais parvenu à la bouger toute seule. Heureusement qu'il était venu la voir, la connaissant, elle ne serait certainement pas venu réclamer son aide. Sans doute ne voulait-elle pas le déranger et l’embêtait, C'était compréhensible puisqu'il était son invité. Après avoir poussé la table au bon endroit, l'épéiste se sentit inutile. En effet, la demoiselle c'était occupé du reste tandis qu'il était resté immobile à l'observer faire. D'un autre coté, c'était mieux ainsi, il était tellement peu doué pour agir avec délicatesse... Il l'aurait sans doute plus gênait qu'autre choses en faisant tomber les plats ou casser les verres. Le rendez-vous était pour bientôt, la Hongroise accéléré le pas en déposa des gâteaux et autres gourmandises. avec ce qu'il avait mangé, il ne pouvait plus rien avaler. D'autant plus qu'il ne grignotait que rarement. Il ne connaissait pas le plaisir du chocolat et des autres sucreries. Il avait toujours eu pour habitude de manger de la viande et quelques champignon. Après tout, il n'avait jamais prit le temps de savourer un repas mis à part celui qu'il venait de de faire tout à l'heure au coté de la jeune femme.

Ils allaient donc s'installer autour de la table, mais également dans le coin détente, là ou ils avaient passé la nuit. Il pouvait encore se rappelait la scène. D'ailleurs, il n'y avait plus le plat avec leurs tasses de la veille, elle avait dû débarrasser ce matin. Elle avait déposé des coussins tout autour, certainement pour installer ceux qui allait écouter la lecture. La salle commençait à être plus conviviale, même s'il craignait de passé quelques heures difficiles. Cet univers était bien trop différent du sien, et cette "épreuve" n'allait pas être de tout repos. Il allait devoir se retenir de s'endormir, et surtout de refuser toute provocation ! Même si pour lui, le mot provocation n'avait de sens que pour les combats. Tout ce qui était charme et séduction n'entrait pas dans son vocabulaire. Personne n'avait jamais essayé de le séduire... Sans doute parce que tout le monde le craignait. Si un démon avait peur de lui, alors imaginé une femme... Heureusement que Elysabeth n'avait rien entendu sur lui avant leurs rencontre... Elle serait sans doute partie à la simple vu de l'épéiste.

Soudain, on frappa à la porte, Kazuki se tourna vers l'entré qu'il n'avait jamais emprunté ! Il était venu deux fois ici, et par deux fois il avait prit la sortie de secours. Elysabeth se dirigea vers la porte pour la déverrouiller et laisser sa première invité entrer. Une apparence somptueuse avait fait son entré. Une peau blanche et des yeux vert sublime. Elle était vraiment jolie vu de l'extérieur. Et s'il n'y avait que ça ! Elle avait ds vêtements qui mettaient en valeurs son corps et cela aurait sans doute fait fantasmer plus d'un homme. Kazuki était resté immobile et c'était contenter de la regarder. Il ne l'avait jamais vu au manoir, d'ailleurs, il n'avait même jamais croisé de Succube. Ou alors, celle qu'il avait croisé n'avait pas été doté d'une telle apparence. Les cheveux de la femme était bien travaillé, cela n'avait pourtant rien d'une soirée ou autres ! Elysabeth ne c'était pas aussi bien "arrangé" même si elle n'avait pas besoin de cela pour être ravissante. D'autant plus qu'il préférait les femme naturelle que celle qui se maquillé. En tout cas, s'il y avait bien une chose que l'on pouvait voir au premier abord était sa poitrine ! Non pas qu'il c'était fixait sur cette partie du corps, mais la façon dont elle c'était habillé la mettait en valeur, comme si elle souhaitait la mettre en avant. Néanmoins, il n'avait pas apprécier la manière dont son sourire c'était affiché pour saluer Elysabeth, un regard hautain qui en disait long sur sa personnalité. Il avait déjà vu ce genre de sourire émaner du visage d'Ashford.

La Hongroise n'avait pas l'air de s'en soucier, comme si elle avait l'habitude de recevoir un tel traitement. La succube devait certainement se trouvait plus importante et attirante que Elysabeth... Bon ! Il fallait avouer qu'elle était vraiment séduisante et il comprenait pourquoi les démons et les humains se faisaient avoir par ce genre de créature. Le regard de la Succube s'attarda sur lui, tout comme elle, il fixa avec attention son visage comme si... comme si quelque chose venait de l'envouter. Le Japonais ne l'avait pas quitté des yeux pendant qu'elle se dirigé vers lui. Elle félicité alors Elysabeth de l'avoir convaincu pour leurs petites séance de lecture. Il aurait pu être enchanté à son tour et lui parlait comme l'aurait fait le Vicomte, seulement, les effort qu'il pouvait faire pour se genre de chose n'était destiné qu'à la Hongroise. Même si la succube était "appétissante" il n'avait guère envie d'aller plus loin que l'échange d'un simple regard. Elle se présenta sous le nom d'Abiageal McGarvey, plus familièrement Abbie. Devait-il se présenter à son tour ? Cela semblait inutile puisqu'elle semblait le connaitre.

" Enchanté Abbie, vous pouvez m'appeler Kazuki. "

La façon dont elle le regardait l'intimidé un peu, comme si elle le transpercer ! Kazuki devait garder son calme et ses esprits, il ne devait pas se faire avoir par le charme unique que les Succube pouvaient développer. Un autre homme était arrivé, bien plus timide mais il ressemblait étonnamment à Abbie. Cependant, ce qui le déranger le plus était la proximité de la belle créature, sa poitrine et sa silhouette sublime aurait pu faire craquer n'importe quel homme sur le coup ! Toutefois... Il n'y avait qu'une seule personne qu'il voulait regarder, et cette personne n'était autre que la Hongroise. D'ailleurs, elle l'avait rejoint en laissant l'entré grande ouverte pour permettre aux autres invités d'entré sans qu'elle n'ai à venir leur ouvrir la porte. Il posa ses yeux vers Elysabeth avec un beau sourire, un sourire dont elle était la seule à pouvoir contempler. Face à la Succube, on pouvait facilement voir la différence. Il n'y avait pas d'amour ni de passion dans son regard.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Ven 22 Fév - 1:29

    L'atmosphère était devenue subitement assez inhabituelle, ou tout du moins, c'était rare que Elysabeth se sente mal à l'aise alors qu'une succube faisait du charme à quelqu'un d'autre. Serait-ce parce que ce quelqu'un en question était Kazuki ? Allons, ce n'était pas plausible, elle s'était déjà dit qu'elle n'avait pas à intervenir dans ses relations, ce n'était pas son rôle. Après tout, il était assez grand pour choisir avec qui il voulait ou non converser, et la demoiselle n'était pas en droit de dire quoi que ce soit. Tant qu'il était heureux, c'était le principal, et puis, si cela lui permettait de changer et d'extérioriser plus facilement ce qu'il gardait enfoui en lui, ce n'était pas plus mal. Il n'y avait que comme cela qu'il pourrait se faire accepter, ou au moins oublier par les démons qui lui en voulaient. D'ailleurs, elle n'était au courant ni de sa réputation, ni de ce qu'il avait fait pour l'acquérir, sans doute était-ce dû à son tempérament ardent, mais elle préférait ne pas tirer de conclusions hâtives. En vérité, elle préférait ne pas savoir du tout. Le Kazuki qu'elle connaissait lui suffisait amplement, il faisait des efforts et n'était pas la brute épaisse que certains semblaient s'imaginer. Il pouvait même se montrer très charmant, bien plus que tous ces séducteurs grossiers et qui ne montraient finalement que peu d'intérêt envers ceux ou celles qu'ils appelaient leur 'proie'. La différence était donc de taille, mais bon, elle repoussa ces idées, se disant que ce n'était que secondaire, qu'il n'était pas nécessaire qu'elle en parle à son ami, même en tête à tête.

    Esquissant un petit sourire, la démone remarqua que l'ambiance risquait de s'enliser s'ils restaient ainsi, debout, sans rien dire de précis. Le sieur McGarvey regardait le sol, comme à son habitude, il n'avait jamais été un grand bavard. Sauf quand il pétait un plomb, dans ce cas, mieux valait ne pas se trouver sur sa route. Heureusement, c'était tout de même assez grave, surtout sur Abiageal était dans la pièce. Rien que la présence de sa sœur le calmait, ou plutôt, il donnait l'impression de vouloir s'effacer. Ce qui était facile, vu l'assurance que dégageait sa jumelle. Celle-ci ne cessait de fixer l'épéiste de son regard fascinant et intéressé, ce qui avait le don de mettre la bibliothécaire encore plus mal à l'aise. Mais ce n'était rien n'est-ce pas ? Les succubes étaient très belles naturellement, il était donc normal qu'elles attirent et veulent attirer les regards, masculins ou féminins. Il n'y avait donc pas besoin de s'inquiéter, et s'inquiéter pour quoi d'ailleurs ? Malgré les apparences, Abiageal avait de la conversation, ou en tout cas, elle savait discuter avec Elysabeth. En même temps, il y avait belles lurettes que la créature débauchée avait renoncé à séduire l'innocente petite bibliothécaire, mais cette dernière n'en avait jamais pris conscience. Se tournant soudainement vers son reflet masculin, l'irlandaise le toisa sévèrement et s'adressa à lui d'un ton surjoué :

    " Ah ! Wyatt, j'ai oublié ma lime à ongles, elle est dans ma chambre, dans ma trousse de beauté. Ah mais suis-je bête, tu ne sais pas ce que c'est... " Elle marqua une petite pose tandis que son frère baissait les yeux, blasé ou soumis, on ne saurait le dire, avant de se tourner vers la hongroise. "Elysabeth, ma chérie, se serait tellement kind de ta part de l'accompagner, une femme devrait pouvoir s'y retrouver. "

    La femme en question se redressa un peu, étonnée qu'on lui demande ainsi un tel service. Mais elle ne pouvait s'y refuser, et l'idée que la succube puisse y aller elle-même ne lui effleura pas l'esprit. Elle hocha donc la tête, et, après avoir glissé un petit sourire à Kazuki, se dirigea vers la porte en compagnie de Wyatt. Bien évidemment, il devait l'accompagner puisque la hongroise ne savait pas où se trouvait la chambre de la lady. A peine avaient-il passé la porte, que la succube se tourna vers le bretteur et, d'une voix mélodieuse, l'invita à patienter en allant s'asseoir sur le canapé. De son côté, le duo envoyé en petite mission déambulait sagement dans les couloir, sans échanger le moindre mot. Déjà que d'ordinaire ils ne se parlaient que rarement, elle se sentait en plus intimidée par le fait qu'un rien pouvait le transformer en démon psychopathe et sanguinaire. Mais tout allait bien se passer, ils allaient rapidement trouver cette lime, revenir et pouvoir accueillir les invités suivants. S'il y en avait évidement. Après avoir refermé la porte de la bibliothèque, la succube prit place sur le canapé, croisant ses jambes fines et dénudées de manière voluptueuse. Son air mutin et aguicheur fixait le japonais, attendant une réaction de sa part.
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Kazuki Valandil

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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Ven 22 Fév - 2:30

La situation commençait à être pensante. Embarrassait par le regard de la Succube, l'épéiste avait passé une main derrière sa tête, un réflexe qui devenait habituelle chez lui. Il fallait faire quelque chose ! Ils ne pouvaient rester debout ainsi à rien faire. Surtout qu'il commençait vraiment à être gêné par le comportement de la créature pâle. Ce n'était pas à lui de prendre une décision, mais à Elysabeth, après tout, c'était elle qui dirigeait la réunion, autant aller s'asseoir et attendre les autres. Cependant, son attention se porta tout à coup vers le jeune homme qui était resté calme. Tête baissait, il ressemblait à un esclave, ou à un être soumis. Il lui faisait presque pitié... Il était différent du vicomte Ashford et de cette succube. Toutefois, Kazuki avait apprit à ne pas se fier aux apparence... Le Japonnais ne s'était pas présenté à lui, il ne savait pas s'il devait le faire ou non... Bof, après tout, il n'avait aucune envie de se faire de nouveau amis. Il était seulement la pour faire plaisir à la Hongroise. Abbie se tourna vers son frère avant de lui donner un ordre. Vu comme ça, il avait vraiment l'air d'un serviteur... Cette femme prenait vraiment les gens de haut, une chose qu'il détestait par-dessus tout... Ashford en avait été témoin, tout comme les démons qu'il avait massacré. D'autant plus que la femme chercher une lime à ongle ! Pourquoi se faire belle alors que ce n'était pas le moment ni l'endroit pour le faire. Ce n'était pas une soirée pour les rencontres. Enfin, il devait se dire que les Succube était toujours ainsi, c'était sans doute pour ça qu'elle avait toujours une apparence aussi parfaite.

D'ailleurs, en l’interpelant, Kazuki avait entendu le nom de cet homme, il s’appelait Wyatt. Quel drôle de prénom... Le plus surprenant c'est qu'elle demanda à Elysabeth d'accompagner son frère. Ils allaient donc devoir se séparer ! Une chose qui n'était plus arrivé depuis leurs rencontre à la piscine, oui, car mine de rien, depuis qu'ils c'étaient croisé, ils étaient resté ensemble. Alors qu'il aurait souhaité intervenir pour empêcher la Hongroise d'y aller, il c'était retenu de le faire pour éviter d’engendrer un conflit. Pour le moment tout se passait bien même s'il trouvait que la succube joué un peu avec le feu. Elle ignorait sans doute que le Japonnais n'aimait pas les personnes avec ce genre de comportement. Acceptant gentiment de l'aider, Elysabeth et Wyatt quittèrent la bibliothèque en les laissant seul. Seul ?! Voilà ce qu'il redoutait ! Il en était maintenant persuadé, Abbie avait fait ça uniquement pour les éloigner d'eux. Bon stratagème... En temps de guerre, les généraux utilisaient ce genre d'astuce pour disperser leurs troupes. Bien sûr, on ne leurs demandait pas d'aller chercher une lime à ongle ! Bref... ce qu'il craignait arriva ! Elle venait de l'inviter à la rejoindre sur le canapé ! Sa voix avait été si persuasive qu'il accepta sans rien dire.

Ce qui l'inquiétait était la façon dont elle les avait enfermé. Sans doute pour s'isoler. Avec hésitation, il se rapprocha du coin détente avant de s'asseoir face à la démone. Si Elysabeth aurait été à la place de la succube, nul doute qu'il se serait assis près d'elle. Là, mieux valait garder une distance raisonnable, d'autant plus que la Hongroise ne mettrait pas beaucoup de temps à revenir. Encore heureux que l'on ne pouvait pas verrouiller la porte de l’intérieur sans la clé. Les jambes croisé et complètement dénudé, l'épéiste détourna les yeux, les joue légèrement rouge. Il n'avait jamais été approché de cette façon et il se sentait impuissant. Il devait cependant faire attention, car il savait que ce genre de créature se nourrissait du plaisir charnel. De toute façon, il n'avait pas l’intention de la toucher et au moindre geste suspect il était prêt à contre attaquer. Femme ou pas, il n'hésiterait pas. Après tout, il avait déjà tuer des guerrières, alors cela ne le dérangeait pas. Elle semblait attendre quelque chose de lui. Pas de chance pour elle, Kazuki ne parlait que très peu et ce n'était certainement pas lui qui allait entamer une conversation ! Il n'était pas prêt à faire d'effort sur ce point, sauf s'il s'agissait d'Elysabeth. Les bras posés derrière le canapé et le dos posé, il se tourna vers les étagères situé à sa droite pour regarder les livres qui y était installé.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Ven 22 Fév - 3:56

    Les pas résonnaient dans les couloirs qui se succédaient inlassablement. Le Manoir était immense, et la bibliothèque n'avait pas le privilège de se situer au même étage que les chambres. Ils descendirent donc deux escaliers, toujours dans le silence le plus complet. Wyatt se tordait nerveusement les mains, son regard traînait toujours sur le sol, et sa posture, bien qu'elle lui donnait l'air d'un chiot égaré, trahissait la légère agitation qui cherchait à s'emparer de lui. La démone évita alors de le regarder, se disant que c'était sans doute cela qui le perturbait. Elle se concentra donc sur les marches, les comptant machinalement bien qu'elle savait déjà combien il y en avait. Si son compagnon de marche était stressé, eh bien il arrivait à transmettre sa tension à la demoiselle ; celle-ci sentait une légère pointe d'angoisse qui naissait dans sa poitrine, le genre de peur qui vous tracasse et qui vous ronge les nerfs le temps que vous vous considérez encore en danger. En l'occurrence, elle ne pourrait se sentir sauvée qu'une fois de retour dans son temple à la littérature. Et donc une fois aux côtés de Kazuki. Elle ne parvenait pas à se l'avouer, mais elle se sentait vraiment bizarre, et surtout inquiète. Une partie d'elle ne pouvait accepter de le laisser seul avec une succube, être de luxure seulement tourné vers le plaisir de la chair. Car oui, bien qu'elle soit très innocente en matière d'Amour et qu'elle ne soit pas capable de comprendre les sous-entendus vulgaires, elle savait à peu près qu'il existait un système de procréation qui impliquait deux personnes. Mais après, de là à savoir comment cela fonctionnait réellement...

    ~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~

    Dans la bibliothèque, Abiageal persistait à observer l'épéiste, le scrutant avec une intensité toute particulière. Elle semblait déterminée dans son obscure action, et pas le moins du monde préoccupée par sa lime à ongles. D'ailleurs, en parlant de lime, elle en avait toujours deux ou trois sur elle, au cas où. Son frère le savait, mais il avait surtout immédiatement compris où elle avait voulu en venir. Où tout son plan devait la conduire. La délicieuse succube dégrafa la cape verte qui couvrait ses épaules et la laissa choir sur le sol, la faisant glisser le long de son bras dans un but purement séducteur. Elle savait y faire avec les hommes, même avec les plus récalcitrants. De ce fait, le léger rougissement de Kazuki ne lui avait pas échappé, elle le mettait mal à l'aise et c'était un bon départ de son point de vue. Sans se départir de son fin sourire provocateur, la créature se pencha un peu en avant pour étaler sa 'marchandise'.

    " Vous savez Kazuki, quand la rumeur a couru que vous sortiez avec Elysabeth, j'ai été très intriguée... "

    ~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~

    Toujours pas très rassurée, la jeune femme finit par arriver à l'étage des chambres. De nombreux démons y allaient et venaient régulièrement, certains pour gagner leur chambre, d'autre pour visiter celle des autres. Bien évidement, elle n'était pas au courant de ce qui s'y passait une fois la porte refermée, il ne valait mieux pas d'ailleurs, sinon elle n'aurait eu que plus de mal à dormir. Elle se disait juste qu'ils discutaient, c'était la solution la plus plausible à son sens. Après, libre à eux de faire ce qu'il leur plaisait, on était au Manoir que diable ! Ce n'était pas parce que Elysabeth était ignorante de tout cela que tout le monde se comportait ou devait se comporter aussi sagement qu'elle. Sinon, autant tous les casés à la Cité puisque l'une des raisons d'être fondamentales de ce monde aurait disparue. Le démon supérieur de l'eau prit la tête de la marche, la guidant vers la demeure de sa jumelle. Cependant, chemin faisant, une tête bien connue sortit de la chambre d'une autre succube en réajustant son jabot blanc. A peine eut-il posé les yeux sur la bibliothécaire que son visage s'égaya d'un sourire jovial et qu'il s'avança vers elle. Visiblement, il semblait déjà avoir oublié leur petite altercation du matin, et ce n'était pas la seule chose qui étonna la demoiselle.

    Après qu'il l'ait très poliment salué, le vicomte d'Ashford jeta de petit coups d’œil par-dessus l'épaule de la hongroise, comme pour s'assurer de l'absence de l'épéiste. Une fois rassuré, il reposa sur elle son regard bleuté, ignorant apparemment la présence du sieur McGarvey. En même temps, il était vraiment du genre discret. Mais avant que le vampire n'ait pu prononcer le moindre mot, la démone lui demanda pourquoi il n'était pas encore à la réunion.

    " Une réunion ? Mais elle est prévue pour la semaine prochaine il me semble. Que se passe-t-il Elysabeth ? Vous êtes plus pâle qu'à l'accoutumée. "

    ~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~

    Croisant les bras sous sa poitrine afin de la mettre en valeur, elle ne se laissa pas démonter par le fait que le jeune homme s'était assis volontairement loin d'elle. Il restait un homme, et peu savaient résister au charme des succubes. Même avec la meilleur volonté du monde, à force on finissait par craquer. Surtout si cela nous démangeait, si l'on n'était pas sûr d'être aimé autant qu'on aimait. En un clin d’œil, elle avait senti qu'il y avait un petit truc entre l'épéiste et la bibliothécaire, aussi incroyable que cela puisse paraître. Mais elle connaissait Elysabeth depuis suffisamment longtemps pour s'imaginer qu'elle ne devait pas comprendre les choses comme lui les comprenait. Ce qui faisait de lui un être perdu sur le plan émotionnel. Ses préférés.

    " Après tout, une fille aussi simplette qu'elle ne peut comprendre la vraie beauté d'un guerrier. Et toute cette puissance... Vous aimez la puissance Kazuki ? "

    Son sourire s'agrandit, dévoilant une dentition parfaite d'une blancheur écarlate. Il était l'heure de jouer, Wyatt devait sûrement être en train de fouiller la chambre avec l'aide de la démone, à la recherche d'une lime qu'ils ne trouveraient pas. Tout était parfait.

    ~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~

    Le regard émeraude de la demoiselle se troubla et elle s'apprêtait à faire demi-tour quand elle vit le démon supérieur qui lui barrait la route. Sans hésiter une seconde, elle déploya ses ailes et voulu passer par-dessus. Rageusement, il agrippa un pan de sa robe qui gela aussitôt à son contact et qui finit par casser, alors qu'elle tirait dessus pour se libérer. Par chance, la tenue restait acceptable, sa robe lui arrivait seulement au dessus du genou à présent. Mais elle s'en fichait. Sa poitrine pulsait à un rythme effroyable alors que la vérité lui dardait l'esprit de ses piques réalistes : elle s'était laissée berner et, pire que tout, elle avait laissé Kazuki avec une succube qui, vu la réaction de son frère, était la tête pensante de cette machination. En parlant du frère, il était à ses trousses, et la folie qui l'habitait semblait prête à se manifester. Elle accéléra donc sa vitesse de vol afin de faire le chemin arrière aussi rapidement de possible. Car il n'y avait pas une seule seconde à perdre, son cœur lui criait de se hâter, et ce même si elle ne savait toujours pas pourquoi. Elle avait juste peur, et c'était suffisant pour qu'elle se fie à cette pensée.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Ven 22 Fév - 13:16

Le fait d'être regarder comme une "proie" ne lui plaisait pas. D'habitude c'était lui qui était en position de force, cette fois, il ne pouvait rien faire... Pas question de poser la mains sur la succube pour l'attaquer, il avait promis à Elysabeth de rester tranquille et de ne pas céder à ses pulsions guerrières. Il était donc calme, même si cette situation était difficile à gérer. Il se sentait observait dans le moindre détails. Si la succube avait une silhouette de rêve, il en valait de même pour Kazuki qui, d'un autre point de vu, disposait d'une carrure assez séduisante. Musclé, sans pour autant trop l'être, il ne semblait pas avoir un seul défaut. Ses bras fort et imposant pouvait facilement enlacer une femme de manière à renvelopper complètement. D'autant plus que son coté sombre et mystérieux lui apportait un certain charme dont les femme du manoir raffolait. Évidement, sa réputation l'avait aidé en éloignant les démones de lui. Abbie semblait avoir quelques choses derrières la tête et Kazuki espérait qu'il n'ai pas deviner juste, non pas qu'il ne pourrait y résister, mais surtout qu'il ne voulait pas la repousser ou dans le pire des cas, voir Elysabeth débarquer pendant que la succube se jetterais sur lui.

La femme venait d'agir en dégrafant sa cape verte qui couvrait ces épaules. Elle se déshabillait et pas qu'un peu ! On pouvait voir l'ensemble de son haut complètement nu. Ce n'est pas qu'il n'avait jamais vu ça, car il avait déjà vu des femme du manoir en maillot à la piscine lorsqu'il y passait pour se rendre au cuisine. La tout était différent, car l'attention de la créature était concentré sur lui. Toutefois, ce n'était ps ça qui allait le faire craquer. Ça aurait pu l'être, si la femme qui se trouvait devant lui était Elysabeth, pour dire vrai, la Hongroise n'avait rien à lui envier. Abbie laissa tomber son vêtement à terre, le laissant glisser sur sa douce peau pour lui montrer à quel point elle devait être agréable au toucher. A ce moment, les yeux de Kazuki était tourné vers le visage de la démone et seulement vers son visage ! Il se forcé à ne regarder que ça. Quel faible guerrier vous me direz ! On ne reconnaissait plus le fier chevalier qu'il était. Tout cela, c'était parce que Elysabeth lui avait demandé de bien se tenir. Abbie avait l'air amie avec la bibliothécaire, de ce fait, il ne voulait pas briser ce lien d'amitié en se montrant agressif envers la succube. Elle se pencha alors soudainement avec un sourire assez provocateur... En faisant cela, il n'y avait qu'une chose que l'on voyait ! Elle mettait en valeurs ces formes, mais pourquoi les montrer ainsi à l'épéiste, il n'en voulait pas ! Toutefois, ce petit jeu prit fin lorsqu'elle prononça le nom d'Elysabeth. Le regard de Kazuki était redevenu sérieux et fixait celui de la démone.

Une rumeurs courait, comme quoi il "sortait" avec la Hongroise. Qu'est-ce que cela pouvait lui faire ! D'ailleurs, Kazuki avait été impressionnant et avait comprit le sens du mort "sortir avec" alors qu'il n'en avait jamais entendu parlé ! Ses déductions sur les champs de batailles semblait également s'habituer à ce milieu. Il détourna de nouveau le regard comme pour montrer qu'il n'était pas intéressait par ce qu'elle disait ainsi que par sa présence. Si cela n'aurait tenu qu'à lui, il serait rester devant la porte en attendant le retour de la Hongroise. Les bras croisés sous sa poitrine pour la redresser et la mettre en avant, elle continua de rabaisser la bibliothécaire. Elle disait d'elle qu'elle était d'une simplicité à couper le souffle ! Et qu'elle ne pouvait le comprendre, lui le fier guerrier. Il n'y avait pas que du faux dans ce qu'elle disait. Elysabeth était complètement à coté de la plaque lorsqu'il s'agissait de parler des armes et des combats. Elle ne comprenait pas pourquoi Kazuki s'acharnait ainsi à rester loin des habitants, elle ne lui avait jamais demandé pourquoi il se battait autant... Elle ne s'intéressait pas à lui en faite... le Japonnais était le seul qui faisait des effort pour elle. Oui, il aimait la puissance, mais pas pour ce qu'elle croyait. Il ne voulait pas âtre fort pour le plaisir de dominer les autres. Il voulait tout simplement utiliser cette force pour permettre aux plus faibles de vivre sans se faire écraser par les plus fort. Le sourire de la succube c'était élargit, des dents d'une extrême blancheur. A son tour, il se mit à sourire du coin des lèvres, il avait l'air amusé par les propos de la démone.

Finalement, voilà ce qui différencier Elysabeth des autres. Elle avait tellement de sentiments pour lui qu'elle ne voulait pas lui parler de son passé et lui faire revivre ces mouvais moment, car oui, sa vie avait été un enchainement de tragédie avec la perte de ces camarades, de son meilleur ami et de tout ces gens qu'il avait tué. Il remerciait même sincèrement la bibliothécaire de ne pas lui avoir forcé à lui raconter tout cela. Il n'avait pas besoin d'être vu comme un guerrier. Il voulait simplement être vu comme une personne importante au yeux d'Elysabeth, c'est tout ce qui comptait pour lui. Sa réputation, ses forces et même son épée si précieuse à ses yeux, il était prêt à tout sacrifier et à tout abandonner pour elle. Kazuki se demandait de qu'elle puissance elle voulait parlait... faisait-elle allusion à ça ?

" Non pas vraiment... "

Il s'adossa alors sur le canapé en se laissant tomber en arrière. Après avoir laisser échapper un faible soupir, il laissa sa tête posé vers le plafond tout en reprenant calmement.

" Et dites moi Abbie, pourquoi ne pas en venir directement au fait ? Je n'aime pas... "

Kazuki posa alors ses yeux sur l'une des horloge qui était situé dans la salle. L'heure du rendez-vous pour la réunion était dépassé. Il n'y avait personnes à part eux. Il était d'ailleurs étonné de ne pas avoir encore croise Ashford qui malgré son apparence stupide semblait être un homme ponctuelle. En y réfléchissant bien... on pouvait déduire que des chsoes étranges se passaient. D'autant plus qu'au vu du nombres de chaises que la Hongroise avait disposait, il était facile de deviner que beaucoup de personnes puisse manquer à l'appel. Soit ils étaient tous en retard soit quelque chose était en train de se produire sous ses yeux... Il pouvait se tromper évidement, mais quelques chose lui disait de toujours se méfier de ces individus...

" Je n'aime pas parler inutilement, soyez plus clair. "
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Sam 23 Fév - 1:50

    Ses petites ailes noires battaient frénétiquement, à leur maximum en vérité. Une barre douloureuse semblait s'enfoncer entre ses omoplates, là où les muscles étaient le plus sollicités. Mais ce n'était pas le moment de faiblir, ni même de regarder en arrière. Elle savait que le démon supérieur était sur ses talons, c'était facile à deviner : l'air se rafraîchissait, il tentait de la geler à distance. Mais il n'allait pas y arriver, elle slalomait entre les habitants qui erraient dans les couloirs, esquivant du mieux qu'elle pouvait la concentration destructrice de son poursuivant. Son esprit, toutefois, ne parvenait pas à se focaliser suffisamment sur la route, et elle rata le coche qui permettait de rejoindre les escaliers. La jeune femme dut donc continuer sur sa lancée, manquant de percuter quelques personnes au passage. Le bâtiment était tellement grand, cela allait lui prendre un temps fou de faire le tour et de revenir sur le bon chemin, et du temps, elle en manquait. Son cerveau lui projetait des pensées affreuses : et si Kazuki avait accepté les avances de la succube ? Et si elle les dérangeait en arrivant ainsi à l'improviste ? Son côté rationnel lui fit remarquer que si la miss irlandaise avait eu toutes les chances de réussir sans avoir recours à de basses méthodes, son jumeau ne serait pas en train de la courser avec autant de rage. Risquant un petit coup d'oeil par dessus son épaule, elle pu constater qu'il se rapprochait assez dangereusement et qu'il semblait bien déterminé à ne pas la laisser rejoindre la bibliothèque. Mais déterminé à quel point ? Reportant son attention sur là où elle mettait ses ailes, elle réfléchit tout de même à sur un moyen plus rapide de faire demi-tour.

    Il fallait tenter le tout pour le tout. Freinant brusquement, la demoiselle fit volte-face et fonça sur Wyatt à vive allure. Celui-ci se campa solidement sur ses deux jambes, prêt à l'intercepter en plein vol. C'était risqué, mais ça pouvait, non, ça devait marcher. Sinon elle était certaine qu'elle allait perdre le japonais, non pas qu'elle ne lui faisait pas confiance ! Seulement, il demeurait un homme avant toute chose, et n'importe quel homme finissait par s'épuiser devant les assauts d'une créature aussi sublime qu'envoûtante. Mais pas question de la laisser faire ! Et si Kazuki venait à préférer l'enchanteresse, soit, mais la démone voulait l'entendre de sa bouche, ce serait moins dur à accepter que de le laisser s'éloigner sans rien dire. Si elle le laissait partir sans réagir, elle risquait de se demander tous les jours si elle n'aurait pas été capable de conserver ce lien qui les unissait, et ce qu'importe la nature réelle de ce lien. Reprenant toute sa vitesse, la distance qui la séparait de l'homme se réduisait peu à peu, et au fur et à mesure qu'elle approchait de lui, elle remarquait sans peine à quel point la folie le défigurait. Dès qu'il perdait la tête, il semblait devenir quelqu'un d'autre, quelqu'un qui n'avait rien à voir avec le discret mais aimable sieur McGarvey. Cette réflexion fut aussi rapide que les toutes petites secondes qui suffirent à les rapprocher. Et alors qu'il commençait à tendre les bras pour la choper, Elysabeth, s'aidant de la vitesse qui lui procurait son vol, se cambra et glissa à genoux sous les jambes de l'homme. Elle était suffisamment souple pour parvenir à s'allonger presque entièrement ainsi, mais ce n'est pas le moment pour s'épancher là dessus. Elle se remit presque immédiatement debout et, malgré la douleur qui lui tiraillait le dos, réclama un dernier effort à ses ailes. Allez, direction les escaliers !

    ~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~

    Le jeune homme se révélait plus coriace qu'elle ne se l'était imaginée. D'abord, il faisait tout pour éviter de la regarder trop longuement, mais non pas pour ne pas paraître impoli, il semblait avoir deviné en partie qu'elle n'était là que pour s'amuser à le charmer. Mais fallait-il lui en vouloir ? Après tout, elle était une succube et c'était dans sa nature de vouloir ainsi plaire. Et puis, elle ne pouvait dire non aux bruns ténébreux dans son genre, elle raffolait de ces hommes tourmentés au passé tâché de sang, généralement, ils adoraient quand elle jouait un rôle plus maternel, ils trouvaient cela réconfortant. Mais avec lui... Ses petites tentatives s'étaient soldées par des échecs cuisants, même la petite perche tendue sur la satisfaction de la puissance n'avait pas réussie à toucher le coeur hermétique de ce gamin. Et bien soit, puisqu'il la poussait dans ses derniers retranchements, elle n'allait pas hésiter à sortir le grand jeu. Sans se départir de son sourire charmeur, la succube se rapprocha un peu plus de lui, cherchant à capter son regard avec le sien. Il paraissait se douter de quelque chose, mais elle allait bien vite lui faire oublier la situation. Et ce, parce qu'elle l'avait décidé.

    Quand il la pria d'être plus concise dans ses propos, elle réprima une petite expression satisfaite, comme si il venait de lui donner l'autorisation de s'exprimer sans pudeur, corps et âme. Corps surtout. Oh bien sûr, ce n'était pas de cela qu'il avait voulu parler, mais plutôt de ce qui se tramait autour de lui. Abiageal n'était pas idiote à ce point, mais elle aimait bien interpréter les choses dans son sens, afin que tout suive son plan.

    " Eh bien, puisque vous me le demandez, je vais être franche. Soyez à moi, même pour une seule petite heure. Mais il se peut que vous ne puissiez plus m'oublier par la suite ~ "

    Elle avait parlé d'un ton suave et voluptueux, ne daignant même plus dissimuler sa principale intention. Son pied glissa hors de la chaussure à talon aiguille, et alla caresser doucement la jambe de l'épéiste. Son visage s'était adouci, et si on s'y laissait prendre, on pouvait facilement confondre la flamme cupide de ses yeux avec de l'amour. Le plaisir de berner les gens, l'irlandaise ne se sentait vivante que lorsqu'elle éprouvait ce sentiment.

    ~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~

    Le coeur au bord des lèvres, Elysabeth se sentit gagnée par un faible soulagement en voyant la porte de sa bibliothèque à vingt mètres d'elle. Plus qu'un dernier petit effort, encore quelques secondes de calvaire et elle pourrait savoir. Mais alors qu'elle commençait à ralentir un peu, un terrible élancement enflamma son aile droite et la fit chuter lourdement sur le sol. De petits pics de glaces, envoyés par l'homme, avaient transpercé la peau noire et fine, provoquant une souffrance horrible couplée à l'utilisation extrême de sa capacité à se déplacer dans les airs. Elle avait un peu de mal à respirer, mais malgré tout, elle parvint à se remettre debout et à faire un pas de plus dans la direction de son temple. Son souffle se coupa complètement quand Wyatt abattit son poing sur son ventre, la projetant contre le mur. Le couloir était malheureusement désert, et les murs de la pièce aux livres étaient complètement isolants. Crachant un peu de sang, la demoiselle releva la tête et son regard s'agrandit de peur en sentant la main de son assaillant se refermer sur son cou. Tout mais pas ça ! Les doigts s'enfoncèrent impitoyablement dans sa chair, et tandis qu'elle cherchait à se débattre, il joignit son autre main à la première et la souleva à quelques centimètres du sol. La hongroise sentit son corps qui voulait s'affoler, plutôt que de tenter inutilement de se secourir à la simple force des bras, elle sentit quelque chose se glisser dans sa main. Son carnet.

    ~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~

    Ne pas s'avouer vaincu, tel était le mot d'ordre qu'elle s'imposait. Se rapprochant toujours plus, la pulpeuse et séduisante brune continuait à gagner du terrain. Il allait succomber, il ne pouvait pas faire autrement. Personne encore ne lui avait résisté à ce point, hormis la bibliothécaire mais ça c'était une autre paire de manches, et il était obligé de lui obéir. Maintenant qu'elle se dévoilait, maintenant qu'elle exprimait sincère ce désir simple et concret. Quoi de plus facile pour deux habitants du Manoir que de laisser aller leur chair l'une contre l'autre, de céder à la tentation pure et simple. Tel un Adam et une Eve, ils pouvaient croquer le fruit défendu sur le champ, dans ce territoire vierge et submergé par la froideur des livres et de leurs histoires lassantes et irréelles. Ils pouvaient souiller impunément ce Jardin d'Eden littéraire, de toute manière, sa gardienne n'y verrait que du feu. Sûre d'elle Abiageal se pencha encore vers lui, approchant son visage du sien en le fixant d'un regard doux et faussement amoureux.

    ~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~

    Plaquant son carnet contre le mur, la hongroise usa de toutes ses forces pour y inscrire quelque chose. Un voile noir commençait déjà à recouvrir sa vision, et elle n'allait pas tarder à perdre conscience. L'objet se matérialisa dans sa main, long et contondant, et avant que Wyatt n'ait pu réagir, elle lui envoya sa pelle en pleine figure. Assommé, il relâcha sa prise et s'étala dans le couloir. La demoiselle tomba à genoux, la respiration sifflante. Elle devait se calmer, et surtout ne pas s'arrêter. S'appuyant sur son arme favorite, elle se releva et tituba jusqu'à la porte de la bibliothèque. Encore un effort, un dernier. Kazuki était là normalement, juste là, à quelques mètres. Mais pourquoi cette porte était-elle fermée ? Elysabeth tourna la poignée et ouvrit subitement. Son apparition fit se raidir l'irlandaise, qui semblait prête à bondir sur le japonais. Le regard vide, la démone inférieure observa son ami ainsi que la succube, proches. Trop proches sans doute. Mais au lieu de s'énerver, elle prit seulement la parole d'une voix haletante :

    " Veuillez sortir, miss McGarvey... Immédiatement... "

    Elle se tenait le ventre, elle avait mal, mais son visage n'exprimait rien d'autre qu'un extrême épuisement. La succube la considéra avec fureur, mais se ravisa et laissa tranquille Kazuki. Après avoir remis sa chaussure, elle s'éloigna du coin détente, visiblement vexée, et s'avança vers la porte, et donc vers la demoiselle. Quant elle passa à côté d'elle, la créature de rêve se retourna vivement et, sortant le poignard qu'elle dissimulait dans ses vêtements, leva le bras dans l'intention de l'abattre sur la hongroise.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Sam 23 Fév - 3:11

Pour faire chuter Kazuki, il fallait bien plus qu'un corps de rêve. Pour être honnête, il ne c'était jamais attardé sur ça même si les jolies filles étaient toujours plus attirante. C'était dans la nature des hommes. Toutefois, le guerrier voyait une grande différence entre Abbie et Elysabeth. Leurs manières de faire et de l'approcher était totalement opposé. Les propos de la succube l'avait dérangé, si elle aurait discuté avec lui de façon naturelle est moins osé, sans doute qu'il se serait laisser berner. Kazuki ne s'y connaissait rien en femme, surtout lorsque l'une d'entre elle venait ainsi le réclamer. Il était normale pour lui de penser que quelque chose ne tournait pas rond. D'ailleurs, les minutes tournaient et Elysabeth n'était toujours pas revenu. Cela devenait inquiétant car la salle était étonnamment vite... Ou était les autres habitants du manoir qui venait lire ?... Bref, il devait jouer le jeu et allait se faire un malin plaisir de la faire languir. Toujours dans une posture décontracté, il se laissa faire jusqu'au bout tout en restant sur ses gardes. Il devait éviter de se faire toucher. Elle avait le sourire, mais si seulement elle savait ce qu'il pensait d'elle en ce moment...

Mais alors qu'il pensait que tout serait simple, il aperçu la demoiselle se rapprocher de lui. Elle avait été directe cette fois, enfin elle dévoilé ses intentions, même s'il c'était préparé à ça, comme résister à cet appel ! Devenir sien pendant une heure ? Pas question ! Kazuki ne devait pas craquer ! Il était en pleine lutte intérieur. Il ne pouvait compté que sur lui. Il était grand, il devait prendre ses responsabilité. Lorsque son pied glissa hors de sa chaussure et que celui-ci se posa sur sa jambe, l'épéiste bascula légèrement sa jambe pour éviter qu'elle n'entre en contact avec lui. Il y avait toujours son pantalon qui lui permettait de ne pas entrer en contact avec sa peau. Au moins, il était sûr de ne pas se faire aspirer sa force vitale. Son visage se rapprocha du sien... L'épéiste n'avait rien fait pour le moment et attendait de voir la suite.

" Désolé mais je n'appartiens à personne. "

Il y a deux jours, il aurait certainement répondu que sa vie appartenait à Antoku, mais grâce à la Hongroise, il voulait vivre une toute nouvelle existence. Loin des champs de batailles, il apprenait doucement à laisser sa conscience le guider. C'est également pour cela qu'il avait décidé de ne pas travailler au manoir, il ne voulait plus être sous les ordres d'une quelconque personne. Le seul à avoir eu ce privilège avait été le seigneur Japonnais. Et ce n'était certainement pas Saytan qui allait lui faire changer d'avis. Malgré ça, la succube semblait déterminé à l'avoir, elle considérait les hommes comme de vulgaire objets ? Elle était encore pire que ce qu'il imaginé. Kazuki détestait les personnes qui se sentait au-dessus du lot. Leurs visages se rapprochait, mais aucun sourire ou plaisir ne s'affichait dans son regard. Il était sur ses gardes et allait l'arrêter pour lui faire comprendre qu'il n'était pas de ce genre là. Sans forcer, l'épéiste plaça sur main sur l'épaule de la créature pour la repousser. Il n'allait pas céder à ces avances. Malheureusement pour elle, son cœur était déjà prit. Et tout comme ses promesses, Kazuki était fidèle à lui même.

Soudain, la porte fit ouverte brusquement, le Japonnais se tourna vers l'entré pour voir que Elysabeth était revenu mais... Quel était cette apparence ! Elle était toute essouffle et surtout... sa robe ! Elle était déchirait jusqu'au genou ! Qui avait fait ça ? Elle ordonna à Abbie de partir. Kazuki ne comprenait plus rien, mais le plus étonnant était l'état dans laquelle la bibliothécaire était revenu. Elle avait l'air de souffrir, elle se tenait le ventre et ne pouvait dissimulé la douleur. Kazuki en avait vu des blessures au cours de son existence, c'était même un expert pour deviner là ou elle avait été frappé. La succube c'était relevé tout comme lui, il était en colère ! Quelqu'un avait osé s'en prendre à elle pendant son absence ! Était-ce un règlement de compte à son égard ? Si des rumeurs couraient qu'ils étaient ensemble alors un démons aurait très bien pu la prendre pour cible pour se venger. Cela n'allait pas se passer comme ça... Lorsque les deux femmes se croisèrent, on pouvait lire un sentiment de colère se dessiner sur le visage de la Succube, c'est à cet instant qu'il comprit. Tout avait été fait pour que Abbie et lui reste seul, mais pour quelle raison ?! Sans doute parce que la créature pâle avait voulu s'amuser avec lui.

A peine avait-elle levé la main, que Kazuki avait disparut de son emplacement. Elle ne l'avait pas vu faire. Il avait agit avec une telle vitesse qu'aucune personne présente dans la pièce n'aurait pu le voir. La main ferme il attrapa le poignet d'Abbie avec une regard hostile. Que l'on s'en prenne à lui... cela pouvait être louable. Mais s’attaquer à Elysabeth était impardonnable. Le Japonnais n'allait pas lâcher prise et sa poigne était si forte qu'elle obligea la succube à lâcher son arme. La force des humains étaient de loin inférieur à celle des démons ?... Cela était vrai dans certains cas, et malheureusement pour elle, Abbie était tombé sur la personne qui faisait exception à la règle. Sans la ménager, il la fit basculer en arrière et le jeta d'un simple mouvement de bras en direction de la porte. Elle la percuta de plein fouet mais ne s'arrêta pas la ! Ce n'était pas une porte qui allait pouvoir la défendre. Elle traversa la largeur du couloir pour percuter le mur qui était en face de l'entré à une dizaine de mètre. La démone s'enfonça dans le mur pour laisser son empreinte. Elle pouvait s'estimer heureux qu'il n'ai pas mis toute ses forces. Énervait par le comportement de la plupart des habitants du manoir, Kazuki se tourna vers le corps de la pauvre Abbie qui semblait souffrir tout autant qu'Elysabeth. Qui a dit que notre jeune héros était galant et qu'il ne frapperais pas une succube ?... En colère, il fit quelques pas sans pour autant franchir la porte. Dos tourné à la Hongroise il serra son poing droit,

" Ely... Qui t'a fait ça ?! "

On pouvait sentir son envie d'aller mettre une raclé à celui qui avait osé touché la Hongroise. Un peu plus loin dans le couloir, il pouvait apercevoir Wyat complètement sonné. C'était donc ça... il allait leur faire passer l'envie de s'en prendre à Elysabeth... Les quelques personnes qui avait assisté à la scène dans le couloir avait tout de suite aperçu Kazuki et c'étaient enfuis en vitesse. Personne ne voulait finir à l'infirmerie ! Un vent léger se leva tout autour du corps de l'épéiste. Tout comme à la piscine, notre jeune héros était prêt à sortir sa lame légendaire... car lorsque l'on s'en prenait à elle, il perdait irrémédiablement son sang froid.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Dim 24 Fév - 2:04

    Pendant un bref instant, un mélange de peur et de surprise se dessina sur le visage de la succube alors que le japonais venait de lui attraper le poignet, bloquant son geste meurtrier. Elle ne l'avait pas vu se déplacer, elle n'avait pas compris qu'elle aurait mieux fait de partir fièrement, sans rien ajouter de plus. Elle n'avait jamais imaginé qu'un homme puisse ainsi lever la main sur elle. Son expression hébétée laissa place à la souffrance alors qu'elle venait de percuter la porte, puis le mur. La créature de luxure retomba lourdement au sol, et roula sur le flanc, non loin de son frère. Sa défaite était totale. Elle n'avait pas prévu le retour de la gêneuse, ni la réaction du japonais à son égard. C'était la première fois qu'un homme lui résistait de cette manière, et cela risquait de rester gravé à jamais dans sa mémoire. Alors que régnait une ambiance pesante, Elysabeth était loin de toute l'agitation, son esprit vacillait. Son regard Sous son crâne, une tempête mugissait, faisant se confondre passé et présent. Il lui semblait que les doigts s'enfonçaient encore inexorablement dans la chair de son cou, écrasant son larynx, comprimant sa trachée et sa jugulaire, bloquant sa respiration, le tout sous le regard dégénéré de celui à qui on l'avait mariée. Tout se brouillait, et elle avait comme l'impression d'avoir fait un énorme pas en arrière. Troublée, la demoiselle n'avait même pas remarqué le comportement de Abiageal, ni le réflexe de l'épéiste. Elle ne bougeait pas, tête légèrement baissée, les yeux captivés par le sol. Vide de pensée, elle demeurait inerte, telle une poupée de cire.

    Mais alors que d'ordinaire elle devait attendre pour sortir naturellement de cet état de transe post-traumatique, la voix de Kazuki l'interpella et la ramena à la dure et pourtant bien meilleure réalité. Se redressant du mieux qu'elle pouvait, la hongroise concentra son attention sur son ami, l'étudiant comme si elle ne comprenait pas la raison de son emportement. Qui lui avait fait quoi ? Sa douleur au ventre la lança brusquement, lui rappelant les évènements qui venaient pourtant à peine de se dérouler. A peine ? Ses souvenirs cherchaient à nouveau à reprendre le dessus, mais ils se heurtaient à un détail important : la présence du japonais. Le fait qu'elle puisse le voir, même énervé, était suffisant à la garder dans le présent. Sans cesser de s'appuyer sur sa pelle, comme s'il s'agissait d'une canne, Elysabeth voulu s'avancer vers lui. Mais elle se raidit presque aussitôt en sentant la petite bise étrange qui s'agitait autour du bretteur. Ce n'était pas bon signe. D'ailleurs, cela lui rappelait désagréablement l'épisode de la piscine, quand il s'était laissé submerger par la colère et qu'il avait sorti son épée, prêt à pourfendre n'importe quel démon. Se mordant sa lèvre inférieure, encore couverte d'un peu de sang, elle fit un pas de plus dans sa direction et posa sa main sur son épaule, avec une douceur qui se voulait apaisante. Il y avait eu assez de violence pour le moment, et puis, même si les coups physiques n'avaient pas été tous rendus, les McGarvey venaient de subir un bien pire châtiment : le Manoir entier allait bientôt être au courant de leur déconfiture face à un humain et à la bibliothécaire, et leur réputation n'allait pas en sortir indemne.

    " Il a eu son compte, c'est bon... " lui murmura-t-elle faiblement, ayant encore un peu de mal à parler.

    Esquissant un sourire maladroit et peu assuré, la demoiselle prit Kazuki par le bras et le fit reculer de quelques pas, avant de fermer la porte. Sans doute que cela n'allait pas suffire à le calmer, sans doute allait-il encore hausser la voix et lui dire qu'il ne fallait pas laisser cette violence impunie. Mais elle s'en fichait. Tout ce qu'elle voulait, c'était le regarder et le remercier de lui être venu en aide. Et peut-être aussi de ne pas avoir succombé au charme de l'ensorceleuse, même si jamais elle ne se permettrait le formuler ainsi. De toute manière, ce n'était pas le moment de parler de cela, elle était trop inquiète bien qu'elle ne le montrait pas. Elle ne voulait pas revoir cette épée et son aura malsaine, elle ne voulait pas que le japonais perde une fois de plus le contrôle de lui-même. Se tournant pour lui faire face, elle n'osa pas faire un autre geste et se contenta de plonger son regard dans le sien.

    " E-Elle ne t'as rien fait de mal ? "

    Impossible de retenir plus longtemps son inquiétude, il lui fallait une réponse. Certes il paraissait ne pas avoir reçu la moindre blessure superficielle, mais ce genre de démone pouvait avoir la capacité de torturer l'esprit. Du fond du coeur, la hongroise priait pour qu'elle n'en ait pas eu le temps, et qu'elle n'ait pas ressassé de mauvais souvenirs. La curiosité d'Abiageal était aussi réputée que son charme, et elle prenait parfois un malin plaisir à insister grossièrement sur certains détails. Alors faites que ce sujet n'ait pas été abordé, car pour le peu qu'il lui en avait parlé, Kazuki semblait avoir vraiment été marqué par son passé.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Dim 24 Fév - 3:04

Avant de mourir, Kazuki avait apprit beaucoup de chose. Il avait compris que personne n'était venu l'aidé et le réconforté pendant qu'il avait porté cette maladie. Antoku ayant disparu, plus personne ne se souciait de lui. C'est pourquoi il voulait donner la mort aux démons... pour qu'il puisse enfin expier leurs pêché. Malheureusement, ils ne pouvait pas perdre la vie, il fallait donc les cogner jusqu'à qu'il comprenne. L'épéiste était même prêt à employer les grand moyen en utilisant l'une des armes les plus puissante du monde des vivants. Le vent se levait pour laisser passer l'ouverture de la clé. La bague autour de son cou se mettait à vibrer et à valser avec l'air qui se manifesté. Même si les deux démons étaient à terre et qu'ils avaient sûrement déjà eu leur compte, il trouvait cela insuffisant. Faire du mal à la personne a laquelle il tenait le mettait dans une rage sans commune. Avoir profité de cette réunion pour effectuer une telle mise en scène. Il ne pouvait pas leurs pardonner. Avant ça, il voulait connaitre celui qui l'avait mis dans cet état. Il n'avait pas l'intention de frapper une personne qui ne le méritait pas. Sa voix semblait avoir réveiller Elysabeth qui avait l'air encore dans tout ces états. Elle avait sans aucun doute lu le regard vengeur de Kazuki qui voulait continuer à les massacrer. Il voulait que leurs sang se répande sur sa lame. Qu'il puisse se noyer dans leurs propres sang.

D'un geste brusque, elle posa une main sur son épaule, ce qui surpris un peu l'épéiste. Le regard étonnait il arrêta ses mouvements et la petite brise cessa immédiatement. Comme il le disait plus tôt, Elysabeth avait le pouvoir de l'arrêter et de faire office de fourreau pour sa lame. Lorsqu'elle lui demanda d'arrêter, notre jeune héros s’exécuta. Toute la colère qu'il avait accumulé avait disparu de son visage. Agrippé par le bras, il recula en suivant la hongroise dans la bibliothèque. Elle prit également le soin de fermer la porte pour éviter que l'on puisse les surprendre. Comme l'épisode de la piscine, Kazuki avait du mal à digéré le fait de le laisser s'en tirer ainsi, cependant, il devait se plier à la volonté de la demoiselle. Calme et maintenant apaiser, il posa ses yeux en direction d'Elysabeth. Le plus important était qu'il ne lui avait rien fait. Enfin, elle avait été blessé, mais les blessure physique était une chose qui se soignait plutôt rapidement ici. Elle avait du sang sur les lèvres rien de bien méchant mais cela ne lui allait pas. Ce qui le perturber le plus était sa robe déchiré. Quelqu'un avait du vouloir la retenir avec force. Alors qu'il voulait lui demander où elle avait mal, la demoiselle le devança pour savoir si la succube ne lui avait rien de fait de mal ? En tous cas, ce n'était pas une femme de cette acabit qui risquait de le séduire et encore moins de pouvoir le toucher et lui voler son énergie vitale. Il n'en avait pas mal, mais les siècles passaient ici à combattre les démons lui avait offert une certaine expérience dans ce domaine.

" Si malheureusement... "

Il avait l'air terriblement sincère dans ses paroles. Il était sérieux et ses yeux ne pouvait trahir se sentiment. Kazuki avait été touché... il avait été naïf et stupide. Non pas parce que Abbie l'avait approché, mais parce qu'elle c'était joué de lui. Il c'était fait avoir comme un débutant et Elysabeth avait été atteinte par sa faute. Si la bibliothécaire ne l'aurait jamais connu, alors cet incident ne se serait certainement jamais manifesté.

" Elle s'en ai prit à toi, et te voir dans cet état m'a fait bien plus mal qu'autre chose. "

Il passa une main sur le visage de la jeune femme et son pouce passa sur le coin de ces lèvres pour lui enlever sa trace de sang. Il posa de nouveau ses yeux vers le bas de la jeune femme. Cette tenu était bonne à jeter... Il posa une main dans son dos et l'autre derrière sa tête pour la coller contre son torse.

" Je suis content que tu sois revenu. "

Ce "câlin" n'aura duré que quelque seconde. Effectivement, il se recula rapidement tout en tenant les mains de la jeune femme.

" Tu as mal quelque part ? "

Kazuki n'était pas médecin, mais il savait qu'elle avait mal. Il voulait essayer de la soigner comme il pouvait, certes ces méthode était archaïque et il utilisait fréquemment des herbe médicinale pour penser les plaie. Néanmoins, il ne pouvait cesser de penser que ses blessures pouvaient être graves.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Dim 3 Mar - 1:54

    Un profond soulagement s'était déversé dans son esprit en voyant que le jeune homme renonçait à poursuivre leurs opposants. D'accord, ils méritaient un châtiment, leur action avait été vile, et en aucun cas ils ne pouvaient être pardonnés aussi facilement. Mais la violence n'allait rien résoudre, pas avec ce genre de personne. Les rabaisser volontairement plus bas que terre, les traîner dans la boue, lacérer leur corps et briser leur mental, tout ça n'aurait aucun effet sur eux, sinon qu'ils nourriraient une rancoeur encore plus grande. Il fallait laisser faire les choses, leur honneur en avait pris un coup, et cela pouvait être suffisant. De plus, Elysabeth ne parvenait pas à les haïr, ni même à regretter le fait de les avoir considérés comme des personnes sensées et pouvant être posées quand il fallait. Il s'agissait de son erreur, et de celle de personne d'autre ! Si la situation avait à ce point dévié, si tout avait ainsi mal tourné, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même, car après tout, c'était elle qui avait aveuglément suivi la demande de la succube et qui avait donc abandonné le japonais dans sa toile. S'il lui était arrivé quelque chose, jamais elle n'aurait pu s'en remettre. Il fallait qu'elle cesse d'être aussi naïve, surtout qu'elle aurait dû le voir venir, elle aurait dû s'en rendre compte bien avant. Mais comme d'habitude, ses yeux ignoraient le mal, ou plutôt, ils faisaient semblant de ne pas le voir. Tout le monde n'était pas aussi simple d'esprit qu'elle, ni aussi raisonnable. Et même après trois siècles, elle parvenait encore à se faire avoir, que c'était pitoyable...

    En sentant son regard écarlate posé sur sa robe déchiré, la jeune femme se sentit légèrement mal à l'aise. Est-ce qu'il la trouvait ridicule ? Bien sûr qu'elle l'était ! Ce n'était pas une tenue présentable et elle ferait sans doute mieux d'aller se changer. Mais bon, pour l'instant, elle n'en ressentait pas encore la force. Sa gorge lui brûlait, et son ventre continuait à la faire souffrir. L'irlandais n'y était pas allé de main morte, et le fait qu'elle était une pauvre femme sans défense n'y avait rien changé du tout. Toutefois, elle s'efforçait de faire bonne figure, et de toute manière, c'était l'état de Kazuki qui lui importait le plus. La sincérité de ses mots la troubla et l'inquiéta, mais avant qu'elle n'ait pu lui demander où il avait mal, il s'expliqua de lui-même. Sans avoir besoin de réfléchir longtemps, la demoiselle comprit ce qu'il avait voulu dire, ou tout du moins, elle saisit l'essentiel. C'était donc sa faute sur toute la ligne. Elle le lui avait dit ! Elle était trop faible pour se tenir près de lui, lui qui était son exact opposé si on y réfléchissait un peu. L'épéiste courageux et valeureux, face à la petite bibliothécaire frêle et candide. Deux conceptions différentes du monde, deux passés éloignés. Et pourtant, il y avait ce lien indéniable qui les unissait, ce merveilleux lien qui était la cause de la douleur de Kazuki. Alors qu'elle commençait à se maudire intérieurement d'être aussi faible, elle sentit que le japonais l'attirait contre lui en une brève embrassade, après lui avoir essuyé le sang séché qui maculait sa lèvre et son menton.

    Bien qu'il fut très court, cet instant tendre apaisa la tempête qui avait éclaté sous son crâne, lui permettant de relâcher d'un cran la pression. Mais était-ce un bien ? Aussitôt, les brûlures qui lui torturaient le cou se firent insupportables et la démone fit d'immense efforts pour ne pas laisser transparaître son mal. La dernière chose qu'elle souhaitait était que le bretteur s'inquiète à son sujet. Elle ne le méritait pas, pas plus que les deux dehors ne méritaient d'être punis par l'épée. Les grandes mains du jeune homme s'emparèrent des siennes alors qu'il se reculait légèrement, lui demandant si elle avait mal. Esquissant un pâle sourire, elle leva vers lui son regard inexpressif et faillit secouer négativement la tête. Elle se retint juste à temps, un peu plus et elle aurait souffert le martyr.

    " Ce n'est rien, ça passera d'ici quelques minutes. " assura-t-elle d'une voix faussement naturelle et qui ne trahissait pas son véritable état." Je vais juste me rafraîchir un peu, j'arrive. "

    Sans se départir de son sourire léger et incertain, Elysabeth lui lâcha doucement les mains et s'éloigna en direction de sa petite salle de repos. Elle ferma la porte derrière elle, et elle dut immédiatement se retenir au plan de travail pour ne pas s'écrouler. Peut-être qu'elle n'aurait pas dû se séparer de lui, pas aussi rapidement après ce qu'il venait de se passer. Mais elle ne pouvait se permettre de défaillir devant lui. Elle devait se rincer le visage, un peu d'eau lui remettrait les idées en place. Malgré ses jambes tremblantes, elle parvint à se porter jusqu'au petit évier surmonté d'un miroir. Faisant couler un peu d'eau dans le creux de ses mains, elle s'asperge le visage, et, en relevant la tête, constate avec effroi les marques qui commençaient à apparaître autour de son cou. Dix hématomes violacés, dix doigts qui bloquaient sa respiration et la plongeaient souvent dans l'horreur. Ces marques, jamais elle n'aurait voulu les revoir. Relevant les yeux, elle croisa le regard de son reflet et manqua de crier. Ce qu'elle voyait, c'était le regard fou de celui qui avait été son époux au moment où il l'avait étranglé. Déboussolée, la démone sentit ses jambes se dérober sous elle et se retrouva donc à terre, les yeux agrandis par la peur. Sa propre main entoura son cou, et peu à peu, elle serrait, serrait, serrait d'elle-même, comme si cette main avait sa volonté propre.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Dim 3 Mar - 3:11

La jeune femme semblait complètement perdu. Les paroles de Kazuki qui c'était voulu réconfortante n'avaient rien donné. Elysabeth était dans un état de "choc" et elle n'arrivait pas à reprendre ses esprits. Elle ne pouvait le tromper, lui qui avait déjà vu un grand nombres de personnes dans cet état. Il imaginait tout ce qui pouvait passer dans sa tête. Au vu de l'heure qu'il était, ils avaient dû se faire avoir et la réunion de lecture n'avait été qu'un leurre. Elle devait donc s'en vouloir de s'être fait berner de la sorte par la Succube. D'ailleurs, il se doutait qu'elle ne reviendrait sans doute plus jamais à la bibliothèque après avoir subit une telle défaite. Le Hongroise avait donc perdu une fidèle, même si Abbie ne serait pas une grand perte. En tous cas, elle ne devait pas tout prendre sur ses épaules. Au contraire, Kazuki aurait dû fleurer le piège avant même que tout cela ne se produire. Toute ses années à rester loin des conflits lui avait fait perdre les bonnes vieilles habitudes. C'est ce qu'il pensait, même si la vérité était tout autre... Car en réalité, il perdait son sang froid à chaque fois qu'il s'agissait d'elle. Il souhaitait tellement la protéger qu'il perdait parfois sa capacité de déduction. Bref, ce n'était pas non plus un détective et rien ne dt qu'il aurait découvert le piège. Elysabeth avait été soulagé par le fait qu'il ne veuille pas s'occuper des deux démons et leurs infligés une plus lourde défaite. Il ne voulait pas les humilier en publique, ce n'était pas dans sa manière de faire. Il souhaitait seulement s'occuper de leurs cas pour s'assurer qu'ils ne reviennent plus troubler leurs quotidien.

Kazuki venait de lui dire qu'elle comptait pour elle et que sa seule douleur le faisait souffrir. Il n'aurait sans doute pas dû lui dire cela comme ça. Elle pouvait maintenant se dire qu'elle était l'origine de son mal être. C'était faux ! Il s'inquiétait pour elle, c'était normale puisqu'il... Enfin, il avait des sentiments pour elle. Si elle était doué pour mémoriser les choses et créer des objets à volonté, jouer la comédie n'était vraiment pas son domaine. elle était... peu doué et il était facile pour le Japonais de savoir si elle lui mentait ou non. Les blessures qu'elle avait reçu ne semblait toutefois pas très grave. elle n'avait aucune marque apparente sur son visage, signe qu'elle n'avait pas reçu de coups. Toutefois, certaine marque n'apparaissait réellement que quelques minutes plus tard. Son léger sourire ne lui disait rien. Il l'avait déjà vu sourire joyeusement, mais cette fois, c'était complètement différent voir même l'opposé. Elle lui lâcha les mains avant de vouloir partir se rafraichir. Intrigué, l’épéiste n'allait pas la laisser seul. Elle avait certainement besoin de son soutien maintenant. Il ne fallait pas oublié qu'elle était assez fragile et que le moindre évènement le concernant semblait la faire terriblement souffrir. Elle se dirigea vers la salle de repos laissant Kazuki seul devant la porte. Il c'était assuré que personne ne puisse entrer avant de la rejoindre dans sa petite pièce.

Arrivé devant la salle, la porte était fermé. Étrange... voulait-elle lui cacher quelque chose ? Il devait "l'espionner" et éviter qu'elle ne puisse le voir directement, de cette façon, il était certain de pouvoir savoir ce qui se passer. Ouvrant la porte légèrement sans la faire grincer, il observa la jeune femme qui était devant un miroir, le regard terrorisé comme lorsqu'elle avait vu son sang. non, cette fois c'était bien pire ! Elle semblait traumatisé et lorsque le Japonais se pencha plus attentivement sur elle, il aperçu des traces autour de son cou ! Ce genre de marque ! Aucun doute là-dessus, on avait essayé de l'étrangler ! Il savait ce que l'on ressentait lorsque l'on était confronté à ce genre de situation, sentir son souffle diminuer et ses forces s'abandonner... Le mains serrés, Kazuki était dans une colère noir ! Jamais il n'avait autant haït une personne et il était décidé à partir décapité le jumeau de la succube et le jeter dans la lave qui traverser le manoir. Cependant, quelque chose l'empêcha de partir découper le corps de l'agresseur. Elysabeth avait eu une réaction plus que surprenante ! Elle se mit à maintenir son cou comme si elle voulait se donner elle même la mort ! Pourquoi ?! Elle avait était si affecté que ça ?! Dire que ce démon venait de gravé cet agression dans l'esprit de celle qu'il aimait. Sans réfléchir, Kazuki se rua vers la jeune femme avant d'attraper ses poignets sans lui faire mal et de retirer ses mains de sa gorge.

" Ely ! "

Une fois ces mains retiré de son coup, il la plaque contre lui en poussa la tête de la Hongroise sur son torse. Elle avait le visage mouillé, elle venait très certainement de se rincer le visage. elle tremblait... et il venait de comprendre qu'elle venait de subir un traumatisme. Il haïssait tellement le démon pour ce qu'il lui avait fait subir ! Il aurait tellement souhaitait aller le découper en petit morceau, mais il devait se contrôler. Il ne pouvait pas laisser Elysabeth toute seule ici.

" Tout va bien Ely... Je suis là, tout va bien. Calme toi, je ne laisserais plus personne te faire du mal. "

Le Japonais c'était agenouillé pour être à peu près à sa hauteur et la garder dans ses bras. Il posa ses yeux vers les marques tout autour du cou de la jeune femme avec un regard d'impuissance. Encore une fois, il n'avait pas pu protéger la personne qui comptait pour lui... S'ils avaient été dans le monde réelle, elle serait sans doute morte à l'heure qu'il est. Il s'en voulait terriblement et était tellement heureux de pouvoir la prendre dans ses bars et de sentir son cœur battre contre lui.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Jeu 7 Mar - 9:40

    Comme à chaque crise, son cœur s'emballait et les images défilaient cruellement sous ses yeux, en une danse lugubre et mentalement douloureuse. Elle se revoyait, impuissante, étendue sur le sol, écrasée par le poids et la force de son ancien époux. Ses jambes demeuraient inertes, seuls ses bras se débattaient mollement, affaiblis par la maladie ainsi que par le manque d'air. A cette époque, elle n'avait pas eu l'énergie suffisante pour se sauver, et même si elle l'aurait pu, ce n'était pas dit qu'elle aurait réussi. Son envie de vivre était inexistante autrefois. Mais aujourd'hui, elle avait eu le courage, ou plutôt, elle était parvenu à se libérer parce qu'elle avait eu la volonté d'agir et de porter secours au japonais. Mais maintenant que l'adrénaline était retombée, maintenant qu'elle avait vu les marques, la jeune femme avait replongé dans son douloureux passé, incapable de détourner son attention de ces hématomes qui mettraient des jours à disparaître. Et bien sûr, elle ne parvenait pas à se contrôler. Elle sentait ses propres doigts s'enfoncer dans sa chair, mais elle avait l'impression que ces mains ne lui appartenaient plus : c'était à nouveau lui qui, dans un moment de folie, était revenu pour l'étrangler une fois de plus. Et cette fois, il n'allait pas la louper, il allait l'effacer totalement. C'était sans doute sa punition pour avoir pensé aussi souvent à mettre fin à ses jours ou à ceux du fou à qui on l'avait marié, c'était son châtiment et elle devait l'accepter. De toute manière, elle ne pouvait pas faire autrement, son esprit dérivait.

    Mais brusquement, une voix lointaine l'interpella. Déboussolée, la demoiselle ne parvint pas à associer un nom à ce ton inquiet qui lui était pourtant tellement familier. Comme dans un rêve, elle sentit qu'on lui prenait les poignets et qu'on l'obligeait par la même occasion à lâcher son cou. Se débattant légèrement, elle ne pu toutefois résister à la douce poigne qui se transforma en étreinte protectrice et apaisante. Les paroles qui suivirent résonnaient faiblement à son oreille, mais se faisaient tout de même plus proches. Sa première idée fut qu'il s'agissait de son frère, après tout, il avait toujours été là pour la soutenir et la protéger. Cependant, la part de logique de son esprit n'était pas d'accord. Velten ne pouvait être ici, d'ailleurs, '' ici '' ce n'était pas le monde des vivants, mais le Manoir. Et au Manoir, il y avait... Incapable de réfléchir plus longtemps, Elysabeth laissa son visage plaqué contre le torse masculin, respirant encore difficilement pendant quelques secondes. Ses esprits lui revenaient peu à peu, mais tout était encore assez embrouillé. Sa mémoire, manquant d'oxygène, mélangeait légèrement le passé et le présent, laissant persister son angoisse.

    " Je suis désolée, Dàvid, je suis terriblement désolée... " murmura-t-elle d'une voix chevrotante, brisée par la peur.

    Pendant plusieurs secondes, elle continua à chuchoter ainsi des excuses, mêlant parfois quelques termes hongrois à ses phrases. Son corps tremblait par moments, mais elle avait cessé de s'agiter, elle commençait même à s'apaiser et à reprendre le contrôle. Sa respiration se fit moins hachée, moins sifflante. Et finalement, elle finit par se souvenir. Ce n'était pas son ex-mari qui était la cause des marques qui ornaient son cou, mais un démon qu'elle était parvenue à assommer juste à temps. Et ce n'était pas Velten, et encore moins Dàvid, qui la tenait serrée contre lui, mais bien Kazuki, l'homme pour qui elle avait eu la force d'agir et de se sauver. Doucement, elle releva la tête, posant son regard sur le visage inquiet du jeune homme. Dire qu'elle avait voulu le préserver de tout ça, de ces crises idiotes qui pouvaient la saisir selon certaines circonstances. Elle imaginait ce qu'il devait penser, il cherchait sans doute une raison de partir car après tout, qui voudrait s'embêter avec une personne aussi instable et faible ? N'importe qui laisserait tomber, surtout que rien ne pouvait l'en guérir... C'était la même chose du temps où elle était vivante et constamment malade : au début, on s'inquiète, et à force, on se lasse. Mais là n'était pas ce qui l'importait le plus, elle s'inquiétait de se dire que l'épéiste allait s'éloigner, sans doute de manière définitive. Il avait beau lui promettre qu'il allait la protéger, la démone était un véritable aimant à ennuis. Il se lasserait, c'était obligé.

    Toutefois, Elysabeth ne chercha pas à se détacher de l'enlacement rassurant du japonais, elle ne voulait pas perdre une seule seconde passée au creux de ses bras. Elle avait l'effroyable conviction qu'il allait s'en aller, aussi désirait-elle profiter au maximum de sa présence chaleureuse, au risque de rendre la séparation encore plus difficile à supporter. On pouvait voir de la sincérité à travers son inquiétude, peut-être disait-il vrai quand il lui promettait que personne ne la blesserait à nouveau, mais la demoiselle ne pouvait s'empêcher de penser qu'il finirait par craquer un jour ou l'autre. Et puis, c'état sa faute à elle si elle était dans un tel état. Si seulement elle avait été plus forte... Une larme salée perla au coin de son regard avant de rouler lentement sur la courbe de sa joue.

    " Ne me laisse pas, s'il-te-plaît... C'est égoïste, je sais... Mais ne pars pas... "

    Sa voix tremblait et faisait tressaillir certains mots, elle était sur le point d'éclater en sanglots. Mais il n'y eut aucune autre larme, aucune autre paroles sentimentales. Éreintée, la hongroise se sentit soudainement happée par le sommeil et tomba inconsciente contre Kazuki.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Jeu 7 Mar - 21:12

La demoiselle était complètement perdu, son esprit était plongé dans un monde dont il ignorait l’existence. Que devait-elle se dire en ce moment ? qu'elle était passé à deux doigt de trépasser ? Non, c'était autre chose. Tout les habitants du manoir ne se soucier plus de perdre la vie car aucun d'eux ne pouvait plus mourir. Elysabeth avait beau être naïve, elle était très certainement au courant de cela. Ce traumatise devait être liée à sa vie antérieur. Il ne pouvait pas le certifier, mais c'était la première chose qui lui était venu à l'esprit. Kazuki n'avait jamais vu la hongroise dans un tel état. Il était très inquiet, il ne voulait plus la voir ainsi. L'épéiste n'avait pas tenu parole et n'avait pu la protéger. Mais... c'était la dernière fois qu'il l'a laissé seule ainsi. Sa voix semblait avoir était assez puissante pour la sortir de son mal être. Malgré ça, ces membres tremblaient toujours autant. Le Japonais la serrer contre lui de façon à diminuer ces tremblements. Elle ne pouvait sortir de son étreinte, il était bien trop fort pour elle et il ne voulait pas la voir continuer à s'étrangler. Son souffle se faisait de plus en plus régulier... Elle avait l'air de reprendre petit à petit ces esprits.

Aussi surprenant que cela pouvait paraitre, Elysabeth s'excusa, mais non pas envers lui ! Envers un dénommé Dàvid. Qui était-il ? Était-ce le prénom de son frère ? Ou bien d'une autre personne qui avait trouvé refuge dans son cœur. Il aurait été stupide pour lui de demander qui était ce Dàvid. Toutefois, il se sentit tout de même un peu trahis de l'entendre parler d'un autre homme. Cet individu devait sans doute compter beaucoup plus pour elle... Pendant plusieurs secondes elle continua à s'excuser, notre jeune héros se contenta de la laisser dans ses bras pour la réconforter et la protéger. Il voulait lui montrer qu'elle était importante pour lui même si cela ne semblait pas réciproque, ou du moins, elle n'arrivait pas à oublier ce Dàvid. Un homme qui avait l'air de lui tenir à cœur. Elysabeth avait finit par s'agiter, elle était redevenu tranquille, calme mais son visage afficher toujours un visage terrifié. Il lui fallut tout de même un instant avant de se reprendre et de constater qu'il n'était pas son Dàvid mais qu'il s'agissait de Kazuki. D'un léger sourire, il se voulait protecteur, même s'il aurait bien aimait ne jamais entendre ce nom. Un petit pincement au cœur l'avait transpercer. Toutefois, il n'avait rien laisser voir, pour le moment, le plus important était qu'elle se calme.

Après ce brève regard, elle s'installa confortablement dans ses bras. Elle avait l'air de vouloir y rester... Il est vrai que Kazuki était fort et qu'il valait mieux l'avoir de son coté... C'est certainement ce qu'elle devait se dire. Rester auprès de lui... faire en sorte qu'il s'attache à elle pour qu'il puisse la défendre... En tous cas, ce Dàvid semblait lui être resté en travers de la gorge. Enfin... il se faisait peut-être des idée... ou du moins, c'est ce qu'il voulait croire. Elle finit par laisser des larmes couler le long de ces joues. Elle avait l'air complètement ailleurs et déboussolé. Elle finit par lui demander de ne pas la laisser... Comment pouvait-il la laisser ? De toute manière, ce n'était pas dans ses intentions de partir. Même s'il ne savait pas vraiment comment se comporté avec ce nouveau venu "Dàvid" qui semblait avoir une place importante dans son esprit. Étrangement, elle finit par perdre conscience, certainement à cause des coups et de l'effort qu'elle avait dû produire il y a peu. Kazuki prit alors la peine de prendre les clé qui était sur elle avant de les glisser dans l'une de ces mains. Il porta délicatement la jeune femme pour éviter de la brusquer et de la réveiller. D'un pas lent il se redit au coin détente avant de l'allongé sur le plus grand canapé. Il retourna devant la grande porte avant de la verrouiller et de retourner auprès de la Hongroise.

Il n'avait pas eu le temps de lui répondre et de lui assurer sa présence, mais ce n'était guère important... Puisqu'il était toujours là. Il déposa les clés sur la petite table avant d'aller s'asseoir près d'elle. Il prit la peine de lui décaler une mèche qui était sur son visage avant de s'allonger à son tour auprès d'elle. Il ne faisait certes pas froid, mais il se disait... qu'elle aurait peut-être besoin de lui à son réveil. Il plaça une main sur sa taille en restant allongé de coté, puisqu'il n'y avait pas de place pour eux deux. Il resta collé à elle et ferma à son tour les yeux...
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Lun 11 Mar - 11:40

Le décor était le même que dans chaque rêve, c'était toujours le même fauteuil installé sous la même fenêtre. Rien ne changeait. Son regard balayait inlassablement l'extérieur alors que le reste du monde vivait paisiblement. Comme à chaque fois, un livre était posé sur ses genoux, ouvert sur l'illustration d'une princesse et d'un prince entourés de tulipes, filant le parfait amour dans cet univers irréel qu'est le conte. Ce n'était qu'un songe, mais tout lui paraissait terriblement vrai, et bien qu'elle savait inconsciemment ce qui allait se passer, elle ne s'angoissait pas. Ce serait juste un cauchemar de plus, elle allait revivre ses derniers instants, pour ne pas changer. Dès qu'elle tournerait la tête, elle croiserait un regard dément et sentirait un étau s'emparer brusquement de sa gorge. Après plusieurs siècles, on finissait par s'y habituer et par accepter ce genre de souvenir qui vous ronge jusque dans votre sommeil. Il fallait bien ça, sinon elle aurait déjà perdu l'esprit depuis longtemps. Finalement résolue, la jeune femme tourna la tête et, surprise, ouvrit de grands yeux. Aucune main ne vint enserrer son cou, et ce n'était pas étonnant puisque la personne qui se tenait devant elle n'était pas quelqu'un qui lui ferait du mal. Elle regarda le sourire qui lui était adressé, et bien qu'il s'agissait d'un rêve, elle avait vraiment l'impression que sa poitrine se comprimait sous le coup de l'émotion et du bonheur. Soulagée, elle se redressa légèrement, et, dans un sourire, interpella la personne qui se tenait devant elle.

    " Kazuki... " murmura-t-elle faiblement tout en entrouvrant les paupières.

    Les yeux encore collés par le traître sommeil, la demoiselle observa sans bouger le plafond de la bibliothèque pendant plusieurs secondes. C'était la première fois que son cauchemar prenait une tournure aussi douce, et malgré que son esprit soit encore assez confus, elle ne pouvait s'empêcher d'y réfléchir sérieusement. Le japonais avait apparemment pris énormément de place dans sa tête, ce qui n'était pas du tout un mal en soit, mais... Et si elle n'était pas à la hauteur ? Ce qui s'était passé plus tôt montrait bien qu'il méritait mieux qu'une faiblarde dans son genre. Mais en même temps, elle ne voulait pas se séparer de lui. Ce qui, pour un regard extérieur, était totalement réciproque, mais la jeune femme était définitivement trop inexpérimentée pour s'en rendre compte. Doucement, elle pris conscience de ce qui l'entourait. Elle sentit un poids endormi qui lui enserrait la taille, et elle remarqua qu'elle était blottit contre quelque chose de chaud et d'apaisant. Ce quelque chose était même un quelqu'un. Timidement, elle regarda sur le côté et tomba nez à nez avec l’épéiste. Et jamais cette expression n'avait été aussi proche de la vérité. Le bout de son nez frôlait celui de l'homme, ce qui faillit la faire se reculer brusquement. Mais elle se retint. Il avait les yeux clos, sans doute s'était-il lui aussi fait avoir par Morphée. Cependant, ce ne fut pas la seule idée qui jaillit dans sa tête.

    Il était resté. Il aurait pu la laisser dans le canapé et la laisser ainsi, seule. Mais il n'en avait rien fait, et il était même là, tout contre elle. L'étonnement laissa place à un petit sourire qui illumina le visage de la démone. Si elle était heureuse ? Comme ne pas l'être ! Même s'il était resté par obligation morale - peut-être suivait-il un code de l'honneur ? - elle appréciait sa présence. Sans gestes brusques, elle se mit également sur le côté, lui faisant ainsi face. Il paraissait tellement paisible ainsi, et elle repensa brièvement à la veille, quand elle s'était également laissé avoir par le sommeil. Il n'était pas non plus parti. Sans doute se trompait-elle, mais peut-être qu'il l'appréciait véritablement malgré tout. Enfin ! Elle ne le saurait jamais, et ce n'était pas le moment de se tourmenter l'esprit avec ce genre de détails. Son regard émeraude courait sur le visage du bretteur, s'imprégnant de ses traits, de son expression qui semblait indiquer qu'il dormait, ou tout du moins, qu'il se reposait. Sans parvenir à se contrôler, Elysabeth fut saisie par une soudaine envie : elle posa sa main sur la joue du jeune homme avec une douceur infinie et alla lui embrasser le front du bout des lèvres. Ce n'était pas grand chose pour une personne normale, mais elle s'en sentait tout de même assez étrange. Elle n'avait pas du tout l'habitude de se trouver aussi proche d'un homme et encore moins de se conduire ainsi envers lui. Mais il dormait, n'est-ce pas ? Il n'allait pas le remarquer...

    Et s'il ouvrait soudainement les yeux, qu'allait-elle pouvoir dire pour se justifier de ce geste ? Elle n'en savait rien, elle improviserait, même si elle risquerait de ne pas réussir. Peu importe, elle se sentait bien ainsi, pelotonnée dans ses bras, rassurée qu'il s'agisse de lui et de personne d'autre.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Mar 12 Mar - 22:43

La fatigue venait de s'emparer de tout son être. Sans se rendre compte de son état de fatigue, il sombra dans le sommeil. Il n'avait pas beaucoup dormit la veille. Un cauchemars l'avait empêché de terminer sa nuit. L'épéiste se sentait bien au coté de la jeune femme. La sentir près de lui apporté un confort non négligeable. Il aimait sa présence et sentir son doux parfum. C'était sans doute cette bonne sensation qui l'avait bercé et envoyé au pays des rêves. A chaque fois qu'il fermait les yeux, le Japonais rêvait de sa vie antérieur. De ce passé qui lui collait tellement à la peau. Toutefois... cette sieste fut différente. Il n'avait plus sa tête à penser à ça. La seule chose qui avait prit place dans son esprit était Elysabeth. La Hongroise c'était emparé d'une grande partie de son coeur. Lui même était étonné de s'être attaché aussi rapidement à une autre personne et surtout à une démone. Pour lui, les habitants du manoir étaient tous maléfique. Il se rendait compte à quel point il avait idiot de penser cela. Dorénavant, il allait faire un effort avec tout le monde. Essayer de discuter avant d'en venir au main. Cela allait sans doute être difficile au début, mais tant qu'Elysabeth sera là pour lui rappelait, alors rien n'était impossible. Il voulait rester auprès d'elle pour toujours...

Kazuki avait l'air apaisant et complètement reposé. De quoi pouvait-il bien rêver ? Sans doute de quelque chose d'agréable. Pour une fois, il avait laissé les combats et les guerres derrières lui. Il ne voyait plus ses derniers combats défiler dans son esprit. La seule chose qu'il voyait était cette demoiselle aux cheveux émeraude. Cela pouvait paraitre étrange, mais son rêve n'était autre que ce qu'il avait vécu aujourd'hui, la balade et la rencontre avec son frère. Il ne sentit même pas la main lui toucher la joue, il était vraiment bien endormit ! Ce qui 'était bien étrange, lui qui ne dormait pas beaucoup et qui se réveiller pour le moindre petit bruit. Cependant, sa conscience savait qu'il était à l'abri, loin des combats et de tout ces conflits. Il était en sécurité au coté de la hongroise. Il savait qu'elle prendrait soin de loin... Cependant, lorsque ces lèvres touchèrent son front, il sortit de son sommeil. Un réveil plutôt doux qu'il n'avait pas pour habitude de connaitre. Pour une fois qu'il pouvait tranquillement reprendre ses esprits. Les yeux toujours fermés, il commencé à reprendre connaissance. Il était encore un peu fatigué, mais rien d'insurmontable. Doucement, il ouvra les yeux pour retrouver le visage de la jeune femme face à lui. Elle le regarder droit dans les yeux. D'un petit sourire il se rapprocha légèrement sans pour autant que leurs visages ne se touchent. Il déplaça sa main qui était sur la taille de la hongroise pour la remonté près de ces côtes.

Elle était couché sur le coté tout comme lui. Elle avait toujours ces marques sur son cou, mais cela n'avait plus l'air de la perturber. Il était heureux de la voir dans cet état, elle avait l'esprit tranquille et reposé, il avait bien fait de la porter jusqu'ici. Le regard chaleureux, le japonais observa la hongroise quelque instant, voir un si beau visage au réveil était des plus agréable. Il voulait le voir plus souvent... mais bon... ce n'était pas tout les jours qu'il allait avoir la chance de se reposer de la sorte à ces côtés.

" Tu as l'air d'aller mieux, je suis soulagé. "

Il ne lui avait pas parlé de Dàvid, car il n'en voyait pas l'interêt. Il voulait qu'elle oublie tout ce qui c'était passé pour se consacrer à autre chose. Il se rapprocha d'elle en posant son front contre le sien tout en gardant son beau sourire. Il pouvait sentir son souffle et sa respiration. Il aimait cette sensation de proximité lorsqu'il s'agissait d'elle. Il n'arrivait pas à expliquer cette envie soudaine.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Jeu 28 Mar - 10:03

    Alors qu'elle s'était attendue à une petite remarque, une phrase qui lui ferait savoir qu'elle était trop proche, trop collante, le japonais se contenta de lui sourire doucement alors qu'il sortait de son sommeil. Il avait l'air reposé, et bien plus serein que la veille ; cette petite sieste improvisée avait apparemment été bienfaitrice pour tous les deux mais... La jeune femme ne parvenait plus à se souvenir du pourquoi et du comment elle s'était endormie. Ce n'était pas comme si elle avait demandé à se coucher ou comme si elle s'était sentit fatiguée. Et bien sûr, pas moyen de se rappeler quoi que ce soit. La dernière chose que sa mémoire voulait bien lui présenter était le moment où elle avait tout installé pour... Pour quoi d'ailleurs ? Un élancement soudain lui tirailla les tempes, mais la démone ne laissa rien paraître. Elle ne s'en inquiétait même pas, ses souvenirs reviendraient d'eux mêmes, se forcer à réfléchir ne ferait qu'amplifier son mal de crâne. Et puis, ce n'était pas ce qui l'important le plus à l'instant présent, ce qu'elle voulait, c'était que Kazuki conserve ce sourire qui lui seyait comme un gant. Quand il remonta sa main de ses hanches à ses côtes, la demoiselle ne pu s'empêcher de frissonner légèrement. Non pas que cela soit désagréable, loin de là, mais elle n'avait simplement pas du tout l'habitude de se laisser ainsi toucher par un homme. Ce qui était normal après tout, puisque d'ordinaire elle associait ce genre de geste à des pensées malveillantes. Mais de la part de l'épéiste, elle savait et sentait qu'il n'avait pas de mauvaise idée en tête.

    Ses paroles étonnèrent Elysabeth, qui ne pu dissimuler la pointe d'interrogation qui scintilla dans son regard. Elle allait mieux ? Par rapport à tout à l'heure ou à hier ? Le truc, c'était qu'elle ne se rappelait presque pas de leur après-midi. Elle se souvenait avoir passé une superbe matinée, dans les jardins du monde commun aux anges et aux démons, et ce en compagnie du bretteur. Mais après, c'était le vide total, le néant intersidéral. Et rien que d'y penser, son mal de tête s'aggrava légèrement, sans toutefois devenir insupportable. Extérieurement, elle ne laissait toujours rien transparaître, il n'était pas question d'inquiéter le jeune homme avec ce genre de détail futile. Un petit sourire embarrassé illumina son visage alors que Kazuki s'était rapproché et avait collé son front au sien. Son souffle balayait son visage avec légèreté, et étrangement, elle trouva cela agréable. Et sans comprendre pourquoi, elle sentit son rythme cardiaque s'emballer et se lancer dans un solo de djembé endiablé. La bibliothécaire se rendit alors compte qu'elle caressait toujours la joue du japonais, et alors qu'elle s'apprêtait à retirer sa main, elle se décida à la laisser là où elle était, enfin, elle la déplaça tout de même pour aller la passer délicatement dans la chevelure naturellement ébouriffée de l'épéiste. Bien sûr qu'elle était gênée ! Mais d'un autre côté, elle se sentait tellement bien ainsi, à ses côtés. Et elle sentait qu'elle pouvait agir de la sorte, qu'il n'allait pas lui en faire le reproche. C'était étrange, mais c'était ainsi.

    " Si tu le dis, je devais être vraiment fatiguée parce que je ne me rappelle même pas m'être allongée ici. " dit-elle en riant doucement.

    Sans rien ajouter de plus, la demoiselle pressa sa main dans les cheveux du brun, et se blottit instinctivement contre lui, de manière involontairement voluptueuse. Elle avait retrouvé son air enfantin, et ce pour la simple raison qu'elle ne se rappelait plus des marques qui striaient sa gorge, ni de la douleur qui lui avait percé l'estomac quand elle avait reçu le coup de poing cruel de l'irlandais. En vérité, elle ressentait encore des picotements désagréables, mais elle préférait ne pas en tenir compte, puisqu'elle ne voulait pas alarmer le japonais. Fermant les yeux, elle laissa son visage près de celui de Kazuki, appréciant la chaleur réconfortante qu'il dégageait. Il n'était pas question de s'inquiéter pour si peu, n'est-ce pas ?

    " Merci d'être resté... "

    La démone avait chuchoté cela d'une petite voix timide mais empreinte d'une grande reconnaissance. La présence du japonais était bizarrement devenue très importante pour elle, et même s'il possédait une arme effrayante, même s'il n'était pas poétique ou d'une culture exemplaire, elle aimait être à ses côtés. Elle se sentait vivre quand il était là. Aussi étrange que cela puisse paraître, en quelques jours, en quelques heures, il avait pris une place immense dans son coeur...
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Jeu 28 Mar - 23:35

Choc émotionnelle ou autres ? La demoiselle semblait ne plus se souvenir de ce qui venait de se passer il y a maintenant quelques heures. Pourtant, elle avait été tellement secoué qu'elle aurait dû s'en souvenir. Lorsqu'un tel traumatisme touché l'être humain, celui-ci ne pouvait s'empêcher de voir continuellement ces images défiler dans sa tête. On pouvait aussi imaginer que son esprit avait inconsciemment rejeté ces images pour lui permettre de passer à autre chose. Dans tout les cas, c'était du passé. Le principale était qu'elle semblait allait mieux et cela suffisait à le combler. Cependant, il avait peur de sa réaction si elle venait à se rappelait ce qui c'était passé. Mieux valait rester près d'elle pour le moment. L'épéiste se laissait toucher par la douce main de la demoiselle. Le visage près d'elle, il observa son petit sourire avant de sentir son souffle se mélanger au sien.

" C'est normale, c'est moi qui t'ai porté jusqu'ici, tu t'étais endormis."

Elle finit par se blottir contre lui surement gênée de l'avoir contraint à la porter une nouvelle fois. Elle avait l'air d'avoir vraiment retrouver ses habitudes qui la rendait si particulière. Les yeux fermés, elle dirigea une nouvelle fois son visage près du sien. Il n'y avait pas à dire, elle avait vraiment pris une place importante dans son esprit. Toute ses pensés n'étaient tournés que vers elle. Elle le remercia d'être resté près d'elle. C'était un plaisir partagé, ce n'était pas que pour elle qu'il avait fait ça, c'était surtout pour lui, il avait voulu être à ses cotés.

" Ne me remercie pas... je... "

Il sentit alors sa main sur les côtes de la jeunes femme et finit par rougir en se demandant pourquoi ses doigts étaient ici ! Lui même n'aurait jamais posé la main sur elle ! D'autant plus que cette proximité et que ces mots ne l'aidait pas à garder son calme. Tout à coup, son rythme cardiaque s'accéléra sans qu'il ne puisse contrôler grand chose. Que devait-il faire à ce moment là ? Qu'est-ce que Antoku aurait fait ? Il aurait fait... Non ! Kazuki n'était pas comme lui, de plus il ne pensait pas à ce genre de chose, surtout pas avec Elysabeth. Cependant... Il avait une soudaine envie de lui voler un nouveau baiser... Cette fois, il voulait vraiment se rapprocher d'elle. Non mais ! Qu'est-ce qu'il racontait ! Les joues rouge comme une tomate, il retira soudainement sa main du corps de la bibliothécaire pour la placer derrière lui et se redresser. Malheureusement ! Rien de tout cela ne se produisit, en effet, le canapé était bien trop petit et la main d'appuis de Kazuki ne fit que passer à travers le vide ! Il tomba alors à la renverse en évitant d'entrainer la Hongroise avec lui. Son crâne percuta alors le sol et il plaça rapidement l'une de ses main derrière la tête.

" Aie... ça fait mal. "

Vraiment ? Lui qui avait pour habitude de se faire trancher le corps par toutes sortes d'armes semblait souffrir après être tombé du canapé. Il avait complètement oublié qu'ils n'étaient pas sur un lit ou un terrain plat comme tout à l'heure près des fleurs. Il posa son regard avec l'air idiot vers la bibliothécaire,

" On dirait que c'est un peu trop petit pour nous deux. "

D'ailleurs, en regardant à travers la fenêtre, on pouvait voir que le jour commençait déjà à disparaitre. Ils avaient donc passé toute leurs après-midi à dormir. Cela n'allait pas l'aider à trouver le sommeil pour cette soirée, lorsque le Japonais dormait trop, il était capable de rester éveiller toute la nuit malgré lui. Kazuki avait gardé une main derrière la tête là ou il avait percuté le sol. Il allait sans doute avoir une petite bosse mais qui ne tarderai pas à disparaitre. Il était plutôt inquiet pour elle, si elle venait à retrouver la mémoire d'ici cette nuit, elle risquait une nouvelle fois de perdre la tête et de s'étrangler. Peut-être devait-il lui rappelait les évènement qui c'était produit et pourquoi pas lui parler de ce Dàvid.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Jeu 4 Avr - 9:22

    Quand il lui avoua qu'il l'avait porté jusqu'au canapé, la demoiselle sentit aussitôt ses joues s'empourprer légèrement. Cela commençait à devenir une habitude... Mais était-ce un mal ? Il ne semblait pas particulièrement dérangé d'avoir dû la porter, il avait déjà dû en faire de même la veille, alors qu'elle s'était assoupie sans s'en rendre compte. Et puis, ce n'était pas comme si elle était lourde, malgré une vigueur retrouvée dans la mort, son corps demeurait léger et sa constitution frêle. Il en avait toujours été ainsi. Dans un élan de nostalgie, son esprit lui envoya l'image de son frère, la serrant dans ses bras avant de la déposer dans son lit, après qu'elle eut perdu soudainement l'équilibre dans un moment de faiblesse. A l'époque, ses jambes se dérobaient souvent dès qu'elle restait trop longtemps debout, si bien qu'au bout de quelques années, elle s'était vue confinée dans un fauteuil qu'elle devait quitter le moins possible. C'était une double, voire une triple prison. D'abord les murs, ensuite le fauteuil, enfin son propre corps. Mais c'était du passé tout ça, et cela ne la regardait plus. D'autant qu'étrangement, les sensations provoquées par la proximité de Kazuki n'avaient rien à avoir avec ceux qu'elle avait pu ressentir auprès de Velten. Non, c'était même carrément différent. Pourquoi son cœur s'emballait-il ainsi ?

    Avec un certain étonnement, elle vit l'épéiste se mettre à rougir sans aucune raison apparente. Que lui arrivait-il ? Il s'étouffait ? Lui adressant un regard inquiet, elle s'apprêtait à lui demander ce qui n'allait pas, mais il se redressa brusquement, ou plutôt il essaya, mais le canapé n'était pas aussi large qu'il l'avait apparemment imaginé. Impuissante, la demoiselle le vit basculer vers l'arrière sans pouvoir faire quoi que ce soit. Ouvrant de grands yeux anxieux, elle se redressa à son tour pour le regarder. Elle avait très nettement entendu sa tête heurter le sol, et même si elle aurait aimé avoir eu une hallucination auditive, elle ne pouvait que constater que le jeune homme s'était effectivement blessé. Oh, il n'était pas tombé de haut, c'est vrai, mais il ne fallait jamais sous-estimer une chute. Jamais. Elysabeth ramena ses jambes devant elle, prit appui sur le sol et se releva, sans quitter son ami des yeux. C'était de sa faute, elle prenait trop de place, n'est-ce pas ? Allons ! Ce n'était pas le moment de s'embêter avec ce genre de détail.

    " Ne bouge pas, d'accord ? "

    Le couvant toujours de ses yeux soucieux, elle finit par se diriger vers son bureau, prenant dans un des tiroirs un petit bout de tissu cousu, qui formait une sorte de pochette souple. Ce n'était pas grand chose, mais c'était tout ce qu'elle pouvait faire pour le moment. Revenant près du blessé, elle s'agenouilla à ses côtés, prit son carnet et y inscrivit quelques mots. Aussitôt, l'étrange petite pochette se gonfla, dessinant le contour carré des glaçons qui étaient venu la remplir. Doucement, elle appliqua le tout là où la bosse commençait à poindre, afin de stopper son gonflement. Elle prêtait une attention toute particulière à ses gestes, afin de ne pas le brusquer ou de ne pas amplifier involontairement la douleur. Bon sang ! Elle allait devoir investir dans un canapé plus grand... Enfin, ce n'était pas comme si Kazuki reviendrait dormir près d'elle, si ? Elle n'était pas contre, mais vu la réaction du jeune homme, il n'avait pas dû se rendre compte de l'endroit où il s'était assoupi. Entre ses doigts, elle sentit la fraîcheur de la glace passer à travers le tissu. Ce n'était pas encore désagréable, et de toute manière elle allait devoir tenir le temps qu'il faudra.

    Concentrée, la démone finit par relever la tête, semblant penser à quelque chose. Et c'était le cas. Peut-être qu'il avait un peu soif ? Ou peut-être que cela lui ferait du bien de se désaltérer un peu. D'une voix douce, elle lui demanda de prendre la relève et de tenir la pochette quelques instants.

    " Je vais te chercher un peu d'eau. " ajouta-t-elle en souriant.

    Et sans lui laisser le temps de répliquer, elle se remit sur ses jambes et marcha rapidement jusqu'à la salle de repos. La pièce ne comportait aucune fenêtre, et avec le soir qui approchait, elle était plongée dans une pénombre assez déroutante pour quelqu'un qui découvrirait l'endroit. Mais la bibliothécaire connaissait par cœur la disposition de la salle, et il faisait encore suffisamment clair pour discerner le contour des meubles. Mécaniquement, elle s'empara d'un verre ainsi que de la bouteille d'eau, avant de repartir vers la porte. Pendant un court instant, son regard faillit s'arrêter sur le miroir, elle avait cru discerner d'étranges tâches sur son cou, mais son esprit raisonnable lui dit que cela n'était qu'une ombre, et elle poursuivit sur sa lancée. A nouveau, elle se mit à genoux près du japonais et remplit pour lui le verre. Après quoi, elle le lui tendit, avec un air soucieux.

    " Tu as encore mal ? "
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Kazuki Valandil

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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Sam 6 Avr - 13:16

La chute n'avait pas été si violente que cela. Malheureusement il ne c'était pas préparé à tomber et n'avait donc pu se protéger. Une bosse était apparu sur le haut de sa tête. Il avait mit une main dessus pour apaiser la douleur. C'était un réflexe plus qu'autre chose car ce n'était pas avec sa qu'il allait la soigner. Il n'y avait pas de remède mis à part attendre que la bosse ne disparaisse. A son époque, il n'y avait pas de pommade ni de potion miracle. Tout ce qu'il pouvait trouvé sur un champs de bataille était des bandages ou des torchons sales. C'est avec surprise qu'Elysabeth avait vu son partenaire tomber étrangement du canapé. Alors qu'ils étaient si bien installé, elle n'avait pas du comprendre ce qui l'avait poussé à agir ainsi. La démone c'était rapidement redresser pour voir l'état de son ami qui semblait souffrir, même si, il fallait bien l'avouer, ce genre de petit coup ne lui aurait rien fait lors d'un combat. En le voyant se tenir ainsi la tête, la Hongroise se leva avant de venir prendre de ses nouvelles. Le Japonais se contenta de la regarder faire, elle était gentille avec lui. C'était rassurant de se sentir ainsi aimait par une autre personne. Quand elle lui demanda de ne pas bouger, il s’exécuta et resta immobile. Elle allait peut-être faire quelque chose pour calmer la douleur.

Elle était parti chercher quelque chose à son bureau. Conformément à son ordre, l'épéiste resta assis sur le sol. Il aurait bien voulu remonter sur le canapé mais sur le coup, il repensa à sa chute. Ou du moins, il se remémora ce qu'il avait ressentit avant de tomber. Son cœur ne battait plus aussi fort que lorsqu'il était allongé près d'elle. Il se rendait compte à quel point il était impuissant face à elle... A quel point elle comptait pour lui. Pourtant, cela ne faisait que quelques jours qu'ils se côtoyer. Elysabeth était revenu assez rapidement avec un bout de tissu. Elle posa ces genoux au sol pour lui apporter les premiers soins. Après avoir utiliser son petit carnet, il sentit de la glace sur sa bosse, c'était rafraichissant mais surtout, la douleur semblait s'estomper. Kazuki la regardait avec un œil attentif, elle avait l'air d'être si appliqué que cela lui faisait sourire. Cela faisait longtemps que l'on ne c'était pas occupé de lui de cette façon. Il se laissa faire lorsqu'elle lui demanda de prendre la relève. Sans tarder, il plaça une main sur la poche de glace avant de la regarder partir chercher un peu d'eau. Elle avait l'air vraiment pressé ! Elle ne lui avait même pas laisser le temps de la remercier ou de lui répondre. Son regard traversa la pièce et il venait de se rendre compte que la nuit tombé. Il n'y avait plus vraiment de lumière et il allait se retrouver dans la même situation que la veille. C'est à dire seul avec elle...

A son retour, elle rapporta un verre ainsi qu'une bouteille d'eau. Elle se positionna près de lui, de la même manière que tout à l'heure. Kazuki attrapa le verre d'eau avant de boire le contenu.

" Ça va mieux merci, j'ai connu bien pire, même si je dois t'avouer que je ne m'attendait pas à avoir aussi mal. "

Il déposa le verre ainsi que la pochette de glace sur la petite table avant de se relever et de s'asseoir sur le canapé. Il voulait vraiment savoir pourquoi elle avait essayé de s’étrangler elle même. tout à l'heure. Il voulait prendre connaissance de ce qui lui faisait peur pour pouvoir mieux la protéger. D'ailleurs, il revenait de penser à Dàvid, un nom qu'elle avait également prononcé. Était-ce le prénom de son frère ? Ou d'un ami à elle ? Il allait essayer de lui en parler sans qu'elle ne se souvienne de ce qui c'était passé avec les deux jumeaux.

" Tout à l'heure, pendant ton sommeil, tu as mentionné le prénom de Dàvid à plusieurs reprise. Qui est-ce ? "

Voilà qui avait le mérite d'être clair ! Kazuki avait dit cela d'une façon naturel sans vouloir lui montrer qu'il voulait une réponse. Elle pouvait refuser de lui en parler.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Ven 26 Avr - 9:28

    Sans rien dire, conservant son expression soucieuse, la jeune femme observa son ami se redresser et reprendre place sur le canapé. Il était vrai qu'il ne s'agissait que d'une simple petite bosse, et cela aurait pu être bien pire. Il aurait très bien pu tomber la tête la première contre le coin de la petite table basse, mais Saytan merci, il s'était "seulement" écroulé sur le sol. Pourtant, elle ne pouvait pas le lâcher des yeux, sans comprendre ce qu'elle craignait. Il était un guerrier non ? Il avait sans doute enduré des blessures plus terribles encore, il devait en avoir des cicatrices, physiques mais aussi morales. Et rien que d'y penser, elle avait mal pour lui. Elle avait toujours eu ce sentiment d'empathie, même si l'intensité de celui-ci dépendait du lien qu'elle entretenait avec la personne. Et étrangement, elle éprouvait un lien puissant pour Kazuki. Peut-être même aussi puissant que celui qu'elle avait eu avec Velten, mais dans un autre genre. En y réfléchissant, elle se disait qu'elle ne le voyait pas comme un frère.. Elle n'arrivait pas à mettre de mot là dessus, mais ce qu'elle savait, c'était que la présence du japonais était apaisante, avec lui dans la pièce, elle se sentait bien, détendue et protégée. Mais il n'y avait pas que cela, elle appréciait sa compagnie et, contrairement à tous les autres habitants du Manoir, il n'avait pas ce comportement déplaisant et gênant qui avait le dont de la mettre mal à l'aise. Il était lui-même...

    Restant agenouillée sur le sol, Elysabeth plongea son regard émeraude dans celui rougeoyant du jeune homme, tout en penchant un peu la tête sur le côté. Elle attendait sagement la suite. Il était perceptible que l'épéiste voulait lui demander quelque chose, ou simplement reprendre la parole, aussi gardait-elle le silence. Ses yeux glissèrent sur le visage pâle et masculin, s'arrêtant sur quelques détails qui n'étaient visibles qu'avec cette vue en contre-plongée. Kazuki pouvait parfois avoir un visage terriblement sérieux, mais il était indéniable que cela lui conférait une certaine prestance. Et alors qu'elle s'attardait encore sur les traits du japonais, la démone tressaillit en entendant sa question. Elle se raidit aussitôt, serrant brusquement les poings sur ses cuisses tout en baissant les yeux, comme si les chaussures de son ami étaient devenues étonnamment intéressantes. Alors, elle aurait parlé dans son sommeil ? Elle n'avait jamais dormi avec qui que ce soit avant, du coup personne n'avait pu lui en faire la remarque. Et bien sûr, il avait fallu qu'elle parle de Dàvid. Elle aurait pu parler de Velten, de ses parents ou même du chien qu'elle avait eu fut un temps, mais non. Dàvid. Ce qui voulait dire qu'elle avait cauchemardé ? Pourtant, elle avait eu l'impression d'avoir bien dormi pour une fois..

    Après quelques secondes de silence, la demoiselle finit par prendre une profonde inspiration. Allez, pas question de mentir. C'était Kazuki après tout, ne pouvait-elle pas lui faire confiance ? Mais comment pourrait-elle raconter ce qui la tourmentait depuis des siècles ? Elle finit par relever la tête et, croisant le regard du jeune homme, elle se sentit envahie de suffisamment de courage pour franchir la barrière que lui imposait sa peur.

    " Dàvid était le fils d'un ami à mon père. Nous avons été mariés ensemble, faute de pouvoir trouver de meilleur parti, lui parce qu'il n'avait pas toute sa raison, moi parce que j'étais malade. "

    Le timbre de sa voix avait faiblit sur la fin de sa phrase, et son esprit était agité par un nombre infini de questions. Devait-elle continuer ? C'était logique après tout, mais une partie d'elle-même lui soufflait qu'elle en avait déjà trop dit. Pourtant, elle reprit la parole, d'une voix terne, éteinte.

    " Nous avons vécu comme frère et soeur, et cela ne me changeait pas de chez mes parents. Quand son père est décédé, Dàvid est devenu violent et son état a empiré, jusqu'au jour où il m'a envoyé ici. "

    Disant cela, elle avait à nouveau porté sa main à la base de son cou, le regard perdu dans le vide. Cela avait beau être le passé, elle ressentait toujours cette douleur autour de sa gorge, une sorte de feu irritant qui persistait comme si elle avait été étranglé il y a peu. Et bien sûr, elle ne se rappelait toujours pas les événements qui s'étaient déroulés un peu plus tôt.


[Désolée de l'absence et du temps de la réponse, dès que mes exams sont fini, je serais plus présente ^^"]
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MessageSujet: Re: Il était une fois, des démons qui se plaisaient à lire et d'autres qui préféraient les écouter ~ [Pv. K. Valandil]   Sam 4 Mai - 19:54

[T'a intérêt à les réussir tes exams :p]

Assis sur le canapé, l'épéiste avait les yeux rivés sur celle de la demoiselle. Elle avait choisi de rester agenouillé plutôt que de le rejoindre. Sans était-ce mieux... car sa question venait de la mettre mal à l'aise. Qui était ce Dàvid ? Une personne qu'elle chérissait ou qu'elle détestait ? en tous cas, il s'agissait de quelqu'un qui l'avait marqué. Elysabeth serra ses poings tout en inclinant sa tête. Une réaction qui en disait long sur la suite. Kazuki avait vu juste, mais il n'avait pas voulu l'embêter avec cela. Il était juste curieux. Il n'avait pas eu l'intention de la faire souffrir. Le silence avait prit place quelque instant, la jeune femme était hésitante mais finit par lui répondre. Le courage à deux mains, elle se lança, montrant une nouvelle fois toute la confiance qu'elle accordé au Japonais. De ce qu'elle disait, Dàvid était une de ces connaissance lorsqu'elle était encore dans l'autre monde. Il était même bien plus que ça puisqu'ils avaient été marié ! Cela était assez surprenant surtout la connaissant. Kazuki n'avait pas réagit même s'il était assez surpris de l'entendre. En même temps, ce qu'elle disait de lui n'était pas géniale. Comme si elle ne l'aimait pas plus qu'un autre.

Ce qu'il avait émit avec son frère était donc vrai, elle avait été malade. Incapable de se déplacer par elle même. Il n'y avait rien de tel que d'être prisonnier de son propre corps. Ce qu'elle avait vécu était bien pire que sa vie d'antan. L'épéiste pouvait être heureux, il avait toujours était capable d'agir librement. La fin de sa phrase avait été ponctué par un ton de voix assez faible. Elle souffrait c'était évident, parler de son passé et de ce mariage arrangé ne devait pas être une chose facile. Malgré ce qu'elle venait d'endurer, elle continua d'un air triste. Dàvid était donc celui qui l'avait envoyé ici... Si seulement Kazuki avait été là ce jour là... Il aurait pu empêcher cet homme de lui faire du mal. Quoiqu'il puisse se passer, il était dorénavant auprès d'elle. Tout comme elle lui avait dit, ressasser le passé était une perte de temps. Il fallait aller de l'avant et oublié ce qui nous faisait mal. Une nouvelle fois, elle porta sa main près de son cou. Il ne fallait pas être idiot pour comprendre ce qui c'était passé. Une mort lente et douloureuse, surtout lorsque son bourreau était son compagnon. Kazuki avait déjà était dans ce genre de situation lors de certain combats, c'est pourquoi il savait ce qu'elle avait pu endurer.

Le regard plein de compassion, l'épéiste ne pu s'empêcher de se lever du canapé et de poser ses deux genoux au sol pour lui faire face. Il passa ses deux bras autour d'elle pour l'enlacer tendrement en fermant les yeux. Comme s'il voulait la réconforter et la rassurer. Aujourd'hui, elle était avec lui. Il allait faire en sorte qu'elle ne puisse plus jamais souffrir. Il passa une main derrière la tête d'Elysabeth pour la coller contre son torse.

" Ely... Je suis désolé. "

Que pouvait-il dire d'autre ?... Il ne savait pas comment s'y prendre, mais il savait maintenant ce qu'elle avait enduré. Dàvid était son ancien mari, une personne qu'elle n'avait jamais aimé. Un mariage arrangé comme il y en avait tant. La douce étreinte de l'épéiste se fit moins forte pour finalement laisser ses bras s'écarter de la jeune femme. Cependant, ses mains restèrent collés sur les deux épaules de la Hongroise. Les grand yeux rivés sur ceux de la demoiselle, il posa son front contre le sien. Il était si proche d'elle, mais pour une fois, il ne ressentait plus son cœur battre aussi vite.

" Restons ensemble cette nuit... "

Son souffle c'était calqué sur celui de la jeune femme. La nuit venait de faire son apparition. On ne voyait plus grand chose à l'extérieur. Kazuki voulait rester avec elle pour la rassurer... Il voulait être auprès d'elle à son réveil.
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