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 See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]

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MessageSujet: See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]   Mer 13 Mar - 23:54

"On se revoit en Enfer."

Haiko s'était réveillé en sursaut à ces mots, qu'il avait lui-même prononcés. Le bourdonnement sourd qui lui parcourait les tympans, reste d'une déflagration récente, commençait déjà à s'estomper. Peinant à se remettre les idées en place, il avait jeté un œil stupéfait autour de lui, cherchant à comprendre la situation. Il marchait au beau milieu d'un chemin dont l'un des côtés était noyé dans l'ombre, tandis qu'émanait une intense lumière de l'autre. Et pourtant, il était assoupi à la minute précédente. Il était certain qu'il dormait… Avant son réveil, il était plongé dans un cauchemar dans lequel il mourrait face à une escouade de policiers japonais, mettant un terme à ses agissements de criminel. Tout s'était achevé dans une explosion phénoménale, aussi bien dans l'esprit du jeune homme que dans l'immeuble ébranlé par la détonation.

Et pourtant… Haiko avait senti que quelque chose clochait. Les perceptions qu'il avait ressenties durant son rêve persistaient dans son esprit plus longtemps qu'à l'accoutumée. Mais deux questions en particulier le taraudaient. Comment s'était-il retrouvé à errer seul sur ce chemin, entouré par un paysage des plus étranges ? Et s'il venait bel et bien de s'éveiller d'un rêve, comment se faisait-il qu'il n'arrivait pas à en trouver le commencement ? Il se souvenait encore de tous ses détails, mais de rien de ce qu'il aurait pu faire avant ce songe. Sa vie entière n'aurait-elle donc été qu'un rêve ? C'était parfaitement ridicule.

Ses doutes l'avaient mis de plus en plus mal à l'aise. Ses pas résonnaient avec un crissement sinistre sur les graviers du sentier. L'air était d'une froideur inhabituelle. Tout autour de lui paraissait plus inquiétant, plus hostile. Et il y avait cette impression de solitude pesante qui ne le rassurait guère… Il commençait à se demander si le songe, au lieu d'être terminé, n'était pas plutôt en train de commencer.

Les sens en alerte, il avait tenté de dégainer son couteau. En vain. Sa poche était vide. Incrédule, il ne tarda pas à s'apercevoir que son manteau manquait lui aussi à l'appel. C'était impossible… Il ne se séparait jamais de son arme. Jamais. La dernière fois qu'il l'avait quittée, selon ses souvenirs, ne s'était produite qu'en songe. À la réflexion, il s'agissait de celui qu'il venait de faire à l'instant… Il avait secoué la tête. Cela ne résolvait pas le problème du manteau. Il le portait toujours lorsqu'il s'absentait de son domicile. Jamais il n'aurait commis l'imprudence de s'en défaire par une température pareille. Pourtant, il n'était vêtu que d'un léger pardessus noir, dont l'ouverture laissait entrevoir le col d'une chemise de la même couleur, le tout complété par un pantalon et une paire de chaussures dans les mêmes tons. Etrange… Pourquoi se serait-il ainsi habillé aussi uniformément et avec autant de soin, dans le simple but de prendre l'air ? Ce n'était pas naturel… Mais une pensée insidieuse était venue effleurer son esprit, et il n'avait pas vu. Ces vêtements, qu'il portait à cet instant précis… Il s'agissait des mêmes que ceux qu'il arborait dans son rêve. Celui dans lequel il était mort.

Il avait presque senti des serpents aux écailles glacées lui courir dans le dos.

Le yakuza n'avait jamais cru en l'existence d'une vie après la mort. En partie parce que cela lui permettait de dormir plus sereinement le soir, mais surtout parce que la question l'indifférait au plus haut point. Pour lui, ce n'était rien de plus qu'un ramassis d'élucubrations d'illuminés que des millions de fidèles en quête de réconfort spirituel avaient aveuglément suivies pour se réserver une place pour l'éternité. Néanmoins, en cet instant précis, il avait peur. Peur de s'être lui-même trompé à ce sujet, peur qu'il existe en réalité une puissance le dépassant, et peur de payer à présent les conséquences de ses actes. Il avait eu un rire nerveux. Maintenant qu'il y songeait, ce décor avait pour lui des allures peu sympathiques de jugement dernier…

Soudain, les ombres autour de lui s'étaient mises à se mouvoir, comme si une force occulte ayant épié ses pensées les avaient animées par sa volonté. Les ténèbres se refermaient inexorablement sur lui, dévorant peu à peu la lueur mourante qui brillait plus tôt. Bientôt, tout avait été réduit à une obscurité oppressante, tout comme l'était la chaleur qui se répandit dans l'atmosphère. Une idée avait aussitôt saisi le jeune homme, malgré lui. Se pouvait-il que le lieu dans lequel il se sentait emporté n'était autre que l'Enfer, cet endroit si abstrait, tantôt décrit comme le lieu où l'on recevait les héros pour les récompenser de leurs exploits, tantôt comme le pénitencier où étaient tourmentés les pires assassins et criminels qui puissent exister ? Dans son cas, la seconde option était la plus probable, avait-il songé avec un rictus sardonique, masquant avec peine son malaise intérieur. Si cette possibilité se révélait effectivement être vraie, son sort risquait d'être bien peu enviable.

Toutefois, les ténèbres aveuglantes s'étaient dissipées à leur tour, laissant entrevoir un spectacle auquel Haiko ne s'attendait pas. Pas de terres désolées, ni de volutes de fumée noire ou de soufre, ni de démons cornus torturant et difformes torturant des suppliciés. Rien de ce qu'on pouvait s'attendre à trouver dans le tant décrié monde infernal, si ce n'est un fleuve de lave que surplombait un vieux pont délabré. De l'autre côté de celui-ci se trouvait la masse imposante de ce qui paraissait être un manoir, sous un ciel étrangement radieux. À part cela, l'endroit était désert.

Voilà à quoi se résumait l'Enfer. Du moins, si tout ceci n'était pas une pure fantasmagorie de sa part.

La tension du jeune homme était retombée. Il se montrait certes toujours méfiant à l'égard de la sombre demeure qui s'élevait devant lui, mais il lui fallait admettre qu'il était moins impressionné qu'avant. Il s'en voulait presque de s'être laissé gagné par l'angoisse de la sorte, ayant failli croire l'espace d'un moment aux légendes pathétiques de croyants tremblant devant leurs livres sacrés. Sa mort et l'instant de folie démesurée qui l'avait précédée avaient probablement dû affecter ses nerfs de façon exagérée. À présent, il était de nouveau en pleine possession de ses moyens. L'heure n'était plus à la crainte, mais plutôt à l'exploration de l'énigmatique construction.

C'était ainsi qu'il s'était retrouvé devant l'entrée du manoir, ne sachant de quelle façon entrer. Cependant, dans un endroit pareil, il ne s'attendait pas à faire une simple rencontre de courtoisie. Peu lui importait donc de pénétrer dans le bâtiment sans s'annoncer. Ce qui l'attendait derrière ne lui en tiendrait sûrement pas rigueur. Il s'approcha ainsi de la porte. Etrangement, celle-ci n'était pas verrouillée. Jugeant toute discrétion inutile, il poussa l'un des deux battants de la porte sans plus tarder.

Le nouveau défunt s'introduisit dans une vaste salle qui avait tout l'air d'être le hall de la propriété. Promenant son regard inquisiteur sur tout ce qui l'entourait, il eut la surprise de constater qu'un tapis rouge était étendu sous ses pieds, traversant la pièce jusqu'à un escalier lui faisant face. De part et d'autre du passage, les murs étaient recouverts de tapisseries de couleur sombre aux motifs compliqués, mais inquiétants, auxquelles étaient suspendues des ornements demeurant dans les mêmes thèmes de couleur, contrastant violemment avec la vive lueur que diffusaient les candélabres répartis à intervalles réguliers autour de lui. Il eut un léger sourire en coin. Ce décor lui changeait de l'architecture traditionnelle japonaise, mais il la trouvait à son goût. Certes, elle n'avait pas le charme de sa très lointaine et ancienne demeure de Voronej, et la décoration avait tout l'air d'être destinée à impressionner les esprits faibles qui oseraient s'aventurer en ces lieux, mais l'ornementation et ses tons grisâtres, ternes, sobres, ne lui déplaisaient pas.

Toutefois, une certaine pesanteur se faisait ressentir dans l'atmosphère de la pièce. Probablement en raison du fait que l'endroit était désert. Il y avait bien des guichets dans le fond de la salle, mais, pour une raison qui lui était inconnue, ils étaient inoccupés. Prenant son temps pour jauger le hall dans ses moindres détails, le jeune homme attendit quelques instants, avant de perdre patience.

"Il y a quelqu'un ?" s'enquit-il d'une voix qu'il s'efforçait de faire paraître comme étant neutre.

Bien entendu, cette question n'avait pas de réelle utilité, si ce n'était de briser le silence oppressant qui régnait dans la pièce. Il poursuivit à voix haute, pour lui-même :

"Personne ? Dommage. Je tenais simplement à dire que ce manoir n'est pas si laid, de mon point de vue. S'il vous prenait l'envie de le vendre, vous auriez un acheteur potentiel. Enfin, il est regrettable que je ne puisse pas retourner chercher mon portefeuille, ou, tout du moins, ce qu'il en reste." conclut-il d'un air sarcastique.

"Quoique, je pourrais le réquisitionner sans demander l'avis du propriétaire." pensa-t-il avec légèreté, en repensant néanmoins à son passé de yakuza. En tant qu'ancien "seigneur du crime", il n'avait pas hésité à s'approprier plus d'une fois des locaux, désaffectés ou non, pour le compte de son clan, le tout dans le plus grand secret.

Enfin, ces monologues étaient vains. La mine lasse, il se dirigea vers un des guichets pour s'y accouder, tapotant du bout des doigts le bois usé dans un rythme régulier. "J'espère au moins que cet endroit offre quelques… distractions, marmonna-t-il. Si je suis bel et bien trépassé, j'espère que ma mort aura le mérite d'être un peu moins ennuyante que ne l'a été mon séjour dans le monde des vivants."
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Lucifer 'Saytãn'

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MessageSujet: Re: See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]   Jeu 14 Mar - 1:03

    Et voilà une énième réunion du conseil qui prenait fin pour Saytãn qui s’était toujours préparé convenablement. Il remarquait qu’il y avait toujours une ou deux personnes pour le dévisager, voire plus, et que cela se faisait de plus en plus. Peut-être les membres du conseil commençaient à ne plus avoir autant peur de lui ? Il lui semblait bien que quelque chose se tramait, il y avaient quelques archanges qui le dévisageaint ensemble, et même, si le seigneur des démons ne devenait pas parano il voyait que certains se moquaient de lui. Bien sûr, il n’allait rien dire, il préférait encore qu’il parle dans son dos, Michael les reprendra bien à jour, ce n’était pas son travail de gérer les anges, et en plus s’il allait leur dire quelque chose, ils allaient sûrement avoir peur et une rumeur allait naître comme quoi il menaçait les anges et tout ça. Ceci Saytãn ne le voulait pas.

    En disant au revoir à Michael avec une petite accolade, un discret salut à Luciel et au nouveau maire en place depuis peu, le démon fit bien vite de s’envoler du haut de la tour pour se diriger rapidement vers le manoir. Il n’était pas sûr de pouvoir arriver à temps malgré qu’il soit très rapide. En effet, aujourd’hui il devait accueillir un humain, il s’appelait Haiko, et son sort avait été plutôt rapide, un Yakuza meurtrier et menteur ? Les anges n’en voudraient jamais, on se demandait même pourquoi il avait été convié à ce conseil d’ailleurs. Saytãn avait aussi envoyé un message à Chikage au début de la réunion, il lui avait demandé de descendre un peu vers le hall, et d’y aller s’il entendant la porte s’ouvrir, parce qu’il était polit le Saytãn et qu’il n’accueillerait jamais quelqu’un en retard, surtout pas pour qu’on le lui reproche ensuite.

    Après quelques longues minutes de vol il arrivait vers le manoir, il put apercevoit rapidement quelqu’un qui marchait discrètement sur le pont. Il faudrait qu’il le fasse changer un jour, sinon un humain irait encore tomber dedans, et là ce serait un peu la galère quand même non ? Quoi que… Les anges seraient peut-être même contents d’avoir un humain démoniaque en moins, surtout un type comme celui-là. Il était sûrement plus vil que Saytãn…. Enfin, sûrement quoi, Saytãn avait aussi pas mal de fautes héhé. Notre maître des corbeaux atterrit doucement derrière le grand bâtiment qui servait de lieu de vie à toutes ces personnes mortes et qu’on ne voulait pas à la cité. Bon, il n’allait pas les plaindre non plus, certains avaient fait assez de faute pour même ne plus mériter de revivre tout de même.

    Saytãn entra dans son manoir, la porte donnait à l’arrière, donc il dû remonter les escaliers, c’était un lieu assez prisé par les couples ici, car c’était très tranquille et sauf pour aller se promener. Il alla marcher, et le jeune homme venait d’ouvrir la porte, il l’entendait grincer de son bruit sourd mais tout de même puissant et ancien. Il alla se positionné dans le silence sur le mur, du même côté que lui en haut du double escalier pour qu’il ne le voit pas, il voulait d’abord attendre qu’il parle, et l’observer et bien… observer tout simplement. Il regardait derrière, le message qu’il avait envoyé à Chikage pour accueillir avec lui le jeune homme grâce à son corbeau fétiche. Chikage n’avait pas intérêt à l’abîmer, sinon, il savait que Saytãn pouvait se montrer très… méchant, oui, c’était ça, méchant. Toucher à ses corbeaux c’était la pire chose que l’on pouvait faire. Il les protégerait avec son corps. Non, il n’est pas zoophile, mais il y tient beaucoup c’est tout.

    Il écoutait ce qu’il avait à dire. Et bien, en voilà un humain intéressant, il n’était pas trop apeuré, enfin, i n’en avait pas l’air, et il trouvait le manoir plutôt beau. Ah, en voilà un compliment, ère Victorienne, une des préférées de Saytãn, et le manoir en avait eu des changements. Il s’avança par la suite, habillé d’une manière assez intemporelle et tout de même distinguée, un peu comme un noble en fait, enfin, il restait tout de même un Roi. Un roi auto proclamé certes, mais un Roi !

    « Et bien bonsoir, humain, bienvenue dans mon manoir infernal. Je me nomme Saytãn et je suis le chef de ce lieu démoniaque. »

    Bonjour ou bonsoir, à quoi bon, ils étaient mort. Haiko était mort, mais il faisait sombre dehors, donc le bonsoir était de rigueur.

    « Et bien, que de compliments sur ma demeure, mais, elle n’est pas à vendre, l’argent n’a pas de cours ici, tu ne peux rien obtenir avec, il n’y en existe pas. Et, en parlant « d’ici », tu te trouves désormais dans un manoir remplit d’humain et de démons. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de t’informer que tu sois mort, tu as l’air assez intelligent pour le comprendre. »

    Ceci n’était pas du tout dit méchamment, oui, c’était un vrai compliment, qui avait dit que Saytãn ne pouvait pas en faire hein ? En tout cas, il lui expliquerait le reste plus tard. En attendant il siffla, pas d’une manière stridente, mais c’était plutôt beau et cela engendrait un écho dans tout le hall étonnement vide. Il commençait à se faire tard, donc les autres gens devaient trainer au troisième étage sûrement. Quelques secondes plus tard on entendit un croassement et un beau corbeau vint se poser sur son épaule, il avait une clef autour du cou et une bague dans son bec qu’il remit à Saytãn avant de prendre place sur son épaule.

    « Evidemment qu’il y a des distractions dans mon manoir, pour tout type de personne, tu peux rencontrer succubes, incubes – ne sait-on jamais son orientation sexuelle- des danseurs et danseuses, mais aussi des tortionnaires, et tu peux même devenir tortionnaire toi-même… Quoi que pour un humain c’est sûrement plus dur. L’ennui c’est à toi de le gérer s’il vient à toi. Enfin, soyons un peu polit et présentons nous un peu mieux. Je suis donc Saytãn, et j’ai créé ce manoir à l’aube des temps, je suis donc plutôt vieux même si je n’en ai pas l’air, tu découvriras bien vite qui je suis. Il n’y a que deux règles ici : tu n’as pas le droit de sortir du manoir et tu n’as pas le droit de tuer. Gare à toi si tu les enfreint. Des questions autrement ? »





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MessageSujet: Re: See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]   Jeu 14 Mar - 14:29

Un moment avant que le nouvel humain entre dans le manoir, un cri se fit entendre. Pour les curieux, ce cri n'était pas un cri de jouissance ou de peur, c'était un cri de douleur qui provenait de la salle de torture du manoir. Le maître tortionnaire c'était trouver un humain avec qui s'amuser un peu. Celui-ci c'était pensé plus fin que les autres et avait cru bon bousculer Chikage.

Cet humain pensait différemment à présent!

Il était attaché sur son l'objet favoris de M. Kazama, un écarteur avec diverses poulies. Le démon tournait autour de sa proie en lui rappelant que son statut d'humain ne le permettait pas du tout de faire ce genre de chose... En fait il lui disait que personne ne pouvait bousculer Chikage sans en subir les conséquences. Il resserra quelques poulies et les cris reprirent. Son visage munie d'un sadisme profond, sa main se saisit d'un couteau rouillé à souhait.

C'est à ce moment qu'un corbeau vint le déranger. Celui-ci lui avait porter un message comme quoi il se devait d'accueillir un autre humain aujourd'hui avec Saytan, et l'incube lui avait demandé de venir le prévenir dès que celui-ci arriverait proche du manoir. Il se retourna vers sa victime, lui dit de l'attendre patiemment et parti mettre son habit. Il ne portait en ce moment que son pantalon, ne voulait pas (trop) tacher ses habits.

Il se dirigea vers la fenêtre la plus proche et sorti ses ailes, corbeau sur l'épaule. Il se jeta à l'extérieur au moment où Saytan entrait dans à l'intérieur par l'arrière et vola au dessus du manoir pour finalement se poster tranquillement sur le toit, puis observa l'humain qui allait entrer dans le manoir. Il n'avait pas l'air très méfiant des lieux puisqu'il entra directement sans cogner. Une fois qu'il fut complètement à l'intérieur, le tortionnaire descendit du toit et se posta juste à côté de la porte, de façon à ne pas se faire voir de l'intérieur.

Puis il entendit l'humain appeler pour quelqu'un et parle à lui-même. Comme ça, il aime la décoration? Cela fait bien plaisir à entendre, pour une fois qu'un nouvel arrivant ne se plaignait pas de cela... Il faillit se montrer, histoire de lui faire peur, mais Chikage entendit une voix familière de l'intérieur, alors il attendit que celui-ci ait terminer pour se présenter à sont tour, prenant soin de faire disparaître ses ailes. Il prit son expression la plus sérieuse en entrant.


-Mais je ne vous conseil pas de vous essayer avec moi, humain. Je suis peut-être un incube, mais voyons... je n'aime pas vraiment la compagnie des hommes.

Il avança jusqu'au milieu de la pièce et chercha du regard Saytan, qui se trouvait au deuxième étage.

-Va, cher, très cher corbeau. Va, vers ton... maître, murmura-t-il à l'oiseau.

Celui-ci, bien dressé, croassa et s'envola vers son maître. Chikage reporta son attention vers le nouveau venu, son expression toujours aussi sérieuse.


-Ainsi, j'espère que vos... tentatives de distractions seront dirigés vers... quelqu'un d'autre que moi. Sinon, vous pourriez bien... vous retrouvez du mauvais côté d'un de mes fameux instruments de torture.

Un sourire complètement sadique naquit sur son visage, comme pour renforcer l'image que l'idée de la torture lui plaisait énormément.

-Voyons, je me ne suis pas encore... présenté. Il s'inclina tout en parlant. Je me nomme Chikage Kazama, Maître Tortionnaire du Manoir Démoniaque, chef des Incubes et... dompteur de femmes. Il se releva en riant d'une manière sinistre. Et je ne suis pas à la recherche... d'assistant, surtout pas d'un humain tel que vous. Bref... je vous invite à suivre les règlements que notre cher, très cher maître des lieux vient de te décrire. Même moi je ne suis jamais sorti du Manoir, et ce même si je le désire fortement.

Il glissa un regard entendu vers Saytan, qui les observait fort probablement d'en haut.

-Voyons, est-ce tout ce que j'avais à dire...? Saytan, je crois que j'ai terminé de me... présenté. Si vous avez des questions, c'est maintenant ou jamais, bien sûr...

Il continua d'afficher une position relaxe, son visage arborant continuellement un sourire qui voulait simplement dire "un nouveau jouet".
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MessageSujet: Re: See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]   Sam 16 Mar - 0:03

Haiko imprimait à ses doigts un rythme endiablé sur le bois du comptoir au fond du hall, lorsqu'il perçut tout à coup un bruit provenant du haut des escaliers. Intrigué, il releva la tête et se redressa d'un bond lorsqu'il vit une silhouette dans l'ombre, en haut des marches du double escalier, qui s'avançait dans sa direction.

Quelle étrange apparition… Il ne parvenait pas à en détacher le regard. C'est comme s'il était sous l'emprise d'un charme qui lui était inconnu. Il ne ressentait pas d'attirance à son égard, ni de répulsion, ni d'indifférence, simplement une fascination étonnée, qui ne parvenait pas à le quitter. En face de lui se tenait un… être à la stature qui imposait le respect, à l'apparence inébranlable. Ses cheveux d'un noir de jais s'accordaient à merveille avec le décor environnant et l'intensité se lisant dans ses yeux d'un rouge sang profond lui paraissait bien plus . À en juger par sa démarche solennelle et la cape qui lui descendait des épaules jusqu'aux chevilles, il devait probablement s'agir du maître des lieux.

Ses prémonitions furent confirmées lorsque l'homme entreprit de se présenter. Alors qu'il parlait, le sortilège sous l'emprise duquel il se trouvait se dissipa du même coup, ce qui amena le jeune homme à penser que ce n'était sans doute pas dû au hasard. Qu'il l'ait fait en conscience de cause ou non, son hôte semblait exercer un certain pouvoir… d'attraction, sur les visiteurs s'aventurant dans sa demeure. Ce n'était pas si surprenant que cela au fond. Il prétendait après tout s'appeler Saytãn, ce qui n'était pas sans rappeler l'un des plus vieux mythes de ce monde, à l'évocation duquel tous les croyants de la Terre tentaient de se protéger avec diverses babioles plus inutiles les unes que les autres.

"Bonsoir, répondit simplement Haiko une fois que son interlocuteur eut fini ses quelques mots de bienvenue. C'est un honneur pour moi de rencontrer le propriétaire des lieux… Saytãn, n'est-ce pas ? répéta-t-il en insistant sur la première syllabe. Vous me rappelez le nom d'un être bien connu dans notre monde… Mais c'est fâcheux, il semblerait que nos bons amis les chrétiens aient commis une légère faute d'orthographe dans leurs livres sacrés… Enfin, j'imagine qu'il se trompent à bien d'autres sujets, pas vrai ?" ajouta-t-il avec un sourire entendu.

Laissant le démon poursuivre son discours, il entendit les mots qu'il pressentait venir d'un moment à l'autre. Ainsi, il était bel et bien mort. Certes, un personnage de songe aurait pu tout aussi bien lui annoncer cette nouvelle sans qu'elle soit vraie, mais il était convaincu que le dénommé Saytãn disait la vérité. Il y avait trop d'éléments prouvant que le yakuza n'appartenait désormais plus au monde des vivants.

L'attention d'Haiko fut à nouveau captée par les paroles de son hôte démoniaque à la mention du mot "distractions". C'était après tout ce qui l'intéressait le plus. Si ce manoir n'avait rien à lui offrir, il aurait préféré mille fois retourner dans le néant d'où il était venu. Qu'avait-il donc à proposer ? Des Succubes… Il 'agissait de démones, s'il ne se trompait pas. Pourquoi pas… À vrai dire, de son vivant, les mortelles l'avaient toujours laissé indifférent, mais en Enfer, cela restait à voir… Enfin, il ne comptait pas trop là-dessus malgré tout. Cependant, voilà que Saytãn se mettait à parler de "tortionnaires"… Le jeune homme esquissa un léger sourire. C'était un mot qui lui plaisait. Depuis son adolescence, il avait toujours apprécié contempler la souffrance des autres, mais celle-ci était encore quelconque et banale à l'époque. Ce n'étaient que de simples querelles d'étudiants, rien de bien intéressant en soi. Toutefois, au fil de sa carrière de criminel, la perspective de pouvoir briser ses ennemis grâce à son autorité l'avait grisée. Il avait éprouvé un certain plaisir sadique en ordonnant la traque de tous ceux qui refusaient de se rallier à lui, de les voir disperser et se cacher dans la terreur à travers toute la ville pour tenter vainement de se soustraire à son jugement. Mais c'était plus de la torture mentale que de la torture physique. Mais, après tout, pourquoi ne pas essayer ? Les châtiments corporels réservaient toujours une certaine part de souffrance psychologique, d'une certaine manière.

Cependant, ces désirs à peine formulés dans son esprit ne tardèrent pas à être contrariés par l'arrivée d'une autre personne dans la conversation. Tandis que le seigneur des démons achevait d'exposer tout ce qu'il avait à dire à l'humain, ce dernier entendit un murmure peu avenant derrière lui, et lorsqu'il se retourna, il faillit être percuté par un corbeau qui venait d'être appelé d'un sifflement par son maître. Apparemment, c'était l'incube venant d'entrer par la porte d'entrée sans même qu'il ne s'en soit aperçu qui l'avait envoyé. C'était un homme blond, de solide constitution, vêtu d'un costume pour le moins… traditionnel, mais qui, au fond, ne lui allait pas si mal. Ses yeux jaunes brillaient néanmoins d'une flamme qui semblait vouloir consumer le yakuza, et, très vite, le jeune homme comprit qu'il ne s'en ferait très certainement pas un ami. De toute évidence, il semblait avoir une certaine dent contre les humains, puisqu'il refusait d'avoir affaire avec eux. Cela se voyait aussi bien dans ses paroles que dans ses manières, en particulier le sourire sadique qui accompagnait chacun de ses mots. Ce qui n'était pas très étonnant en soi, pour un maître tortionnaire, cela dit. Mais ce comportement agaçait profondément l'ancien criminel. Peut-être parce qu'il se plaisait lui-même à adopter une attitude plus ou moins similaire avec ceux qu'il rencontrait, et qu'il lui déplaisait de la voir retournée contre lui.

Comme à son habitude, Haiko dissimula toutefois ses véritables pensées derrière un sourire indifférent, les sourcils levés. Il répliqua avec toute l'obséquiosité dont il pouvait faire preuve, en s'inclinant légèrement avec ironie :

"Bonsoir. C'est un véritable plaisir de faire la rencontre d'un homme… pardon, d'un démon, rectifia-t-il intentionnellement, en accentuant son sourire en coin, aussi passionné par son travail. Votre charge de maître tortionnaire doit réellement vous plaire pour que vous refusiez de la partager avec qui que ce soit. Enfin, si vous veniez à être débordé par le travail ou que vous ressentiez le besoin de faire partager votre métier à quelqu'un d'autre, vous saurez à qui vous adresser." conclut-il avec un clin d'œil sarcastique, pressentant que le démon n'accorderait même pas une seconde d'attention à sa proposition.

Il marqua une pause, avant d'ajouter :

"Oh, et ne vous en faites pas pour le respect du règlement. Il n'est pas dans ma nature d'aller à son encontre, je vous l'assure. Et je ne voudrais surtout pas risquer de passer sous l'un de vos splendides appareils de torture, mon cher… Kazama, c'est bien cela ?"

Il s'aperçut soudain que sa remarque sur sa prétendue honnêteté était peut-être en trop. Le maître du manoir devait probablement avoir pris connaissance son passé de traître et de menteur, sinon il ne se serait pas retrouvé dans cette demeure dite infernale. Il haussa néanmoins les épaules. Ce Saytãn n'avait probablement que faire d'un autre mensonge de sa part. Il devait bien s'y attendre, de toute façon.

Se détournant délibérément du maître tortionnaire lorsque celui-ci lui suggéra de poser ses questions, il reporta son attention vers le chef des démons, en observant avec circonspection l'oiseau se tenant sur son épaule, ainsi que la clé et la bague qu'il tenait dans ses mains. Son hôte devait probablement s'attendre à ce qu'il l'interroge à ce sujet, ce qu'il fit sans plus tarder :

"Je n'ai que quelques questions à vous poser. Par exemple, pourquoi avez-vous fait appeler ce corbeau ? Je me demande aussi à quoi est destinée la clé qu'il vous a apporté, mais c'est surtout la bague qui m'intrigue… Elle a une fonction particulière ?"

Le jeune homme réfléchit quelques instants, avant de poser la dernière question qui lui passait par l'esprit :

"Oh, et, tant qu'à faire, vous m'avez dit que l'argent n'avait pas cours ici, mais je suppose il doit bien malgré tout y avoir quelques métiers ici, ne serait-ce que pour s'occuper un peu. Vous auriez des suggestions à me faire, par hasard ?"

Sa demande était sincère, pour une fois. Après tout, il n'avait jamais exercé une quelconque profession que ce soit - du moins, pas légalement, c'est pourquoi il se demandait avec quoi il allait pouvoir remplir son quotidien.
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MessageSujet: Re: See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]   Dim 17 Mar - 11:59

    Accueillir des humains était devenu quelque chose de presque normal, mais c’était parfois plus amusant, surtout quand l’humain en question était… Comme Haiko, un peu cynique, les sarcasmes, même s’il en entendait beaucoup tout au long de ses journées des personnes qui ne l’aimaient pas, mais, lorsque c’était un nouveau qui ne le connaissait pas encore c’était toujours drôle, il ne savait pas s’il préférait qu’on le respecte ou pas, car, d’un coté c’était distrayant, mais c’était vite aussi très saoulant, surtout lorsqu’il essayait de diriger les gens. Bon, il s’avouait que c’était mieux quand ils obéissaient, parce qu’à force ils voyaient tellement les caractères des gens se répéter… Bien qu’il voit plus de rebellion au fur et à mesure de l’avancée de l’époque.

    Chikage arriva quelques secondes plus tard, il était un peu en retard, mais que cela ne tienne il était là, et il allait sûrement accueillir ce futur tortionnaire, car oui, il en avait tout l’air, mais, Saytãn doutait vraiment, il ne croyait pas trop qu’il accepterait un humain dans son antre. Il savait que les humains étaient plus des jouets pour Chikage que des amis. Tous les deux pouvaient sembler semblables, ils n’en avaient pas trop des amis, mais, ceux qu’ils avaient, il pouvait compter dessus. Saytãn savait que Chikage ne lui désobéirait jamais, et qu’il donnerait ses avis, et Chikage savait assurément qu’il pouvait compter sur Saytãn en cas de problème où pour redresser la barre.

    Et voilà que les frêles petites phrases habituelles commencèrent, d’accord, Satan ressemblaient à Saytãn, mais ce n’était pas la peine d’insulter notre maître démoniaque. Le traité de « Satan », revient à lui dire qu’il est une entité inexistente, et parler des chrétiens revient à dire qu’il est leur propre création et invention. Si Saytãn ne s’appelle pas Jean-Ives c’est bien parce qu’il a choisit son nom avec le langage de l’époque, se sentant différent de Michael, il choisit le nom « adversaire » multiples langages et avait fini par garder le langage hébraïque. Ni Saytãn ni Michael n’avait une quelconque intention de confirmer ou d’infirmer les croyances humaines.

    « Je suis désolé de te le dire, mais tu te trompes sur toute la ligne, aucun humain, ni ange ni démon n’a put sortir de ce monde, du moins, pas sans que je ne le sache. Michael et moi-même avons choisis nos noms avec le langage de l’époque, et donc, Saytãn n’a aucune signification chrétienne, c’est juste une coïncidence. Enormement d’humains se plaisent à croire que je suis le Diable, pourtant je ne suis qu’un démon puissant qui a créé un monde. »

    Lorsque Saytãn réceptionna le corbeau, non loin de vouloir avoir l’air bizarre, il ne put s’empêcher de le gratouiller un peu, parce que c’était son préféré, et que, tout le monde sait que Saytãn aime ses corbeaux, - qui avait l’air d’avoir effrayé un peu l’humain et cela ne pouvait pas mieux tomber qu’un nouvel arrivant le sache. Il pourrait se moquer de cette affection qu’il donne et reçoit volontiers en retour, mais, il n’en serait que moins intéressant. Ceci n’était qu’une réaction trop logique des humains, un humain ne pensait pas que le chef des démons pouvait avoir de l’affection pour un animal.

    Chikage arrivé, Saytãn le laissait un peu se dévoiler pour qu’il puisse prendre soin de son oiseau et laissa du temps pour son ami de se présenter. Il discernait clairement un sorte de jeu entre les deux, c’était souvent Chikage qui menait ces jeux de parole, il savait qu’il avait un très fort sens de la rhétorique, et même, du savoir, du parler, et ce n’était pas ses années d’existence qui allaient être handicapantes, au contraire. Comme Saytãn s’y attendit, il refusa catégoriquement de le faire devenir tortionnaire, quoi de plus normal venant de lui, ce n’était absolument pas étonnant. Dommage, ça aurait bien égayé la journée de Saytãn d’avoir un peu de différence.

    Un humain bien intelligent que voilà. Un bon menteur mais bon, il verrait déjà plus tard pour ce qui était du respect du règlement, et, s’il devait passer dans l’antre de Chikage pour se faire punir, il n’avait pas l’air d’être le genre de garçon que l’on convainc facilement, mais Chikage ne se laisserait pas faire non plus. Il se mettait à poser des questions. Il avait entendu énormément d’humains dire. « Pourquoi je ne suis pas au paradis ? » - « Est-ce que ton nom c’est un jeu de mots ? »- « Pourquoi je ne suis pas un démon ? ». Que des pourquoi et des comment qui avaient fini par le lasser. Lui avait d‘autres questions donc.

    Lorsqu’il commença à demander pour le corbeau, la clef et la bague, qu’il avait l’air de trouver intéressant, Saytãn se rapprocha de lui, descendant les derniers escaliers qui le séparait de l’humain, mais aussi de Chikage. Escaliers qui le mettaient sur un piédestal et qu’il utilisait souvent pour se présenter aux humains, mais vu sa taille, il n’en avait pas grandement besoin.

    « Les corbeaux sont mes animaux de compagnie, mais aussi ceux de tous les habitants du manoir. Dans la cité ce sont les colombes. Ce sont des créatures très bien dressées, et elles te permettent de retrouver ton chemin et d’envoyer des messages à d’autres personnes. Elles peuvent aussi être un ami pour toi et tu peux leur donner un nom. Cependant. Il t’est interdit de les blesser. Gare à toi si tu touches à une seule de leur plume. On ne survit pas à mon courroux. Si je suis craint c’est à cause de mes pouvoirs spéciaux qui me permettent de détruire n’importe quelle âme d’un claquement des doigts, et ma maîtrise des éléments. Je te déconseille de me mettre en colère. »

    Son ton de voir avait nettement changé, Saytãn voulait clairement mettre les points sur les I. Quiconque, plus que tuer un humain oserait blesser une de ses créatures que ce soit intentionnellement ou accidentellement finirait dans la lave après avoir été vivement torturé par notre seigneur lui-même. De plus, il avait indiqué ses pouvoirs pour qu’il puisse se rendre compte de qui il était et qu’i n’était aucunement un charlatan.

    « En ce qui concerne la clef, c’est celle de ta chambre, les chambres humaines sont pour trois, j’espère que tu t’entendras bien avec tes petits camarades… Ensuite, la bague, et bien, pour vous mettre à niveau j’ai décidé de donner quelques pouvoirs aux humains par cette bague, ils peuvent être d’invocation d’animal, d’arme ou bien d’autres pouvoir étranges qu’il te faudra découvrir par toi-même ou en te battant en duel contre les autres. Mais je te déconseille de le faire maintenant, sauf si tu as des désirs masochistes évidemment. »

    Le corbeau se posa ensuite doucement sur l’épaule d’Haiko, il avait juste à prendre la clef et a essayer la bague. Saytãn était pressé de voir ce qu’il en ferait.





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MessageSujet: Re: See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]   Mar 19 Mar - 15:37

Le tortionnaire écoutait ce que les deux disaient, et lorsqu'il mentionna le "Satan" de la Bible, il savait que Saytan n'allait pas du tout apprécié d'être comparer à cet être qui n'existait que dans les livres et les idéaux de plusieurs humains, et apprécia grandement la réponse du Maître du Manoir.

Chikage continua d'écouter les paroles que s'échangeait le nouvel humain et le plus puissant de tous les démons. Le tortionnaire n'était effectivement plus un homme et ce depuis bien longtemps, et cela faisait aussi longtemps qu'il pratiquait son art de la torture. Au fil des années, il a réussi a accumulé plusieurs engins pour sa pratique qu'il sait utiliser, et a appris diverses techniques pour s'amuser en long et en large avec ses victimes. Il prit une expression légèrement courroucé, même s'il était en fait amuser par les propos de l'humain.


-Voyons, vous devriez faire attention à vos paroles, je pourrais les prendre personnelles... et vous n'aimeriez pas que je m'amuse sur votre faible, très faible corps d'humain... Quoi que je pourrais bien sauter directement à cette étape très bientôt.

Il souligna ses derniers mots avec son habituel sourire sadique : qu'il adorait faire cela!

-Pour ce qui est des règlements... nous savons tous que les humains qui finissent ici ne sont pas honnêtes la plupart du temps, alors voyons... nous verrons bien pour votre part.

Saytan repris son discours, parlant de ses chers corbeaux au nouveau. Chikage était aussi d'accord avec le Maître, car ses créatures entraîné par Saytan sont très utiles, alors pourquoi les maltraités en risquant de se faire tuer? Il se souvient d'un démon dont le nom lui échappait qui avait osé frapper son corbeau : deux minutes plus tard, le Maître le retrouvait et le pulvérisait dans une rage que même Chikage n'avait jamais vu avant. Il écouta la suite avec attention, n'ayant pas autre chose à rajouter sur le sujet jusqu'à maintenant.

-Et bien... Haiko, c'est bien... cela? Quoi que, peu importe votre nom, il n'est pas important... Si vous chercher un métier, je sais qu'il y a certaines... succubes qui cherches des jouets potentiels pour leurs plaisir personnels. J'en connais quelques unes qui pourrait bien prendre un humain... même si je ne comprend aucunement leur choix. Mais je ne peux toutes les satisfaire en même temps après tout!

Il rit de façon à dire "tu sais ce que je veux dire".

-... mais plus sérieusement, tu n'as qu'à te trouver quelque chose à faire, excepté dans la torture. Ça, c'est mon boulot et tu ne m'intéresse que d'une seule manière : comme était l'un de mes... clients.

Encore se sourire sadique qui s'afficha sur son visage, soulignant ce que "client" voulait dire dans son cas.
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MessageSujet: Re: See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]   Sam 23 Mar - 9:53

Lorsque le yakuza fit remarquer au maître des lieux la consonance biblique de son nom, il décela chez lui ce qui ressemblait à un léger tic agacé, bien qu'il ne semblât pas être affecté plus que cela. Sans doute était-il habitué à de telles comparaisons, comme il ne tarda pas à le faire savoir. Légèrement pris de court par sa méconnaissance de la langue hébraïque, il préféra ne pas s'attarder sur la remarque du démon à ce sujet, et déclara, avec un sourire entendu sur les lèvres :

"Oh, je ne doute pas que tout ce que pensaient ces illuminés n'est qu'un ramassis d'élucubrations sans la moindre vérité. Si l'Enfer était vraiment comme ils le décrivent, j'imagine que je ne serais pas là à tenir une conversation polie en votre compagnie… Enfin, je dois avouer que cette vie après la mort telle que vous l'avez conçue ne m'a pas l'air si… inintéressante. C'est assez étonnant de voir que l'éternité n'est pas organisée de façon aussi manichéenne qu'on pourrait le penser…"

Le vol soudain du corbeau était venu interrompre ses paroles, tandis que le maître tortionnaire s'avançait hors de l'ombre de la porte. Ainsi qu'il s'y attendait, leur joute verbale n'en resta pas là, et une fois de plus, l'incube lui laissa miroiter son envie apparente de l'expédier sous l'un de ses instruments de torture, le même sourire sadique se lisant sur son visage. Haiko n'en fut pas surpris. Même s'il ne le connaissait que depuis quelques instants, il n'avait pas tardé à se douter que son interlocuteur devait se plaire à menacer les habitants du manoir de la sorte. Il trouvait ce trait de caractère presque amusant. Mais le démon n'en demeurait pas moins profondément horripilant, à ses yeux. Prenant un air faussement innocent, le jeune homme rétorqua :

"Ne le prenez pas ainsi, voyons. Je vous l'assure, mes paroles n'ont absolument rien de personnel. Après tout, nous venons seulement de nous rencontrer. Il serait donc regrettable que vous vous imaginiez que j'ai déjà une dent contre vous…" déplora-t-il avec un rictus insinuant qu'il ne pensait pas un mot de ce qu'il disait.

D'un autre côté, il ne mentait pas totalement. Ses sarcasmes n'avaient rien de personnel - pour le moment, en tout cas-, il. Il détestait simplement qu'on lui manque de respect, et ne se privait pas de le faire savoir, en se montrant aussi insolent qu'il le pouvait. Néanmoins, ce petit jeu commençait à le lasser. Il se rendait bien compte que ce Chikage ne se laissait pas démonter si facilement. Des nouveaux arrivants, ce dernier avait dû en voir défiler une multitude tout au long de sa vie - ou, plutôt, de sa mort. Il devait donc sans aucun doute être habitué à subir ce genre de remarques. Haiko haussa les sourcils. Inutile de perdre davantage son temps à essayer de le provoquer. Il aurait de toute manière tout le loisir de se divertir avec d'autres victimes, à l'occasion… durant une éternité, à vrai dire. Et il était fort à parier qu'il reverrait tôt ou tard le tortionnaire - il restait cependant encore à voir dans quelles conditions.

Décidant donc de l'ignorer pour le moment, le jeune homme se tourna de nouveau vers son hôte. Celui-ci était descendu du haut des marches du double escalier et se tenait à présent devant lui, le dominant de sa haute stature. Il commença alors à lui expliquer le rôle de l'oiseau perché sur son épaule. Ainsi, il s'agissait d'une sorte de guide pour lui dans cet endroit inconnu… Pourquoi pas. Contrairement à nombre d'êtres humains, il n'était pas ennuyé par la compagnie des animaux, les appréciant pour leur placidité et leur docilité. Eux, au moins, n'étaient pas sources de contraintes, la plupart du temps. Même si la contrainte pouvait s'avérer particulièrement divertissante, lorsqu'il s'agissait de la briser. Après tout, qu'y aurait-il de distrayant à pouvoir duper les humains, s'il ne rencontrait aucune résistance en retour ? Ces pensées lui firent soudain songer que Saytãn avait annoncé plus tôt qu'il n'y avait que deux règles à respecter au manoir, alors qu'il en rajoutait à présent une troisième. Amusant. Il devait vraiment tenir à ces volatiles pour aller jusqu'à menacer de mort quiconque s'en prendrait à eux… Enfin, cela importait peu au yakuza. Les corbeaux ne représentaient qu'un intérêt mineur, aussi n'avait-il pas l'intention d'en tuer un. Du moins, pas le sien. De toute manière, ce serait prendre un risque inconsidéré, pour le moment, ne doutant pas de la franchise du seigneur des démons quant à l'étendue de ses pouvoirs…

Ce dernier en vint à l'utilité de la clé, celle qui lui permettrait d'accéder à sa chambre à l'étage. Apparemment, il ne serait pas le seul à y vivre… Il espérait que ses colocataires ne l'importuneraient pas, que ce soit volontairement ou tout simplement par leur imbécilité, faute de quoi, il saurait le leur faire regretter… Mais avec quel moyen, au juste ? Sans son couteau sur lui, il se sentait en effet privé en grande partie de sa force, de son assurance. Fort heureusement pour lui, il n'eut pas longtemps à attendre pour remédier à cet inconvénient… Si l'on en croyait les dires du maître du manoir, la bague que portait le corbeau dans son bec offrait à son porteur certains pouvoirs particuliers. En temps ordinaire, il se serait raillé de ces paroles dénuées en apparence de tout lien avec le réel, mais, après avoir succombé dans l'explosion d'un immeuble pour se réveiller en fin de compte aux Enfers et parler en compagnie d'individus se proclamant être des démons, il avait de plus en plus de mal à s'étonner de ce qu'il voyait… Néanmoins, se contentant d'hocher la tête pour signifier à Saytãn qu'il avait compris, il demeura silencieux, attendant avec une impatience qu'il tâchait de dissimuler ce qui allait se passer.

Sur ordre de son maître, l'oiseau vint se poser sur l'épaule d'Haiko, portant toujours sur lui sa charge. "Ainsi donc, tu es mon guide ici, aux Enfers… Avec un rôle pareil, je suppose que je pourrais presque t'appeler Charon." songea-t-il avec amusement. "Soit, je n'irais pas chercher plus loin. Ce n'est pas comme si nommer un animal était important, après tout…" Doucement, il détacha la clé qu'il portait attachée autour du coup, avant de tendre la main vers le bec du corbeau, pour s'emparer de la bague qu'il renfermait. Il la passa à son index gauche, à côté de son anneau en acier noir, qu'il décida de repositionner sur son annulaire. Puis, jetant rapidement un œil à son hôte et au tortionnaire, qui, les yeux rivés sur lui, restaient tranquillement là à attendre, en silence, il s'efforça de rassembler ses pensées, brûlant de l'envie d'essayer immédiatement le don que lui procurait soi-disant cette bague. Ce ne fut pas excessivement dur pour lui de se décider : il savait précisément ce qu'il voulait.

Lorsque un objet à la pointe tranchante apparut dans la paume de sa main, l'ancien criminel esquissa un sourire exprimant une profonde satisfaction. Cela faisait seulement quelques heures qu'il en avait été séparé, mais il était on ne peut plus rassuré de revoir son fidèle couteau de nouveau en sa possession, avec les mêmes motifs réguliers sur sa poignée, la même lame acérée et éclatante de netteté… Cependant, il ne s'était pas contenté d'invoquer simplement une réplique exacte de son arme. Puisque cette bague était prétendue magique, autant profiter des pouvoirs qu'elle pouvait procurer. Par le simple effort de sa volonté, il la fit alternativement s'allonger et se raccourcir, tantôt en faisant apparaître une garde, tantôt en élargissant la lame… Il partit d'un léger rire de contentement. Il disposait à présent de ce qui pouvait être assimilé à une épée métamorphe, allant d'une simple dague de petite taille, mais à la lame meurtrière, à un sabre dont les proportions pouvaient atteindre celles d'un katana. Grâce à cette arme, il pouvait tout aussi bien attaquer sournoisement un potentiel adversaire, manœuvre à laquelle il était habitué en tant qu'ancien yakuza, que se battre ouvertement en duel… du moins, dans la mesure de ses capacités. Il avait pratiqué l'escrime au cours de ses années de lycée, discipline dans laquelle il avait toujours su se débrouiller, mais il avait sans doute oublié une majeure partie des techniques qu'il avait apprises, aussi rudimentaires soient-elles, par manque d'entraînement depuis lors. Au moins, ce serait pour lui l'occasion de se remettre en jambes… Il avait toute la mort devant lui pour le faire.

Cessant de mettre à l'épreuve sa nouvelle arme, il la réduisit sous sa forme initiale de couteau et la conserva dans sa main droite. Il leva ensuite les yeux vers Saytãn et déclara, avec son habituel sourire en coin :

"Je vous remercie pour vos explications. Il me semble que je n'ai plus rien à vous demander, pour le moment."

Il se retourna enfin vers le dénommé Chikage, qui répondait en quelque sorte à sa dernière interrogation, à savoir ce qu'il y avait à faire au manoir. Il ne lui en apprit pas davantage que ce que lui avait déjà dit Saytãn. En tout cas, il ne ratait pas une occasion pour se vanter, même lorsqu'il était question de femmes… ou plutôt de Succubes, dans le cas présent. Et une nouvelle menace de tourments jaillit dans son discours.

"Très bien, répondit simplement Haiko, sur un ton neutre. Ne vous inquiétez pas, je ferai en sorte d'éviter de prendre un abonnement dans votre salle de torture. Pour l'heure, j'imagine que je ferais mieux de découvrir ces fameuses distractions…" conclut-il les yeux perdus dans le vague, caressant rêveusement la lame de son couteau entre ses doigts.

Après tout, pourquoi chercher à se jeter tête la première dans les embrouilles, quand il pouvait prendre d'abord son temps pour observer ?
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MessageSujet: Re: See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]   Dim 24 Mar - 16:40

    Saytãn était surprit par autant de discussion entre les deux. D’habitude, CHikage faisait plutôt vite, il fallait croire que cet humain l’avait intéressé un peu. Humain qui faisait semblant de vouloir obéir aux règles qu’il avait fixé. En tout cas, il n’avait pas intérêt à désobéir, surtout à la dernière, pour lui c’était la plus importante de toute, la règle des corbeau, du sien comme pas du sien, il s’en foutait, blesser un corbeau, c’était un sacrilège, c’était attaquer le cœur de Saytãn, et quand on attaque le cœur d’un instable et bah l’instable il vous fout tout dans la gueule et vous mourez.

    Et Chikage parlait des succubes, est-ce que cela allait intéresser Haiko ? Elles étaient des conquêtes si faciles… Donc possiblement non. Enfin, elles étaient facile pour Saytãn, il n’avait qu’à claquer des doigts. Il était plutôt beau gosse Haiko, enfin, dans son style quoi. C’était drôle de voir Chikage faire son chien de garde auprès de son prétendu boulot qui était plus un passe-temps qu’un boulot.

    « Ne t’en fais pas Chikage, tu resteras toujours le premier Tortionnaire du Manoir. »

    Une parole rassurante. Ouai un peu, gentil Saytãn. Il l’aimait bien son Chikage, et il ne sera jamais remplacé, ça il le savait. Haiko pensait donc qu’il s’agissait d’une conversation polie. Ouai, c’était plutôt intéressant de penser qu’il lui parlait poliment en fait. Il lui parlait c’était tout. Et puis, en plus Saytãn se prenait des compliments, il n’y avait rien de mieux, il aimait les compliments.

    « Devrais-je te remercier pour tes compliments ? En tout cas, je les prends en note. »

    Il regardait Haiko faire joujou avec son arme. Saytãn lorsqu’il regardait la vie des gens pensait à tout, et puis, il fallait bien avoir quelque chose qui nous était familier sur soi. Les humains restent en général attaché à leur vie et leur principe sur terre. Enfin, Haiko lui semblait ne pas avoir énormément de principe de toute manière donc bon. Saytãn avait encore du travail à effectuer, et, Haiko était pile dans le temps impartit, youpi, il pouvait retourner dans son bureau.

    « Très bien, je vais retourner à mon travail, au plaisir de te revoir dans mon manoir, mon bureau se trouve au deuxième étage. »

    HRP : Finit pour moi ♥



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MessageSujet: Re: See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]   Mer 27 Mar - 0:22

Il savait très bien que ce Haiko ne le prenait pas tout à fait au sérieux. Cela n'était pas grave, lui-même se foutait un peu de ce qu'Haiko pensait tout court. Après tout, ce n'était qu'un humain. Qui semblait bien maîtriser ses émotions certes, mais un humain tout de même. Ce n'est pas tous les humains fraîchement arrivés qui affichaient un air aussi assuré, ou qui répondait de manière insolant. Quoi que cela arrivait de plus en plus souvent... Il se souvenait en particulier d'une femme qui n'arrêtait pas de le traiter de blondinet ou de naze.

Donc, ses paroles n'étaient pas "personnelles"? De cela, Chikage se permit d'en douter évidemment. Il savait très bien que tous et chacun ici n'était pas honnête, y compris lui-même, alors un petit mensonge par-ci par-là, il était habitué. C'est alors que l'humain essaya l'anneau de pouvoir qu'il possédait maintenant. Un petit couteau en sorti : l'incube l'observa avec curiosité. Pourquoi un couteau? Le sourire qu'il arborait maintenant semblait lointain, comme fixer sur un objet que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu. Il aime donc ce genre d'objet.

Mais après, cette arme semblait changé d'apparence : tantôt long, tantôt court. Une arme qui changeait d'apparence? Hm, pourquoi pas. Cela n'allait probablement pas le sauvé d'un démon, mais... peut-être qu'il allait offrir un peu de résistance ainsi armé.

Finalement, il fit disparaître sa dague et se concentra à nouveau sur la discussion qui avait lieu et dit simplement qu'il ne voulait pas avoir "d'abonnement" à sa salle de torture. Comme c'est dommage, un humain du manoir ne décide pas s'il vient dans sa salle ou non, c'est lui qui décide de cela ou non. Ou Saytan, qui parfois lui emmène des gens qui c'était montré... bref, que Saytan n'aimait pas, simplement.

Il se retourna vers Saytan, sourire en coin, vers le maître des lieux. Bien sûr qu'il aimait son boulot. À force de pratique un hobby, cela peu devenir plus sérieux avec les années...


-Mais bien sûr Saytan. Personne ne peut me dépasser à se sujet, voyons...

Le maître tortionnaire s'inclina. Puis, celui-ci déclara qu'il se devait de retourner à ses occupations. Lui aussi d'ailleurs, l'humain qu'il torturait juste avant de venir ici l'attendant patiemment pour la suite des choses. Il se tourna vers Haiko avec un air entendu.

-Moi aussi, je dois vous laissez, Haiko. Vous n'êtes pas actuellement... abonné à ma salle de torture, mais il y en a un qui l'a... mérité et qui attend encore que la session continue.

D'un rire sadique, il s'en alla vers les escaliers pour retourner à sa victime du moment, pensant que le jeune homme qu'il venait de rencontrer lui plaisait bien après tout. Peut-être qu'il allait même mettre un peu plus d'action dans ce manoir.

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MessageSujet: Re: See you in Hell [PV Saytãn et Chikage Kazama]   Dim 31 Mar - 21:43

La "cérémonie d'entrée" à laquelle avait eu droit Haiko touchait à sa fin. Puisque il n'avait plus aucune question à soumettre à ses interlocuteurs pour le moment, ces derniers s'apprêtaient à partir vaquer à leurs occupations. Avant de s'en aller, le maître des lieux glissa un mot de réconfort au maître tortionnaire, lui assurant qu'il demeurait l'un de ses meilleurs serviteurs au manoir. Le yakuza ne put s'empêcher de réprimer un sourire narquois, amusé. Comme c'était touchant... Le mot n'était sans doute pas le plus approprié, étant donné qu'il était tout de même question de démons, mais peu lui importait.

Lorsque Saytãn lui adressa de nouveau la parole, il répliqua, un sourire faussement candide sur son visage :

"Non, non, il est inutile de me remercier, je ne fais que dire ce que je pense..."

Ce n'était qu'en partie vrai. Il n'était pas du genre à dispenser allègrement des compliments à tout va à ceux qu'il rencontraient. Pas gratuitement, en tout cas... Et lorsqu'il le faisait, c'était peut-être même encore moins rassurant. L'ancien criminel était tout sauf charitable, aussi avait-il toujours des intentions peu louables derrière ses rares simulacres de gentillesse. Dans le cas présent, il tenait surtout à ne pas se faire voir d'un trop mauvais oeil du maître du manoir. Le premier jour, il valait mieux éviter. Plus tard, il verrait...

Néanmoins, il ne mentait pas lorsqu'il déclarait que cette vie après la mort l'intéressait. Elle paraissait autrement plus prometteuse que de passer l'éternité à brûler dans les flammes de l'Enfer ainsi que se le figuraient nombre de croyants... Il restait à voir si son intérêt durerait indéfiniment. "C'est peu probable." pensait-il, se connaissant suffisamment bien pour entrevoir déjà une réponse à sa question. Sa devise n'était-elle pas après tout l'évolution perpétuelle, aussi utopique soit-elle ? Cependant, se projeter aussi loin dans l'avenir était inutile, il le savait. Pour l'heure, il pouvait amplement se contenter de voir si la vie au manoir telle quelle pouvait lui convenir, au moins pour un temps.

Et c'était à cette découverte que le laissaient désormais ses hôtes. Le chef des démons se retira le premier, tout en lui précisant l'endroit où il pourrait le trouver. Le jeune homme lui rendit son salut, prenant en note l'information. Puis ce fut au tour de Chikage de s'en aller. Apparemment, leur petite réunion était venue interrompre la session de torture à laquelle il se livrait précédemment, si l'on en croyait ses paroles.

"Au revoir, Kazama, répondit-il en le regardant disparaître dans les escaliers. Et... Amusez-vous bien." ajouta-t-il avec ironie.

Décidément, il avait beau ne pas l'apprécier le moins du monde, son obsession pour son métier et son tempérament plutôt belliqueux l'amusaient. Finalement, son séjour au manoir pourrait toujours être distrayant si il y en avait d'autres comme lui... Ca lui changeait de ces imbéciles, ou crédules et pleurnichards, ou brutaux et sans subtilité, du monde des vivants. Enfin, maintenant qu'il y songeait, il y avait aussi des humains, ici... Il espérait que le manoir ne contenait pas leurs éléments les plus pathétiques, ou tout du moins que la mort les ait changés, même s'il en doutait. D'un autre côté, les défunts devaient provenir des différentes époques historiques qu'avait traversé le monde. Peut-être que les morts d'autrefois étaient moins ennuyants... Il n'allait pas tarder à se faire une idée du lieu dans lequel il avait atterri, de toute manière. Ne serait-ce qu'avec ceux qui partageaient sa chambre.

Se tournant vers le corbeau juché sur son épaule, il demanda d'une voix douce :

"Bien, pourrais-tu me faire le plaisir de me conduire à ma chambre ? Il me tarde de faire connaissance avec mes colocataires..."
acheva-t-il en passant de nouveau son doigt sur le tranchant de son couteau, avec un léger ricanement.

Suivant l'oiseau qui voletait vivement devant lui, il gravit les escaliers et disparut à son tour.


HRP : Voilà, j'ai fini moi aussi. Merci à vous deux de m'avoir accueilli ! \o/
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